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  • Une célébration sous haute tension : entre répression et revendications, le drapeau haïtien flotte dans la tourmente au Cap-Haïtien

    Par : NOVAVOX, Notre Éditorial.  Festivité marquante à Miami . Des dizaines de participants ont célébré la fête du drapeau haïtien en parcourant 29,03 kilomètres à vélo à North Miami. À travers ce trajet symbolique, ils ont mis en lumière l’héritage et les contributions durables des Haïtiens-Américains à la communauté du sud de la Floride, affirmant avec fierté leur identité et leur engagement envers la culture haïtienne. - Cyclistes haïtiens célébrant le 18 mai à Miami - Cependant, leur périple pourrait également symboliser la longue marche des Haïtiens vers la liberté et la sécurité—une traversée marquée par luttes, espoir et résilience. Chaque coup de pédale deviendrait ainsi une puissante métaphore de leur combat historique, rappelant que la quête de justice et de dignité demeure une force motrice à travers les générations. Violences policières et contestations populaires au Cap-Haïtien Loin de Miami, au Cap-Haïtien, cité historique du nord d’Haïti, le CPT faisait l’expérience de son impopularité en orchestrant une commémoration nationale, dans un climat marqué par la contestation et la répression. En effet, La fête du drapeau au Cap-Haïtien s’est tenue dans une atmosphère lourde de protestations et de répression. Ce qui devait être une célébration de l’unité nationale s’est transformé en un événement sous haute tension, avec un rejet manifeste de la population envers les autorités. Des protestations ont éclaté, dénonçant le gaspillage des fonds publics et l’impopularité du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Certains habitants ont même boycotté les festivités, refusant les repas communautaires offerts par les autorités. Par ailleurs, la répression policière a été particulièrement visible, notamment lors d’une manifestation pacifique où un enseignant a été violemment agressé par un agent de la Police touristique (POLITOUR) devant la Cathédrale Notre-Dame. L'UNOH a fermement condamné la répression exercée contre les enseignants lors des événements du 18 mai au Cap-Haïtien. Ces actes de violence ont suscité une vague d'indignation parmi les associations d'enseignants et la société civile, qui dénoncent l'usage disproportionné de la force contre des professionnels de l'éducation. Les organisations syndicales exigent une enquête approfondie et des sanctions contre les responsables de cette agression. Il faut rappeler que les enseignants haïtiens poursuivent une grève paralysant les écoles publiques et menaçant l'année scolaire. Les syndicats réclament une augmentation des salaires, le paiement des arriérés, la nomination des enseignants qualifiés et l'amélioration des conditions de travail. L’autoritarisme grandissant d’un régime en crise La commémoration du 18 mai au Cap-Haïtien a révélé une fracture grandissante entre la population et les dirigeants, exacerbée par une insécurité persistante et des revendications sociales qui peinent à trouver une réponse adéquate. L’insécurité, exacerbée par la montée en puissance des gangs et l’incapacité des autorités à rétablir l’ordre, plonge une grande partie de la population dans un quotidien marqué par la peur et l’incertitude. Cette crise sécuritaire, qui s’étend à plusieurs régions du pays, entrave non seulement la liberté de circulation, mais aussi l’accès aux services essentiels, aggravant la précarité des citoyens. Parallèlement, les revendications sociales restent sans réponse, notamment celles portant sur l’éducation, la santé et les opportunités économiques. Face à cette inertie gouvernementale, le sentiment d’abandon et de frustration ne cesse de croître, alimentant un climat de défiance généralisée envers les institutions.  - un enseignant pris pour cible- Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), en ayant recours à la violence, illustre une fois de plus qu’il fait partie du problème plutôt que de la solution. Depuis son instauration, il est confronté à des crises multiples, allant de l’insécurité grandissante à des querelles internes et des accusations de corruption.Malgré les promesses de rétablir l’ordre et de lutter contre le terrorisme, la situation sécuritaire du pays ne cesse de se détériorer. Les gangs armés contrôlent de vastes territoires, et les violences continuent de frapper durement la population. De plus, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), au moins 13 massacres et attaques armées ont été recensés depuis l’installation du CPT, mettant en évidence son incapacité à restaurer la sécurité. Ces dynamiques mettent en évidence un besoin urgent de réformes structurelles et d’une approche plus inclusive, afin de répondre aux attentes de la population et de restaurer un climat de stabilité et de confiance. Les forces progressistes et patriotiques doivent prendre la pleine mesure des défis à relever et agir avec détermination pour mettre en œuvre les mesures nécessaires, afin de sortir le pays de cette crise multidimensionnelle et ouvrir la voie à un avenir plus stable et prospère.

  • Didier Dominique : Un Héritage Gravé dans la Mémoire Collective

    Par : NOVAVOX, Notre Éditorial. -Credit : Anba Zanmann- Didier Dominique s'en est allé, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans l'histoire du syndicalisme haïtien et de la lutte pour la justice sociale. Architecte de formation, intellectuel engagé et militant infatigable, il a consacré sa vie à défendre les droits des travailleurs et à construire un avenir plus juste pour Haïti. Son travail au sein de Batay Ouvriye a marqué les consciences, incarnant la détermination et la dignité des ouvriers haïtiens. Professeur de sociologie à l'Université d'État d'Haïti, il a éveillé des générations d'étudiants aux réalités de l'urbanisation et des inégalités sociales, façonnant des esprits capables de penser et d'agir pour le changement. Son engagement allait bien au-delà des luttes syndicales : avec son épouse, Rachel Beauvoir-Dominique, il a porté un regard précieux sur les traditions rurales haïtiennes à travers Savalou E, un ouvrage couronné par le prix Casa de las Americas en 1989. Mais Didier Dominique était avant tout un homme d'intégrité, un défenseur inlassable des valeurs progressistes, un gardien du patrimoine culturel et des traditions vaudou. Son combat pour une Haïti régénérée résonne encore aujourd'hui, comme un appel à poursuivre le chemin qu'il a tracé. À sa disparition, Haïti perd une conscience, une voix forte qui ne s'est jamais tue face à l'injustice. Son héritage n'est pas seulement celui d'une vie dédiée à la lutte, mais celui d'une inspiration durable pour tous ceux qui croient en la justice et la dignité humaine. Par sa conviction profonde et son regard visionnaire, Didier Dominique a illuminé la voie du progrès, inspirant des générations à défendre avec ferveur les idéaux de justice et de dignité. Au Renouveau Démocratique, nous honorons la mémoire de Didier Dominique. Il ne nous lègue pas seulement des souvenirs, mais une mission précieuse : défendre et perpétuer les idéaux qu’il a portés avec tant de conviction tout au long de sa vie. Que sa mémoire soit un appel à l’action courageuse, à la persévérance sans faille et à l’espérance indomptable.

  • Ayiti doubout nan kè pitit Ayisyen nan dyaspora

    Yon diskou gradyasyon / a commencement speech By : Emanie Campbell, Master's in public Health . Bonjou tout moun! Mèsi anpil dèske nou la jodi a pou selebre gradyasyon mwen avè m. Mwen santi m vrèman beni — e fyè — dèske mwen gen moun tankou nou nan lavi mwen. Pou fanmi ak zanmi mwen yo, lanmou nou, ankourajman nou, ak sipò nou te pote mwen sou chak etap nan vwayaj sa a. Mwen rekonesan pou nou chak jou. Mwen ta renmen pran yon ti moman tou pou sonje ke mwa me se Mwa Eritaj Ayisyen — yon tan pou nou onore kilti nou, listwa nou, ak fòs tout moun ki te vini avan nou. Se pa gradyasyon mwen sèlman n ap selebre jodi a —se rasin nou, fyète nou, ak rèv nou ki kontinye ap viv nan chak nouvo jenerasyon. Mwen swete kontinye onore kilti nou nan tout sa mwen fè — e, pi enpòtan toujou, pou m pa janm bliye rezistans ak kouraj paran nou ak granparan nou yo. Pale de granparan, mwen vle di yon mèsi espesyal pou pa m yo. Pou Granman ak Granpapa mwen (ke li repoze an pè) — kouraj nou te genyen pou kite Ayiti pou vin chèche yon lavi miyò isit la se sa ki mete baz tout sa n ap selebre jodi a. Nou te fè sakrifis, pa paske nou te oblije —men paske nou te gen lanmou, espwa, ak l afwa. Se gras ak nou, mwen kanpe isit la jodi a, avèk opòtinite nou menm nou te reve pou nou menmak pitit nou yo. Granman, mèsi pou lanmou san fen ou, pasyans ou, ak tout sa ou fè pou fanmi nou. Mwen renmen ou anpil, e mwen fyè dèske mwen se pitit pitit ou. Mwen konnen pafwa ou enkyete sou sa ou ka kite pou fanmi ou, men mwen swete ou konnen ou deja fè plis pase ase. Sa a, se eritaj ou. Se gras ak kouraj ou, nou gen pwofesè, avoka, antreprenè, enfimyè — epi byento, doktè — nan fanmi an. Tout sa pa t ap posib san ou. Mwen swete ou konnen ke chak diplòm, chak siksè nou reyalize,se pou ou tou — menm jan li ye pou nou. E pou manman mwen — premye modèl mwen —mèsi pou chak sakrifis ou fè pou sipòte rèv mwen ak edikasyon mwen. Fòs ou ban mwen enspirasyon chak jou. Hello everyone! Thank you so much for being here today to celebrate my graduation with me. I feel truly blessed — and proud — to have people like you in my life. To my family and friends, your love, encouragement, and support have carried me through every step of this journey. I’m grateful for you every single day. I also want to take a moment to acknowledge that May is Haitian Heritage Month — a time to honor our culture, our history, and the strength of those who came before us. So today isn’t just about my graduation; it’s about celebrating where we come from, the pride we carry, and the dreams that continue to live on through each new generation. I hope to honor our culture in everything I do — and most importantly, to always remember the resilience and courage of our parents and grandparents. Speaking of grandparents, I especially want to thank mine. To my Grandma and Grandpa (may he rest in peace) — your courage to leave Haiti and start a new life here laid the foundation for everything we are celebrating today. You made sacrifices not out of obligation, but out of love, hope, and faith. Because of you, I stand here today with opportunities you once only dreamed of. Grandma, thank you for your endless care, your patience, and your unconditional love. I love you deeply, and I’m so proud and honored to be your grandchild. I know you sometimes worry about not being able to leave material things behind for your family, but I hope you know you’ve already given us more than enough. This — this is your legacy. Because of your courage, we have teachers, lawyers, business professionals, nurses — and soon, doctors — in the family. None of this would have been possible without you. I hope you know that every degree earned, every accomplishment celebrated, belongs just as much to you as it does to us. And to my mom — my first role model — thank you for every sacrifice you’ve made to support my dreams and my education. Your strength inspires me every single day. Today is a celebration of achievement, yes — but even more than that, it’s a celebration of legacy. Every step I take forward is only possible because of the steps you all took before me. I carry your dreams with me, and I hope to keep making you proud. Thank you again for being here. Let’s celebrate our culture, our family, and our future — together.

  • Sublimons le bicolore par un assaut citoyen contre la crise

    Par : Wilfrid Supréna, Renouveau Démocratique . Un Ou des voeu (x) pieux. Un mouvement citoyen actif et transformateur c’est pas une question de Volonté . C’est une question de choix. Le choix en politique est toujours lié à la conscience. Et la conscience , d’après Poulantzas et Althusser , peut bien être “ en soi” ou “ pour soi” selon sa position dans le “ procès “ de production. Quand on occupe une position intermédiaire dans des “ rapports sociaux de production” à l’intérieur d’ une formation sociale où les modes de production s’entremêlent pêle mêle, la conscience politique ne peut être que vacillante.. disons qu’elle est “ en soi” . C’est à dire, elle influence le “ choix politique” qui renvoie toujours à la posture et à l’adoption des valeurs , des symboles des dominants et des puissants d’où l’arrogance , le mépris et la forfaiture qu’on observe dans le comportement de la quasi totalité des membres du CPT et de l’actuel gouvernement. Tous issus de la petite bourgeoisie rurale et urbaine. Un choix “ Politique “ citoyen et transformateur est fonction de la conscience de classe “ pour soi” . Autrement dit, il exige une position tranchante et arrêtée: Pour ou contre le sort fait aux chômeurs, aux paysans, aux sous prolétaires, aux travailleurs dans Les entreprises, petites ou grandes, aux travailleurs de la mer, les pêcheurs, aux cadres sous payés des entreprises d’état, aux détaillants de l’informel… et les classes moyennes défavorisées en expansion grandissante . Et c’est là que le “ bât” blesse. Pour Ou contre les possédants ? Ou bien En face Ou à côté des victimes séculaires des rapports sociaux d’exploitation et de marginalisation … ? Le choix doit être tranchant et Clair… L’observation , c’est quoi? Même parmi ceux là s’auto proclamant hier encore “ socialistes” ou faisant partie des structures clamant ou déclarant leur allégeance à une philosophie politique qui voit l’évolution sociale comme une expression et manifestation des intérêts irréconciliables des classes , c’est le jeu de la pendule.. Les discours politiques enflammés ne se rapportent pas á l’action sociale nécessaire , programmée et utile.. Alors, quand l’échec collectif pas nécessairement personnel frappe à la Porte.. Pa gen wout pa bwa. C’est le destin , malheureusement , de certaines fractions des classes intermédiaires dans Les pays dépendants confondant tout le temps vitesse et précipitation. Des positions musclées et non négociables en dehors du pouvoir. Mais accommodantes et/ou capitulatrices et lâches au faîte du pouvoir politique… Leurs masques tombent toujours. Plus un secret de polichinelle. Le problème est patent et de taille..

  • Misyon, ki misyon? Dèstriksyon peyi d’Ayiti.

    Plimeyank : Wilfrid Suprena , Renouvo Demokratik. Eleman klas mwayèn ki nan politik , k ap gouvène oubyen ki nan opozisyon tradisyonèl la an Ayiti…An misyon . Mwen pat vle kwè sa… Mwen te konn ap kache pafwa dèyè inyorans moun sa yo…, lekòl nou yo k ap fòme jenn gason, ake jenn fiy pou travay e viv tout lòt kote nan monn sa, eksèpte Ayti.. Mwen te konn ap akize gouvènman anvan yo- sitou , gouvènman Elie Lescot, Magloire, Duvalier ki pa janm bèy opozisyon politik nan peyi a ni opòtinite, ni chans pou yo òganize yo pou yo ta prezante e Bèy popilasyon an yon altènativ Ekonomik , sosyal e politik kredib . Sa te ka pèmèt yo konpwann fonksyònman leta mye, apwann fè konsansis, Kòman yo fè konpwomi pou byennèt kominote yo, peyi a. ki ta sipoze ale nan sans majorite Pèp la…….? Mwen pale de gouvènman resan yo ( 20ème syèk la) men an reyalite si n ap byen gade nan istwa mou , sa kòmanse depi nan 19 syèk Aysyen an ake gouvènman absoliman otokrat e represif an nou yo tankou gouvènman Geffrard, Salomon ake Tonton Nò. ….. Kanta dominasyon total kapital “Yankees “ yo nan peyi a apati 1915 ki pway fasilite emèjans a klas mwayèn apatrid sa ake kreyasyon yon administrasyon Leta santralize e yon lame sou “ coupe réglée”, se ake kout pèl, Kout pikwa mwen te vle rache panno sa nan devanti kay la! Men, dènye desizyon pou selebwe 222 ème anivèsèr kreyasyon bikoló Aysyen an nan Vil Okap la se yonn nan dènye kout pèl yo pou fèmen sèkèy la. Se ilistrasyon pafè ke Klas mwayèn sa ki se yon pwodwi nan tout sans de dominasyon peyi etranje ake gouvènans politik tèt chat ke moun Duvalier yo nan 20 ème syèk la te vrèman “ enstrimantalize” e ke gouvènman apwe yo vin adòpte kòm modèl e metòd. Desizyon sa montre n aklè ke ekip ki t ap pale “ transition de rupture” la pat metrize ni konsèp la ni eksperimantasyon y. Apwe ennan, pye achitèk gwo mo san valèr yo, Diskou san konsidistans bade nan labou move tradisyon… Te eksplike popilasyon an ke selebwasyon pa posib nan moman sa ; peyi a t ap konpwann si priyorite a se te kreye kondisyon pou milye si se pa Milyon Aysyen ke atoufè mete deyò lakay a yo pou yo ta kòmanse retounen nan fwaye yo, tout moun t ap konpwann sa… Men Se pa sa ki enterese dirijan San koutcha sa yo. Yo soud, Yo avèg . Pa etone w pou ta wè y èy kanpe devan katedral Okap abiye tankou Wa Meme pou èy pwan Ochan nan Te Deum. Gen nan yo ki ka menm sonje danfans a yo Okap pou menm ale nan Camp ( Parc Saint Victor) Epi patisipe nan defile “ Majòrette” ake ekzibisyon mouvman èspòtif tradisyonèl ke lekòl primèr - jodya lekòl segondèr yo konn reyalize nan Vil Okap chak 18 Me… Men pou moun ki konnen Kòman leta peyi d’Ayti fonksyonnen,, desizyon nan dènye minit sa yo kote gwo lajan ap dekese nan yon ti tan kout, se toujou yon veritab “ pactole” . Sètadi yon lajan ki fèt rapid, san kontwòl , san jistifikasyon ke politisyen ake fonksyonèr kòwonpi andedan leta fè san grate tèt sou do Pèp la … Depi w tande k naval, fèt Chanpèt, Vwayaj,fèt Nasyonal, Lanbibit a kontab an chèf nan ministèr konsène yo kòmanse bat. Menm bagèy pou kontab delege nan finans, dirèktèr bidjè nan finans, Dirèktèr administratif, chèf kabinè, Majistra , minis , yon veritab mafya nan Leta k ap veye pou “ plimen poul” la.. Yon veritab mafya k ap bèy peyi a kou anba vant. Menm si se yon aktivite ki pwograme yon lane anvan se toujou kèlke jou anvan sèlman pou lajan an debloke nan ministèr finans.. Se konsa lajan an fèt.. Èy mennen yon ankèt serye, solid sou vwayaj ake k naval pandan 15 dènye lane sa yo nan “ Cour Supérieure des Comptes” … Epi vini ake Rezilta yo… Lè sa n a va konstate kóman eleman klas mwayèn k ap travay nan leta oubyen ki di y ap fè politik se rafinèr, ki pa nan okenn kesyon peyi yo vin regle vre..sa Sa w wè moun yo ki rive nan yon pouvwa ke yo ba yo e ke yo pa merite a- Pèp la pat vote yo e pa konnen yo- Gen pwòp istwa yo, pwòp misyon yo. Nou ka rezime toulede nan yon sèl mo: Dèstriksyon.

  • Quand la Cupidité est aux Commandes !

    Par: Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. Pas de courant électrique ? On s'en moque. Pas de distribution de produits pétroliers ? On s’en balance. La vie s’arrête ? Peu importe. On est au pouvoir pour s’enrichir. Rien d’autre. Dire que j’ai cru qu’il ne pouvait y avoir pire qu’Ariel Henry. Hélas ! Jamais, avant l’avènement du CPT, la soif d’argent n’avait été aussi ardente au sommet de l’État. Certes, la cupidité des fonctionnaires onusiens et des successeurs de Clinton dans l’édification de l’insécurité a été dénoncée. Certes, nos dirigeants ont souvent été les complices de cette entreprise de destruction orchestrée de l’étranger. Mais jamais, jusqu’ici, ils n’avaient eux-mêmes entretenu l’insécurité à des fins lucratives. Avec le CPT, un cap est franchi : nos gouvernants en tirent désormais profit. Après la perte de plusieurs territoires que l’État n’a jamais réussi à reconquérir, voilà maintenant que les distributeurs de produits pétroliers refusent de payer le "droit de passage" exigé par les gangs. Difficile de les blâmer, surtout avec l’épée de Damoclès de l’accusation de "financement du terrorisme" suspendue au-dessus de leur tête. L’électricité est coupée depuis plusieurs jours. Certains affirment que ce sont les habitants de Mirebalais eux-mêmes qui ont abaissé les disjoncteurs en guise de protestation. Si cela s’avère exact, qui pourrait vraiment leur en vouloir ? Il est temps que quelqu’un rappelle au Conseil Présidentiel de Transition — et surtout à son président — que l’intérêt national ne saurait être sacrifié à des intérêts privés. Tout devrait avoir une limite. Même l’indécence. Au fond, ce chaos systémique découle d’une seule et même source : l’insécurité. Mais alors, pourquoi maintenir à la tête des forces nationales de sécurité le général Débâcle — nom bien mérité au vu de ses échecs successifs —, qui, en une année, n’a même pas su organiser une seule contre-offensive tactique, fût-elle symbolique ? Pendant ce temps, les autorités achètent pour la PNH la mitrailleuse la moins fiable du marché, la M249, qui, comme tout spécialiste en armement vous le dira, s’enraye en plein combat. Il faut croire que certains intérêts pèsent plus lourd que la sécurité nationale ou la vie même de la population. Qu’est-ce qui, aux yeux du président du CPT, peut bien passer avant la perte de Port-au-Prince, Gressier, Furcy, Kenscoff, Croix-des-Bouquets, Ganthier, Source-Matelas, Saut-d’Eau, Mirebalais, Ti Rivière de l’Artibonite, Savien, et tant d’autres localités tombées entre les mains des gangs ? Pas besoin d’être devin pour le deviner.

  • LePap ak Nou : Une seule famille

    Par: Ludnie Zéphyr, Membre du Renouveau Démocratique - Pape Leon XIV et le Cardinal Haitien, Chibly Langloi s- Ce cri vibrant a résonné parmi des millions de catholiques haïtiens lors de la visite historique de Jean-Paul II en Haïti, le 9 mars 1983. Né Karol Józef Wojtyła, le futur Jean-Paul II était originaire de Wadowice, en Pologne, où il vit le jour le 18 mai 1920. Il devint le premier pape polonais et le premier non italien depuis plus de 450 ans, lorsqu’il fut élu en 1978. À l’occasion de l’arrivée du souverain pontife, un élan de ferveur et de réflexion a traversé le pays, conduisant à une redécouverte des liens profonds unissant Haïti à diverses communautés à travers l’histoire. Dans ce contexte, les recherches du sociologue Enel Clérismé et de l’historien Laurore St. Juste, notamment dans leur ouvrage Présence polonaise en Haïti , publié en 1983, ont révélé un pan méconnu mais captivant de l’histoire haïtienne : la présence significative de la communauté polonaise dans le pays. Plusieurs quartiers, tels que Cazale, Fond-des-Blancs et la vallée de Jacmel, portent encore aujourd’hui les traces de cette influence culturelle. Issus des troupes polonaises envoyées par Napoléon, ces soldats, loin de combattre pour l’Empire, ont finalement rejoint la lutte haïtienne pour l’indépendance. Intégrés à la population, ils ont enrichi le tissu socioculturel du pays et contribué à façonner son identité plurielle. La venue du pape Jean-Paul II en Haïti a marqué un tournant historique, laissant une empreinte profonde sur le pays. Lors de son passage, il a prononcé des paroles marquantes : "Il faut que quelque chose change ici". Son message a été perçu comme un puissant appel au changement, exposant les souffrances du peuple haïtien et soulignant l’urgence d’une transformation sociale et politique en profondeur. Trois ans plus tard, sous l’effet conjugué de la pression populaire, d’une crise économique aggravée et d’une mobilisation croissante de divers acteurs, y compris l’Église catholique, la dictature des Duvalier s’effondra, marquant un tournant décisif dans l’histoire d’Haïti. - Fidèles haïtiano-polonais accueillant le pape Jean-Paul II à Port-au-Prince, 1983. (Credit: Krzysztof Serdakowski) - Aujourd’hui, l’élection du pape Léon XIV insuffle aux Haïtiens une ferveur renouvelée, amplifiée par la révélation de son ascendance haïtienne. En effet, le souverain pontife, de son vrai nom Robert Prevost, aurait confirmé ses origines haïtiennes par sa lignée maternelle. Son grand-père, Joseph Norval Martinez, serait né à Port-au-Prince. Cette annonce a suscité une vague d’enthousiasme parmi les Haïtiens, ravivant un profond sentiment de fierté et de représentation. Tout comme en 1983, Haïti se trouve aujourd’hui au bord d’un gouffre, en proie à une spirale de crises politiques, économiques et sociales qui ne cessent de fragiliser le pays. L’instabilité gouvernementale, l’effondrement des institutions et la montée de l’insécurité plongent la nation dans une profonde incertitude. La détérioration des conditions de vie exacerbe le sentiment de désespoir au sein de la population, rendant plus urgente que jamais la nécessité d’un sursaut collectif. Si la pression populaire et l’engagement des acteurs civils et religieux ont, par le passé, contribué à des transformations majeures, une mobilisation collective demeure essentielle pour espérer un avenir plus stable et porteur d’espoir. Haïti fait face à des défis critiques qui nécessitent des solutions concrètes et un engagement déterminé afin de briser le cycle de crise et de renouer avec la reconstruction et le progrès. Puisse le peuple haïtien trouver en Léon XIV un allié déterminé pour l’aider à combattre la xénophobie à l’étranger et la violence criminelle en Haïti ! Puisse son héritage haïtien illuminer sa perception des défis du pays et lui inspirer des solutions concrètes pour accompagner les Haïtiens dans l’édification d’une nation plus forte et plus sécurisée !

  • Répondons présent à l’appel du Quotidien 509 pour un Renouveau Démocratique en Haïti

    Par : NOVAVOX, NOTRE ÉDITORIAL. Le Quotidien 509 vient de lancer un avis symbolique de recrutement national qui a capté l'attention des citoyens haïtiens. Cette initiative s’impose comme un cri de ralliement en faveur d’un véritable renouveau démocratique, mobilisant les citoyens autour d’une aspiration commune à un changement profond et durable. Nous accueillons cet appel avec enthousiasme et y répondons avec engagement. Haïti s’enfonce dans une insécurité grandissante, plongeant la population dans une inquiétude profonde. L’intensification des violences et des actes criminels instaure un climat de peur et d’incertitude, où chaque jour apporte son lot de drames. Dans cette spirale d’instabilité, l’inaction des autorités devient d’autant plus préoccupante, laissant les citoyens démunis face à une crise qui ne cesse de s’aggraver. Notre éditorial récent, " Il faut sauver Haïti du CPT" , a révélé avec acuité les lourdes répercussions de l’immobilisme gouvernemental, mettant en évidence l’urgence d’une action concertée et efficace. Le Contexte de l'Inaction Le pays traverse une crise sans précédent, où les promesses des dirigeants s’effacent dans l’oubli. Cette impasse pousse les citoyens à ressentir avec force l’urgence d’un changement. L’aveuglement du Conseil de la Transition Politique (CPT) entrave le processus démocratique, laissant prospérer l’instabilité et l’anxiété collective. Des décisions essentielles, qui auraient pu rétablir l’ordre et apaiser les tensions, sont délibérément écartées, privant ainsi la société haïtienne des leviers indispensables à sa stabilisation. Rappel des Raisons Énoncées dans notre Éditorial Dans notre éditorial et ailleurs , nous avons souligné plusieurs raisons qui justifient l'urgence d'un renouveau démocratique : Érosion de la Sécurité : L'inaction du CPT a créé un vide de pouvoir propice à la criminalité. Les citoyens vivent dans la peur au quotidien, et il est impératif d'entreprendre des actions concrètes pour restaurer la paix. Affaiblissement des Institutions : Les institutions censées protéger les droits des citoyens ne fonctionnent pas comme prévu. Le manque de leadership a engendré un climat de méfiance. Par exemple, une étude récente a révélé que 75 % des Haïtiens ne croient plus en la capacité des institutions à garantir leurs droits. I solement Internationa l : Pendant que d'autres pays progressent, Haïti est à la traîne, victime d'un isolement international qui freine le développement. Le manque d'engagement du CPT à rechercher des alliances a aggravé la situation. En comparaison, d'autres nations des Caraïbes ont vu leurs investissements étrangers augmenter de 25 %. Mobilisation Citoyenne : L'absence d'actions visibles pousse le peuple à agir. Des mouvements de solidarité, comme celui du Canapé-vert , montrent que les citoyens veulent prendre les choses en main. Une Initiative à Saluer L’initiative menée par Le Quotidien 509 visant à impliquer les citoyens dans un processus de recrutement national se distingue par son audace et sa nécessité. Bien plus qu’un geste symbolique, elle marque une volonté affirmée de replacer le peuple au cœur des décisions qui façonneront l’avenir du pays. Dans un contexte où la gouvernance vacille sous le poids des crises institutionnelles, cette démarche incarne un véritable sursaut citoyen, une tentative de refonder la légitimité politique sur une base participative et inclusive. - Credit: Le Quotidien 509- À travers ce recrutement, s’exprime une exaspération croissante face à l’immobilisme et aux promesses non tenues des élites dirigeantes. La montée des critiques contre l’inaction politique reflète un mécontentement profond et une quête urgente d’alternatives crédibles. Le mouvement initié par Le Quotidien 509 prend tout son sens : il traduit une volonté populaire de briser l’inertie, de réinventer la gouvernance et d’ouvrir la voie à une transformation durable, portée par ceux qui aspirent à un véritable changement. Un Appel à l'Engagement La démarche du Quotidien 509 résonne comme un appel urgent à l’action. L’inertie des dirigeants ne peut nous enfermer dans l’attente passive : nous devons revendiquer nos droits et insuffler le renouveau démocratique que mérite Haïti. En réponse à cet appel, nous exhortons tous les citoyens à s'engager concrètement. Cette initiative marque une étape importante dans la quête d’un renouveau démocratique. À un moment crucial où des défis tels que l'insécurité et la stagnation politique pèsent sur l'avenir du pays, cette action vise à redynamiser l’engagement civique et à donner une voix à ceux qui se sentent délaissés. Le moment est venu de se lever. Ensemble, affirmons notre volonté de changement. Faisons entendre nos voix, engageons-nous pour bâtir un avenir meilleur. Il n’est jamais trop tard pour agir. Mobilisons-nous, inspirons nos proches et prouvons que nos actions surpassent les discours. Répondons présent pour Haïti ! Une nouvelle ère politique, portée par la sécurité, la démocratie et le bien-être collectif, doit naître. Notre engagement est la clé. Unissons nos forces et construisons ensemble l’avenir.

  • La parade des Truands au rythme du néolibéralisme

    PAR: Hugue CÉLESTIN, Membre de : Federasyon Mouvman Demokratik Katye Moren (FEMODEK), Efò ak Solidarite pou Konstriksyon Altènativ Nasyonal Popilè (ESKANP). Au crépuscule, quand la lumière décline et que les illusions s'illuminent, un panneau surgit tel un mirage risible au pied du vieux pont colonial du Haut du Cap. On y lit, en lettres capitales et électrisées : « Projet de curage du bassin Haut D'eau Financement BID : 150 millions USD pour un avenir durable». Ces mots brillent fièrement, se reflétant dans les eaux pestilentielles de la rivière, comme pour dire : « Regardez, on vous noie, mais avec des millions ». En longeant le lit de la rivière, tandis que la lumière aveuglante d'un panneau publicitaire éblouit même les plus lucides, un spectacle accablant s'étale derrière lui. Des tonnes de déchets plastiques flottent au gré du courant, des bestioles en mission kamikaze virevoltent, des amas d'immondices se forment sur les berges, parfois entrecoupés de carcasses d'animaux en décomposition. Des latrines de fortune, perchées au-dessus des flots stagnants, déversent sans relâche leurs matières nauséabondes, transformant la rivière en un égout à ciel ouvert. Les enfants y pataugent, comme s'il s'agissait d'une piscine municipale sponsorisée par la Banque Mondiale. Les pêcheurs résignés, lancent leurs filets dans cette eau infectée, derniers gestes de survie dans un monde que tout le monde semble avoir oublié. La rivière du Haut du Cap, elle, déborde à chaque pluie, avec la régularité cynique d'un budget détourné. Elle inonde, ronge, efface, pendant que les autorités brillent par leur absence. Le projet de 150 millions de dollars est une fiction administrative. Les travaux ont timidement commencé avant d'être abruptement suspendus quelques jours seulement après leur lancement. L'embouchure, devenue un mur de sable, renvoie les flots vers l'amont. L'eau stagne, remonte et submerge les habitations. Voilà la norme d'un pays livré à lui-même, gouverné à distance par des envoyés spéciaux d'institutions financières internationales et d'une armée d'ONG qui parlent le langage du développement, mais vivent de la permanence du désastre. Enfin ! Bienvenue dans la Venise des détritus, capitale provisoire de l'indignité républicaine. Le cirque du Conseil Présidentiel des Truands (CPT) étale sa gloire creuse à la ville du Cap-Haïtien, dans le Nord. Là où la saleté et l'eau croupie côtoient les promesses moisies. La lumière du panneau brille toujours, stoïque face aux intempéries comme à la honte. Et c'est précisément dans ce décor de carte postale du chaos que débute, en fanfare, la Parade des Truands au rythme du néolibéralisme. Le CPT et son Gouvernement flanqués de leurs limousines climatisées, leurs costards taillés sur mesure et d'une dignité estampillée BID, FMI, Banque Mondiale. Officiellement, ils sacrifient l'avenir du pays pour se lancer, corps et âme, dans une mission diplomatique d'autosatisfaction. À l'autre bout du pays, le Premier ministre de carton, fraîchement parachuté dans le Sud, tente lui aussi son numéro. Il parle sécurité dans une zone relativement calme, oubliant de livrer le discours là où il est attendu : la zone métropolitaine de Port-au-Prince, le bas Artibonite et le bas Plateau Central qui en souffrent cruellement. Entre deux conférences de presse, deux visites d'églises et de casernes, il scande des vœux pieux pour une paix invisible. C'est le théâtre inversé ; le Nord reçoit les banquiers pour parler non d'un budget de guerre, mais de bonne gouvernance et de réformes structurelles ; les jolis mots de la dépendance bien encadrée. Le Sud, lui, prie Jésus Miracles, sans drone kamikaze pour une stabilité toujours promise, jamais livrée. Deux faces d'une même médaille d'illusion ! Chaque visite officielle est une gifle de plus au visage du peuple. Les institutions financières internationales traînent dans leur sillage leurs fidèles serviteurs; présidents, ministres tous alignés comme des élèves modèles de la misère organisée. Ils promettent des millions qu'on ne verra jamais, laissent deux superbes banderoles, trois affiches bien collées, et repartent. Rien n'est nettoyé ; ni les canaux d'évacuation, ni ceux encore plus profonds de la corruption. Dans ce spectacle, chaque conseiller, grimé en petit président de province, parade avec son cortège équipé de gyrophares et sirènes, sa sécurité, ses lunettes noires et son intouchabilité. La ville tremble! Des dizaines de convives, des per diem bien gonflés, des selfies en rafale. C'est le carnaval de la décadence, sans musique mais avec fanfaronnade. Les corrompus festoient ! Ce n'est pas une tournée de développement, mais une véritable farce néolibérale et néocoloniale où le peuple est relégué au rôle de figurant boueux. Une tragédie nationale jouée en boucle, cette fois-ci, avec costumes repassés et téléphones dernier cri. Les truands en cravate escortent leur précieux hôte, Ilan Goldfajn, président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), à CODEVI et Caracol ; les vitrines pimpantes de la misère modernisée. Ainsi, ils posent les jalons de la prochaine zone franche de Chinorette, ce cimetière annoncé de l'agriculture paysanne. Ces gestionnaires néo coloniaux sont obsédés à précariser, déposséder, soumettre, déraciner les paysans et convertir Haïti en pays entièrement sous-traité aux appétits voraces de l'agro-business transgénique. Fritz A. Jean et ses acolytes ne sont que des commis de luxe, des courtiers, des valets stylisés des institutions de Bretton Woods, répétant docilement les mantras néolibéraux dictés par leurs maîtres. Nous assistons au spectacle morbide d'un pouvoir qui fait semblant de gouverner pendant que le pays coule. Les gangs-milices avancent avec son lourd fardeau de terreur ; viols, kidnappings, assassinats, pillages, destructions. Les écoles ferment, les hôpitaux sont dévalisés, le commerce s'effondre. Au Nord, au Sud, on déroule le tapis rouge sur les ruines fumantes du pays. Ce n'est plus de l'incompétence, c'est un plan méthodique d'auto-liquidation nationale, une trahison programmée. Trop, c'est trop ! Le CPT et son gouvernement doivent tomber avant qu'ils n'achèvent de saigner la nation. Patriotes ! Levons-nous pour stopper l'hémorragie !

  • Canapé-Vert : L’épicentre d’une révolte citoyenne en quête de sens

    C’est Quoi le Projet? Leur Projet pour Nous, Haitiens? Par : Wilfrid Supréna, Membre de la Coordination du Renouveau Démocratique. Ces dernières années et depuis que l’état Haïtien de concert avec ses complices et courtiers étrangers a choisi systématiquement de verrouiller le processus de renouvellement de l’appareillage politique Haïtien, le numérique 9 , pas vrai, attire dans la fournaise de la politicaillerie haïtienne- avec beaucoup de tintamarre. Mais, porter bonheur au peuple haïtien , l’aider à rattraper l’immense temps perdu dans des chamailleries insensées et inutiles, c’est une autre histoire. Et de fait. On se souvient du groupe G-9 en Famille .. et Alliés en Crime. Monté la veille , sous le gouvernement de Jovenel et Joute, premier ministre, personnage médiéval , haut en couleurs, loquace et hostile à toute forme d’ efficacité, par des groupes de forbans qui s’entretuent auparavant pour des pans de territoires “open” pau business de la drogue, des armes et munitions, d’organes , de femmes et d’enfants selon les voeux du Leader Suprême des bandits légaux, il a grandi en armes, effectif et relations le lendemain… Tapis rouge à l’ONU .. Le Représentant de cette organisation en Haiti a spéculé sur les bienfaits, la nécessité et même l’utilité de l’unité d’action de cette nouvelle pègre entachée sur le tissu social Haïtien pour faire oeuvre qui vaille… C’est à dire multiplier le nombre de rapts pour argent avec l’objectif d’éliminer une fraction des classes moyennes non souillées par les 29 années de terreur des Duvalier et anéantir les aspirations de tout un peuple aspirant à plus de Liberté et de Démocratie non truquées et truffées.. Bonne note fut prise. Et depuis, Le G-9 a étendu ses crocs, ses griffes et ses tentacules meurtriers et mortifères sur des pans d’habitat de masses et des régions stratégiques de la capitale et de certains départements du pays provoquant une strangulation économique sans pareil et la mort de la vie sociale dans Les zones sus indiquées.. Le “ pot de fer” qu’est l’état a cédé sa place au “ pot de bois” qu’est un ramassis de criminels , de voyous et de truands avec des noms sulfureux et monstrueux qui menacent et exécutent leurs menaces en toute quiétude, enlèvent au grand jour et revendiquent leur acte au su et au vu de tous, tuent impunément et s’en glorifient sans répit et sans vergogne dans les médias digitalisés. Pis ! Ils ont même aidé les “ tuteurs, patrons” plus que centenaires du pays à faire hara kiri sur l’une de leurs dernières créations ( le gouvernement de l’infâme Ariel Henry) devenue trop encombrante entretemps… Déclarent vouloir se transformer en Parti politique avec un nom trompeur que le peuple a rebaptisé “ Vivre dans le sang et les cendres “ . Entretemps, ils se sont acoquinés avec un repris de justice retranché dans sa tanière quelque part dans la Grande Anse pour discourir, disserter et rêver de la Révolution.. … C’est bien ça, leur Projet? Révolution? Quelle Révolution? Encore une autre qui a jalonné toute Notre histoire de péripéties insurmontables et de précipices douloureux à remonter . Quel Projet? Intimider les gens du peuple? Les pousser à un exode massif forcé dans des camps de réfugiés internes où les barbaries les plus inimaginables sont répertoriées à longueur de Journée! Quel prix à payer pour cette prétendue “ Révolution” ! Quelle calamité! Un exil “ impie” interne qui n’en finit pas… ! Qui parle de Révolution? Le Porte parole de ce regroupement de voleurs et assassins utilise une phraséologie violente et surtout incohérente pour essayer de vendre un “ Projet politique “ qui n’existe nulle part ,,sous Aucune forme…Sinon que dans son Cerveau de voyou “ désenclavé et déchaîné”. Tantôt, c’est le Système qu’ils cherchent à chambarder . Quel système , alors? Le même qui les a armés, financés, blanchis , nourris et protégés à date? Tantôt , c’est le président assassiné en Juillet 2021 qu’ils veulent venger. Et , d’après lui, tous les Haïtiens sans distinction de couleur, d’âge et sexe, de classe, de statuts privés ou publics sont responsables de ce parricide.. S’ils doivent tous passer par les armes pour permettre à Jovenel de reposer en Paix dans sa tombe, ils le feront sans état d’âme. Aucun. ! Quant aux bourgeois , mulâtres et arabes, les oligarques corrompus, (anciens patrons directs Ou indirects) , les politiciens traditionnels alliés à temps partiel Ou à plein temps , c’est leur souffre douleur à midi et leur Chouchou à minuit en attendant des ordres pour harasser et “ violenter” les naïfs qui viennent exécuter des chants “ grégoriens” dans une confrérie de “ champwèls” et de “ bizangos”. ! Une mafia impitoyable, bien , bien souchée aux tentacules satellitaires. Et, c’est dans le mitan de cette tragédie sans pareil, jamais expérimentée avant dans l’histoire nationale qu’a surgi un autre monstre, un dragon á Neuf ( 9) têtes préparé et mis en bouteille par des démarcheurs politiques nationaux à courte vue et déversés sur la table de vente par des négociants régionaux sous traitant pour le compte et au profit de leurs patrons fatigués de la récurrence des crises sans issue dans un pays qu’ont voulu construire d’anciens esclaves. Comme un modèle d’avant garde de grande Liberté pour L’Humanité entière…Exsangue de nos jours! Marchant tête baissée formant la queue des pelotons de nations qui se battent pour effacer les cicatrices monstrueuses de la colonisation et de la néo colonisation… L’échec de cette enterprise - je veux éviter un gros mot- rocambolesque! Patent. Palpable. Visible. Dès le départ. Neuf (9) clowns , 7 actifs, gesticulant dans le vide, 2 Inactifs , mimant derrière les rideaux qui n’ont jamais travaillé pas un jour ensemble sont propulsés au devant de la scène politique nationale pour s’attaquer et essayer de cautériser une plaie béante au bord de la gangrène! Un pari absolument démentiel… Cette initiative, peu importe le nombre de particules politiques l’ayant soutenu pour des raisons avouées ou inavouées , n’a pas apporté un tant soit peu de Bonheur réjouissant au peuple haïtien mais a renforcé ce déluge de malheurs politiques asphyxiant depuis environ 7 décennies. Si besoin en est, toutes les évaluations faites sur la première Année de gouvernance politique de ce dragon multicéphale ont abouti à la même conclusion: La crise structurelle affectant le fonctionnement de l’état Haïtien particulièrement dans sa dimension sécuritaire et politique n’a pas bougé d’un iota.. Elle a même empiré. Le laxisme, l’absence de vision et de la moindre empathie du dragon à 9 têtes ont enhardi les terroristes de Viv Ansanm ci devant G-9 et cohortes dans leur enterprise malsaine et criminelle d’annihilation d’un pan de la Société Haïtienne . Tacite entente et mutuelle compréhension entre ces deux entités au Timon et à la base de la pyramide accomplissant la même sale besogne: Étouffer les aspirations revendicatives légitimes du peuple, le Réduire à sa plus simple expression..pour enterrer à jamais sa soif de justice pour tous et de bien être matériel et moral pour tout un Chacun… C’est ce Projet macabre, grimaçant et horrible qui a constitué la toile de fond des démarches socio politiques en Haiti depuis des lustres à l’écoute des discours des bien pensants internes et externes avec leurs dits et non dits… Mais du tunnel ténébreux, obscur et opaque d’où furent enfouis le patriotisme et le Progressisme haïtien depuis l’effronterie militaire pas suffisamment considérée des 13 de Jeune Haiti en 1964 et la débâcle de la Guérilla urbaine du PUCH en 1969 un jet de lumière , quoique encore faible et tremblotant , commence à poindre et tend à indiquer une autre voie… celle de la résistance ferme et solidaire contre le verdict de la mort lente , par compte gouttes, que nous imposent les dirigeants de facto de cet état prédateur et leurs Associés armés - des centaines- complètement à leur dévotion …, Frères siamois de fait dans le malheur du peuple Haïtien… C onvergeons nos regards vers l’action de résistance des Jeunes d’un ancien quartier des classes moyennes de la Capitale Haïtienne. Pas vraiment huppé mais décent: Le Canapé Vert. Tous des Jeunes, des professionnels, des cadres des appareils de cet état en lambeaux, des soldats de cette nouvelle armée marchant clopin clopant , des ouvriers, des étudiants et élèves et chômeurs, ils ont décidé de se lever pour dire non à la barbarie programmée et /ou commanditée. Ils ont décidé de rester chez eux dans leur quartier pour le protéger ainsi que leurs parents, leurs progénitures, leurs amis et aussi leurs biens acquis parfois dans des conditions aussi difficiles que périlleuses.. Ils ont choisi de résister là où d’autres par faute de moyens et manque de conviction et faiblesse organisationnelle ont passé leurs jambes á leur cou pour sauver leur Peau… Les résidents de Canapé Vert le disent haut et fort sur tous les toits. Ils résistent à ce cauchemar installé dans d’autres quartiers de la capitale avec la bénédiction ou la complicité de cet état semi féodal et néo colonial “prédateur” qui ne tient qu’à sa survie. Pis! Sa reproduction . Vitam aeternam! Ils résistent. Mais résister est un bien gros mot...Ce n’est pas encore un Contre projet. Encore moins un projet.. pour des changements sociaux en profondeur ou De Conquête… du pouvoir politique. Mais la résistance a le mérite d’exposer les faiblesses et les limites des agresseurs et des bourreaux de tout ordre. Et chez nous, en Haiti, ce sont des vampires de l’ère de la pierre taillée qu’il va falloir enrégimenter et recadrer. Et ce ne sera pas facile. Ne nous méprenons jamais… Les racines de cette Société d’exploitation, d’exclusion et de malfaisance sont vivaces et reproductives.Elle ne joue point à la marelle…. Construisons d’autres cellules , d’autres structures, d’autres organisations , d’autres foyers de résistance sur le modèle du quartier de Canapé Vert. Multiplions les à l’échelle communale, départementale… Dans le Nord et le Nord Est, des mises en place de groupes de “ résistants” se forment …. Transformons les en un grand “ faisceau” , un méga Boukan “ national “ , un grand brasier populaire pour un autre Projet Haïtien avec les visions de Dessalines , Firmin et Roumain combinées… Finissons avec le mot d’un grand “ Bâtisseur” de modèles de grandeur pour d’anciens esclaves, Henry Christophe:“ Haiti renaîtra de ses Cendres” Ainsi que la capitale Port-au- Prince et le Bas Artibonite… Construisons ensemble le Nouveau Projet National Haïtien dans l’unité d’action patriotique et de passions citoyennes et progressistes…

  • Quand voler devient une compétence d'État

    Par: Hugue CÉLESTIN, Membre de :Federasyon Mouvman Demokratik Katye Moren (FEMODEK) Efò ak Solidarite pou Konstwi Altènativ Nasyonal Popilè (ESKANP). Nous roulions un après-midi tranquille, le long de la verdoyante vallée de la Grande Rivière du Nord, sur la Nationale #3 ; un tronçon aujourd'hui complètement défoncé. La route, pourtant paisible, bordée d'arbres et chargée de souvenirs paysans, semblait suspendue dans une douce monotonie. Mais en approchant de Carrefour Ménard, une agitation soudaine attira notre attention. Une foule compacte encerclait un homme solidement ligoté, dans la plus pure tradition rurale d'autrefois, à l'époque où les chefs de section faisaient régner leur propre loi. L'homme était roué de coups. Il avait volé un cabri. Chacun semblait vouloir administrer sa part de justice, lui asséner sa gifle, son coup, comme pour s'assurer que le message passe. Ce n'est pourtant pas la brutalité de la scène qui nous a le plus marqué. C'est l'identité de celui qui traînait le voleur au bout de la corde ; un ancien agent de sécurité, fraîchement sorti de prison. Il avait été condamné pour avoir trahi la confiance de la banque qui l'employait, organisant des braquages en signalant aux malfrats les clients qui venaient de retirer de grosses sommes d'argent. À cet instant précis, impossible de ne pas penser au Conseil de Protection des Truands, (CPT) ce sigle grotesque que certains appellent encore, avec une candeur désarmante, Conseil Présidentiel de Transition. Car c'est exactement ce qui se joue là-haut ; des récidivistes de la trahison nationale, des visages bien connus de l'effondrement national bref, du chaos se retrouvent à brandir la corde de la justice et les oripeaux d'une transition démocratique ou de rupture, selon le mensonge du jour, comme s'ils n'étaient pas eux-mêmes les fossoyeurs. Trois idiots utiles corrompus, six intelligents corrompus ; voilà la galerie sordide d'une transition où la corde ne sert plus à restaurer l'ordre, mais à en mimer la parodie. Plus tard, en scrollant distraitement les réseaux sociaux, nous sommes tombé sur une nouvelle qui frisait l'absurde. Le CPT aurait demandé à la justice d'engager des poursuites contre les personnalités sanctionnées par les États-Unis et le Canada. L'ironie m'a sauté au visage. Tous ces sanctionnés, livrés comme des cadavres jetés sur les immondices par les gangs-milices, sont issus des structures politiques ou des fameux secteurs prétendument représentés au sein même du Conseil. Autrement dit, le serpent mange sa propre queue, et le crime se livre à lui-même pour mieux continuer à prospérer. Nous avons tout de suite pensé à ces Malice des villes et des campagnes ; rusés, calculateurs, chacun passé maître dans l'art du coup bas surtout contre ses propres alliés. Impossible aussi de ne pas faire le parallèle entre le petit voleur de cabri, roué de coups à Carrefour Ménard, et ces deux aspirants coordonnateurs du Conseil, écartés sans ménagement du ridicule fauteuil présidentiel tournant, pour un larcin mal ficelé. Ils ont laissé la place comme si de rien n'était, à des coquins plus raffinés, plus stratèges, mieux costumés pour piller ensemble la République à visage découvert... mais sans risque. Nous n'avons jamais compris pourquoi, après avoir été éclaboussés par le scandale de la BNC, ces bons compères, pourtant adoubés par les autres Truands ont cru bon de se retirer, de s'effacer docilement au profit de Fritz A. Jean et de Laurent Saint-Cyr. Vous êtes de la bande, alors de quoi avez-vous peur ? Vous avez fait preuve d'une naïveté légendaire. Sérieusement, étiez-vous les seuls à ignorer que vos six autres collègues sont des filous d'un tout autre calibre ? Là où vous avez agi comme des novices du système, pressés de croquer leur part, eux avancent masqués, patients, calculateurs, méticuleux. Vous êtes tombés dans le piège comme des amateurs, des parvenus sans finesse, pendant qu'eux, plus aguerris, n'auraient jamais eu l'imprudence de se présenter devant le directeur général de la BNC, encore moins de laisser la moindre trace. Votre erreur n'a pas été de braquer. Le vol, ici, est devenu une voie parfaitement légitime d'ascension sociale. Une filière comme une autre pour accéder au pouvoir. Votre véritable faute, c'est d'avoir braqué sans talent, sans couverture, sans réseau. Vous êtes des amateurs dans un monde de professionnels. Victimes d'un complexe d'infériorité tenace, vous avez sans doute cru de renier. Mais au fond, ce renoncement vous a été encore protégés. Il vous a permis d'éviter les sanctions des États-Unis et du Canada. Sans cela, vous seriez également dans le viseur de vos coéquipiers ; cette fois pour de bon puisque, comme vous le savez, le Conseil n'est rien d'autre que la marionnette de l'ambassade américaine, digne représentant mandaté et patenté de la Communauté internationale. Ce que vous n'avez pas compris, c'est que le système haïtien ne sanctionne pas la cupidité. Il punit l'amateurisme. Vous n'avez rien saisi au théâtre du pouvoir. Pendant que vous êtes cloués au pilori, la justice de l'injustice vous épargne. Malgré tout, vos pairs et vous continuez dêtre reçus dans les salons feutrés, les ambassades, les conférences internationales, avec tous les égards. Et pendant ce temps, nous, peuple haïtien, nous nous indignons, nous vous rejetons, nous exigeons votre départ. Les dernières révélations du RNDDH sur vos salaires indécents et vos privilèges obscènes n'ont fait que confirmer ce que tout le monde soupçonnait déjà. Non seulement vous êtes insatiables, mais vous êtes aussi gloutons, sans retenue, sans honte, sans la moindre décence. Et comme si cela ne suffisait pas, votre réplique, méprisante et creuse, est à votre image indigne. Vous êtes les symptômes les plus visibles d'une maladie profonde ; celle d'une élite politique, économique serviles, voraces, sans projet, sans vision, sans vergogne. Vous avez transformé l'État en mangeoire, la fonction publique en butin, la misère populaire en rente politique, la sécurité du peuple en marchandise livrée aux gangs-milices, en outil de chantage, en prétexte pour mendier auprès des puissances étrangères. Vous avez piétiné la dignité nationale, vous avez vendu la souveraineté nationale pour mieux vous asseoir sur les restes du pays. Au petit voleur de cabri, misère et corde ; Au grand voleur, miséricorde !

  • Bon Travèse TOTO

    Par: Jacques Charlemagne, ROZO/AYITI. Kamarad Mertho Sanon pati kite nou aprè yon kriz li te fè nan travay li, antre lopital san konesans jis li mouri nan dat samdi 03 Me 2025 lan lopital. Mertho depi kèk tan te soufri maladi Sik, maladi tansyon. Pou zanmi pwòch li yo tout moun konnen sou non TOTO. Kiyès Misye ye? Se premye moun nan ekip jèn kite òganize premye manifestasyon kont rejim divalye a ak anpil lòt Kamarad li dimanch 25 Desanm 1985 nan Pòtoprens kont diktati a. Se ansyen Manb Komite Santral Mòn Atiff, ansyen Dirijan Òganizasyon Popilè Komite Defans Enterè Nasyonal KODENA. Manb Kôdinasyon 3KP/Inite Pòtoprens/ANOP LWÈS. Ansyen Konseye Sendika SMCRS ki vini SNGRS se la li tap travay jis li mouri. Se kavalye Polka nan politik, yon vrè konbatan, kite jou vle, wè, swete yon lòt Ayiti. Li pati kite nou san rèv sa a pa tounen reyalite ak anpil dezespwa.... Nou swete fanmi an anpil fòs ak kouraj nan moman tris sa a. Mw ap di tokay mw bon travèse

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