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  • Déclaration de solidarité avec le journaliste Rudy Sanon

    N ous, patriotes et progressistes haïtiens, en Haïti comme dans la diaspora, exprimons notre solidarité pleine et entière avec le journaliste Rudy Sanon, animateur de l’émission en ligne Se Sa Nou Vle, face aux intimidations et menaces dont il est actuellement l’objet. Comme avant, comme toujours, les forces de la terreur et de la répression sauvage et aveugle s’agitent et coalisent contre ce petit vent d'alizé ne faisant que dessiller les yeux pour sortir d’une torpeur trop endormante. L’émission “ Se Sa Nou Vle “ du journaliste Rudy T Sanon incarne , en ce moment , dans cette conjoncture difficile à rebondissements politiques les uns plus rocambolesques que les autres, une voix inspirante pour la conquête de paix, une vraie paix; la sécurité, une vraie sécurité , et la promesse réelle , non farfelue pour l’avenir d’une Haïti débarrassée de la corruption et de la tutelle. Par le courage et la rigueur exprimés dans les exposés et analyses, le journaliste éclaire les angles morts, bouscule les silences, et rappelle que l’accès à une information libre et indépendante demeure une condition essentielle à l’effectivité de la démocratie. Rudy Sanon n’est pas une menace. Il est une balise, un repère, un témoin. S’il est visé, ce n’est pas par hasard. C’est parce qu’il dit ce que d’autres taisent. Parce qu’il met des mots là où le silence a servi d’alibi. Parce qu’il n’accepte pas que la nuit ait le dernier mot. C’est précisément parce qu’un moment de vérité s’ouvre — que les pactes scellés à l’abri des regards, les complicités consolidées par le mutisme, et les rouages d’un système longuement alimenté par le chaos se trouvent ouvertement mis à nu — que ceux qui tirent profit de l’effondrement de l’État haïtien s’empressent de bâillonner les voix qui nomment et promettent de libérer... Nous affirmons notre soutien sans réserve à ce nouvel effort d’implantation d’une parole libre, sans fard ni artifice, au cœur du pays. Nous ne permettrons pas que Rudy Sanon soit réduit au silence, comme tant d’autres avant lui, par la force de la peur ou le poids de la contrainte. La vérité ne peut être bâillonnée par la peur, ni ensevelie sous le silence. Plus que jamais, les intimidations doivent perdre leur emprise sur la parole libre. Nous ne voulons point que les coups de sifflet de Rudy Sanon à l'émission “ Se Sa Nou Vle” soient étouffés dans le sang comme ceux d’autrefois de Felix Darfour sous Boyer , D’Yvonne Hakim Rimpel sous Papa Doc ou de Richard Brisson , Gasner Raymond , Ezekiel Abellard sous Baby Doc et plus tard Jean Léopold Dominique sous Les militaires et les apprentis dictateurs qui fussent violemment tus pour renvoyer les desideratas de la population souffrante aux calendes grecques. Ceux qui intimident les journalistes ne défendent ni la sécurité, ni la souveraineté. Ils protègent les failles. Ils fuient les questions. Et ils craignent les mots qui révèlent et percent les cuirasses du mensonge global vendu à crédit et accepté comme vérité absolue au comptoir de la forfaiture, de la trahison et de la déraison.. Rudy Sanon n’est pas seul. Chaque tentative de le réduire au silence réveille une conscience collective —celle qui refuse que l’on bâillonne la mémoire, celle qui comprend que défendre une voix, c’est défendre le droit de tous , de la collectivité et de la nation souffrante à nommer, à penser, à résister. Celle qui croit que la parole libre est le rempart des faibles face aux puissants… Que l’émission“ Se Sa Nou Vle “ continue de lever le voile sur la peur et la soumission, en les exposant comme des formes de défoulement déguisées en avatars politique,et surtout d’orienter les consciences encore vacillantes mais sereines vers un engagement politique de conviction et de vision pour des changements profonds liés à la dimension du rêve de dignité et de souveraineté des patriotes, des progressistes et de l’ensemble du Grand Peuple Haïtien. Suivent les signatures: Organisations Komite Rezistans Benoit Batraville ( KRBB) Efò ak Solidarite pou konstriksyon Altènativ Nasyonal Popilè (ESKANP) Inyon Nasyonal Nòmalyen Ayisyen yo (UNNOH) Réseau Imformation pour la Liberté. (REL) Rezo Ôganizasyon Zòn Lwès (ROZO) Lig Etidyan Sosyalis (LES) Federasyon Mouvman Demokratik Katye Moren (FEMODEK) Alliance Pour Changer Leogane Mouvman Peyizan pou Pwogre ak Avansman Leogane ( Moppal) Renouveau Democratique Observatoire des Grand-Goaviens d’outre mer Kolektif Pè Tijan Vivan Centre de Recherche et de Formation Pour le Développement Local ( Crefodel-Brésil) Mouvement Organisé pour l'unification des Natifs Haïtiens(MOUNH) Baton Jenes la Radyo Revolte Personalites Garry Alliance Wilgens Desulme Garry Benoit Edmondson Edmond Francois Mede Constane Dieudone Romanesque Lapointe Pacius Garry Jean Fritz Paterson Dorval Gorda Louis Nathalie Lamothe Daphna Marcelin Marie Georges Romulus Allande Paul Magalita Lamothe Nadege Merisier Clarelle Desdunes Mario Pierre Immacula St Fleur Clementa Registre Lelio Romulus Marie Delcarme Vernet Garthemi De Cazalis Alliance Ludnie Zephyr Nicole Monteau Ronald Edmond Lionel Legros Marie Denise Noel Wilfrid Suprena Fender Chery Magdala Duclos Walas P EDMOND Gertha Faustin Rosena Gede Lionel Edmond Joseph Peralte Camille St Jean Magdala Garçon Patrick Chery Johane Jean Milthone Paul Hugue Celestin Jean Rony Goimbert Michelaine Mackenzie Donald Patrick Jean Baptiste Ritchy Cyprien Sheila Benjamin Chantale Joseph Joseph Georges Duperval Guitho Marcelus Leon Dumonvil Sanit Jean Evelyne Jn Pierre Mario Coty. Abner Toussaint Guerdy Parent. Jean Parrick Cajoux Josue Merilien Rene Leconte

  • Réponse à la lettre de Dr Lynn Béatrice Cavony

    Objet : Défense de la liberté d’expression et refus de l’intimidation morale Par : Le Renouveau Démocratiqe. - PC:Novavox- L e Renouveau Démocratique, profondément attaché à la liberté d’expression, à la pluralité des voix, et à la nécessité de préserver un espace médiatique où la satire, la critique sociale et même l’irrévérence ont pleinement leur place, vous écrit pour exprimer sa vive préoccupation face à vos récentes attaques contre Rudy Sanon, animateur de l’émission Se sa nou vle. Votre lettre, bien que rédigée avec éloquence, nous apparaît comme une tentative inquiétante de censure morale, déguisée en appel à la responsabilité. Vous exigez le retrait de la publicité de Barbancourt dans une émission qui vous déplaît, non pas sur la base de faits juridiques, mais sur la base de votre propre indignation subjective. Ce glissement est dangereux. Haïti est née dans le tumulte, dans la révolte, dans la parole libre. Nos ancêtres ont brisé leurs chaînes non seulement par les armes, mais aussi par la voix, par la dénonciation, par la provocation. De Boisrond-Tonnerre à Anténor Firmin, en passant par Jacques Roumain, notre histoire est peuplée de penseurs et de polémistes qui ont dérangé l’ordre établi. Voulez-vous que nous devenions un peuple aseptisé, incapable de supporter la critique, même acerbe ? Roudy Sanon, que vous accusez de misogynie et de vulgarité, est certes un provocateur. Mais il est aussi un miroir de notre société, un révélateur de nos contradictions, un acteur du débat public. Il parle à une audience populaire, souvent ignorée par les élites. Vous pouvez ne pas aimer son ton, mais vous n’avez pas le droit de lui nier son droit à exister médiatiquement. Quant à Barbancourt, vous semblez vouloir l’enfermer dans une image figée de noblesse et de tradition. Mais Barbancourt est aussi un produit du peuple, consommé dans les fêtes populaires, dans les lakou, dans les moments de joie et de douleur. Ce rhum n’appartient pas à une caste morale autoproclamée. Il appartient à tous les Haïtiens. Votre lettre, en prétendant défendre les femmes, instrumentalise leur cause pour régler un compte personnel avec un animateur. La lutte pour les droits des femmes mérite mieux que des appels à la censure. Elle mérite un débat, une confrontation d’idées, pas une injonction à faire taire. Nous vous invitons à relire l’histoire d’Haïti, à écouter les voix multiples qui composent notre nation, et à comprendre que la démocratie ne se construit pas dans le silence imposé, mais dans le tumulte assumé. Respectueusement mais fermement, Pour le Renouveau Démocratique, Alain Zephyr Magda Joseph

  • Boulos en détention — et les murs de Chrome résonnent des secrets que l’impunité croyait enterrés

    Par: Novavox, Notre Éditorial. - PC: Novavox- Alors que Pierre Réginald Boulos croupit dans l’ombre d’un centre de détention à Miami, Haïti retient son souffle. L’arrestation s’efface — le dévoilement commence. Chaque jour derrière les barreaux fissure les bastions de l’impunité. Aux agents de l’ICE, il aurait confié : « J’ai divulgué beaucoup d’informations… d’autres vont me rejoindre. » Une phrase qui résonne comme une menace...ou une promesse. Car, ce n’est pas Boulos qu’on isole — c’est une vérité qu’on exhume. Ce n’est pas une affaire d’immigration — c’est le procès différé de l’impunité. Ce n’est pas une cellule— c’est un miroir dressé face aux architectes du chaos. La chute de Boulos est un séisme — et les répliques s’annoncent dévastatrices. S’il coopère, c’est toute une élite haïtienne — politique, économique, criminelle — qui vacillera sous le poids de ses révélations. Plusieurs sources évoquent déjà des figures de premier plan comme potentiellement exposées. Les ramifications sont abyssales : financement de gangs, implication dans des réseaux transnationaux, corruption systémique. Et au cœur de ce réseau tentaculaire : Viv Ansanm, désormais classé comme groupe terroriste par les États-Unis. Ce classement n’est pas sans conséquences . Il pourrait entraîner des sanctions ciblées, faciliter l’ouverture de procédures à l’échelle internationale, et influencer la manière dont le dossier haïtien est traité dans les instances diplomatiques et sécuritaires. Cependant, derrière les procédures judiciaires, une autre bataille s’engage : celle de la mémoire. Si Boulos parle, il ne livre pas seulement des noms — il expose les pactes, les complicités, les mécanismes d’un système qui s’est nourri du chaos. Et chaque réplique du séisme pourrait être un fragment de vérité arraché à l’oubli. Mais en Haïti, la justice est un théâtre sans scène. Le système judiciaire est brisé, corrompu, manipulable. Boulos, s’il est renvoyé, pourrait s’y faufiler. Ou pire : Viv Ansanm pourrait faire sauter les murs pour le libérer. L’affaire Boulos, est donc un test — pour plus d’un protocole, plus d’un confort diplomatique, plus d’une fiction d’État. Un test pour les États-Unis : iront-ils jusqu’au bout de leur rhétorique sur la déstabilisation d’Haïti ? Ce dossier met à l’épreuve la cohérence de la politique américaine en matière de sécurité régionale et de lutte contre l’impunité. Depuis des années, Washington dénonce la montée des gangs, l’effondrement institutionnel et les réseaux criminels qui alimentent la crise haïtienne. Mais l’arrestation de Pierre Réginald Boulos place les États-Unis face à un dilemme : Vont-ils traduire leurs discours en actes judiciaires ? Ou se contenteront-ils d’un signal diplomatique sans suite ? Bref, ce moment appelle les États-Unis à mesurer l’étendue de leurs complicités séculaires : diplomatie complice, intérêts marchands noués, bienveillances accordées aux élites haïtiennes mises en cause. Un test pour Haïti : le silence sera-t-il encore une arme de protection pour les puissants ? Les événements en cours dénudent les mécanismes d’impunité qui, depuis toujours, ont structuré le pouvoir haïtien. Durant des décennies, le silence institutionnel, médiatique, judiciaire s’est érigé en bouclier pour les élites corrompues, celles qui finançaient les gangs et scellaient des pactes sombres, jusqu’à l’écroulement de l’État. L’arrestation de Pierre Réginald Boulos révèle désormais une architecture du pouvoir fondée sur la peur, la loyauté achetée, et la dissimulation. Ce test interroge plusieurs fronts : La justice haïtienne : osera-t-elle ouvrir des enquêtes, convoquer des figures intouchables, ou restera-t-elle spectatrice d’un procès mené à l’étranger ? Les médias haïtiens : relayeront-ils les révélations, ou céderont-ils à la pression des annonceurs, des propriétaires, des menaces ? La société civile : saura-t-elle transformer l’indignation en mobilisation, ou se résignera-t-elle à un nouveau cycle d’oubli ? Quoi qu’il en soit, l’impunité haïtienne se tient à un carrefour, exposée comme un champ d’épreuves grandeur nature. Son sort se jouera dans la fermeté de notre réponse aux défis actuels : instaurer une justice indépendante, faire tomber les complicités silencieuses, garantir la transparence des institutions, briser le cercle vicieux de la corruption et insuffler un renouveau démocratique. C’est à travers ces choix collectifs — dans la rue comme devant les tribunaux — que se mesurera notre détermination à sortir de l’ombre et à bâtir un État durable.

  • L'effet NovaVox : Un élan collectif de lucidité et de courage

    Par : Novavox, Notre Éditorial. - PC Nos récentes réflexions éditoriales sur la chute de Boulos et l’emprise grandissante des gangs à Lascahobas , Kenscoff et Marchand-Dessalines ont attiré plus de 6000 visites, témoignant d’une attention éveillée. Jour après jour, nos voix conjuguées tracent les contours d’un éveil populaire. Chaque mot, chaque acte, amplifie le momentum d’un Renouveau démocratique devenu promesse de réparation. À date, autour de cette exigence nationale s’agrègent penseurs, juristes, consciences vigilantes et mouvements civiques. Même la Conférence épiscopale haïtienne, dans un communiqué récent portant sur les enjeux sécuritaires et constitutionnels, insiste sur l’urgence d’un Renouveau de la nation. Vous êtes des milliers à nous lire, à partager, à réagir. Et ce n’est pas simplement un chiffre : c’est une force. Une force qui nous donne l'énergie nécessaire pour poursuivre notre lutte, une force qui nous rend plus solides face aux silences complices, aux discours maquillés, aux faux-semblants de sécurité. Nous sommes fiers de porter une voix progressiste sur les crises haïtiennes. Non pour enjoliver, mais pour éclairer. Non pour flatter le pouvoir, mais pour exiger des réponses. Grâce à vous, cette voix ne vacille pas. Elle s’élève, elle insiste, elle dérange quand il le faut. Nous nous engageons à rester fermes, lucides, et mobilisés. Votre résilience nous inspire. Votre résistance trace le chemin. Et tant que l’ombre persiste, nous serons là pour éclairer — avec dignité, avec rigueur, avec mémoire. Merci. Continuez à nous lire, à commenter, à provoquer la pensée. Votre parole, tout comme la nôtre, est un acte de résistance.

  • Le bal diplomatique haïtien : même ritournelle, nouveaux habits — même reddition

    Par: Novavox, Notre Éditorial.- -PC: Novavox- La visite du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à Washington, en ce mois de juillet 2025, n’est pas une première. Elle s’inscrit dans une longue tradition haïtienne : celle de chercher l’ombre rassurante de Washington plutôt que la lumière exigeante de la souveraineté nationale. Un déjà-vu diplomatique, où les dirigeants haïtiens, confrontés à des crises internes, troquent le dialogue avec leur peuple contre des poignées de main étrangères. Depuis des décennies, les gouvernements haïtiens ont cultivé une dépendance politique et symbolique envers les États-Unis. Ils espèrent que l’appui de Washington servira de bouclier lorsque la nation réclame des comptes. Mais l’histoire est têtue : aucun soutien extérieur n’a jamais sauvé un gouvernement illégitime. Et pourtant, à chaque tournant, à chaque crise, le même scénario se rejoue. Comme l’attestent les rapports de presse, les entretiens entre les représentants haïtiens, le sous-secrétaire d’État Christopher Landau, et des figures influentes du Congrès américain — tels que le sénateur Raphael Warnock et le représentant Michael Lawler — ont porté sur des dossiers techniques et diplomatiques, notamment la sécurité, les élections, et les dispositifs commerciaux comme les lois HOPE/HELP. Derrière le vernis protocolaire, l’inertie se répète : rien qui engage, rien qui transforme. L’élégance des gestes dissimule l’absence de vision, comme si le rituel tenait lieu de projet. Ce type d’agenda perpétue une constante historique : on négocie à l’extérieur les instruments d’un État que l’on refuse obstinément de bâtir à l’intérieur. Et pendant ce temps, le peuple ne réclame ni formule diplomatique ni mise en scène — il exige un engagement réel, à hauteur de sa dignité et de ses urgences. C'est que dans les salons feutrés de la capitale américaine, les discussions effleurent les mécanismes techniques — jamais les fondations démocratiques, ni l’urgence d’une refondation nationale. Car la souveraineté ne se négocie pas en marge d’une table diplomatique : elle s’incarne, elle se mérite, dans le face-à-face avec la démocratie. Le Premier ministre Alix Fils-Aimé, comme ceux qui l’ont précédé semble croire encore que cette fois, l’écoute extérieure suffira. Mais l’histoire récente montre que les promesses venues d’ailleurs ne remplacent pas la légitimité populaire. Ce n’est pas l’approbation des chancelleries qui fonde l’autorité d’un gouvernement, mais la rencontre authentique avec les besoins, les blessures et les espérances du peuple qu’il prétend servir. Il est temps que les dirigeants haïtiens reconnaissent cette évidence trop longtemps évitée : la reconstruction ne viendra ni de Washington, ni de Bruxelles, mais de Port-au-Prince — des quartiers populaires, d’institutions dignes et d’un dialogue social sincère. Haïti ne se relèvera pas par des visites à l’étranger, mais par un dialogue franc avec sa propre population, par des choix courageux, et par une volonté politique de bâtir un État digne. La communauté internationale peut accompagner. Mais c’est en Haïti que se décide  la légitimité . Haïti se tient à un carrefour décisif : rejouer les erreurs du passé ou oser, enfin, une rupture fondatrice. Mais cette bifurcation exige plus que des intentions — elle requiert du courage politique, une écoute sincère des voix populaires, et une foi renouvelée dans la capacité du peuple haïtien à bâtir son propre avenir. Or, ce sont précisément ces ingrédients que les dirigeants semblent fuir, préférant la répétition au risque, l’extérieur au face-à-face avec leur nation. Alors que le peuple haïtien endure l’insécurité, la pauvreté, l’exil, et l’effondrement des institutions, ses dirigeants continuent à regarder vers Washington, espérant y trouver des solution toutes faites, calibrées ailleurs, déconnectées d’ici. Mais le peuple haïtien n’a ni perdu la mémoire, ni renoncé à sa dignité. Tôt ou tard, il imposera à ces dirigeants une vérité qu’ils refusent d’affronter : la souveraineté ne se quémande pas sous d’autres drapeaux — elle se conquiert à Port-au-Prince, dans les quartiers vivants, là où la mémoire pèse et la parole réclame justice et sécurité.

  • 23 JIYè 1987 – 23 Jiyè 2025, 38 lanne depi grandon ak Leta Ayisyen masakre 139 Ti Peyizan Tèt Kole nan Janrabèl ak Mawotyè.

    Plimeyank : Origène Louis, Kodonatè Komite ekzekitif Nasyonal TK, Rosemène Valdema ak Pierre Mary Louis -PC: TK Facebook page- 38 lanne aprè, Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen ap tann jistis ak reparasyon nan men mouche Leta 23 jiyè 1987-23 jiyè 2025, 38 lane depi rejim Henry Nanphy, fanmiy Lucas, fanmiy Pwadvyen,yon sektè nan legliz katolik ak konplisite anbasad Ameriken te masakre 139 Ti Peyizan Tèt Kole Jan-rabèl ak mawotyè ki se 7èm seksyon kominal pòdepè. Se te youn nan pi gwo masak peyi a konnen. Masak sa te fèt nan yon kontèks kote lit revandikasyon ak politik peyizan ayisyen an, pi espesyalman Ti Peyizan Jan-Rabèl ak Mawotyè ki tap pote labanyè ti peyizan yo nan epòk sa nan peyi a. Tèt Kole Ti Peyizan Jan-Rabèl ak Mawotyè tap goumen pou reklame dwa pou yo jwenn tè pou yo travay, dwa pou yo jwenn dlo pou wouze jaden yo, dwa pou pwodiksyon lokal yo jwenn ankourajman nan men leta ayisyen pou valorize yo, jwenn mache pou ekoule yo, pou se pa manje sinistre, ak kontre bann, enpòte ki te pou taye banda nan mache lokal yo pou mete nan asyèt pèp ayisyen an, yo tap revandike pou tabli yon kalite leta ki kapab garanti egzistans dwa fondamantal ti peyizan yo nan peyi a, dwa pou yo viv alèz, dwa pou yo jwennn sèvis, bon jan lopital, sant sante tout kote nan peyi a. Dwa pou yo jwenn lekòl, kay pou yo rete, dwa pou yo jwenn sekirite nan peyi a, ak yon leta ki pap pwoteje asasen, kriminèl, vòlè jan sa ap fèt depi sou rejim pouvwa PHTK yo rive sou konsèy prezidansyèl 9 Tèt la. Dat 23 jiyè a se yon dat istorik ak senbolik ki pi enpòtan pou nou nan listwa lit peyizan yo kòm klas nan sosyete a, k ap batay pou lavi miyò. k ap reklame dwa tè ak dlo pou peyizan travay pou pwodui manje pou nouri Fanmi yo ak popilasyon an k ap reklame yon refòm agrè entegral ak popile ki gen ladan entran agrikòl, kredi agrikol adapte, ankadreman teknik ak mache pou van pwodui yo, k ap batay tou kont enjistis sosyal ak enpinite. jis joune jodia revandikasyon Tet Kole pa janm chanje. Leta anti pèp ki enstale nan peyi a kap souse san mas la depi plis pase 200 zan pa janm travay sou revandikasyon yo. Jounen jodia Peyi a kontinye anba bòt Peyi enperyalis yo, kominote entènasyonal la ak yon bann konze nan peyi a enstale yon kawo jeneralize nan peyi a pou fini ak souverènte pèp Ayisyen epi disparèt popilasyon sou bout tè ki rele Ayiti a. yo kreye tout kalite senaryo pou yo rapousuiv pwojè lanmò sa a, yo enstale nan tet Peyi a 9 restavèk sou preteks yon akò politik kont enterè Peyia, fabrike yon pwojè konstitisyon anba tab dèyè do lalwa ki voye jete tout patisipasyon popilasyon an nan gouvènans peyi a an patikilye Peyizan yo, pwojè konstitisyon enperyalis sa bay dwa ak tout etranje pou achte tè ak lòt byen ankò nan peyi a. Malgre dimansyon kriz la rive jounen jodi a, malgre gwo pwoblèm ensekirite ki gaye nan tout peyi a kote se gang k ap fè lalwa chak jou lè yo vle jan yo vle, Kapital la fèmen ak tout wout nasyonal yo, pwodwi ti peyizan yo paka sikile, plis pase 2 milyon moun kouri kite kay yo anba bal bandi, anviwon 6.5 milyon moun k ap mouri anba grangou san parey, chak jou se yon latriye moun k ap mouri anba bal bandi tou patou nan Peyi a, teritwa pa janm sispann pèdi, zak vyolans Ayisyen ap sibi nan repiblik dominken ak gwo presyon ak menas Ayisyen ap sibi anba gouvènman Donal trump nan etazini, Fanm ak ti Fi pa janm sispann vyole, represyon menas Grandon ak gwo potanta nan Leta ap fè sou peyizan yo pou mete yo deyò sou tè y ap viv malgre tout sa, mesye dam ki nan konsèy prezidansyèl la ak tout Gouvènman defakto a pa janm di ni fè anyen pou soulajaje soufrans popilasyon an, yo pitoap fè lese fwape antre yo pou pòs kosila ak direrektè jeneral ak lòt avantqaj pèsonèl, bwote lajan pasi pala pou anrichi tèt yo, fanmi yo ak akolit politik yo epi yo fòse popilasyon an bwè medsin chwal referandòm lan pou ouvri wout pou aplike pwojè konstitisyon meriken an epiòganize seleksyon pou enplante pwojè meriken ak konze nasyonal yo genyen pou Peyi a. Tèt Kole Ti Peyizèan Ayisyen voye jete byen lwen koze referandòm ak pwojè konstitisyon malatyonn KPT konwonpi a vle fòse pèp la vale a, konstitisyon 87 la entèdi pou chanjel pa vwa referandòm epi KPT sa ak tout manm Gouvènman ki la pa gen lejitimite, onètete ak kapasite pou mete konstitisyon 87 la an kesyon. Sèl mak fabrik KPT ak gouvènman se dechèpiye kès leta ak likide ti rès resous peyi a bay peyi enperyslis ak boujwa aloufa a. Pou tout rezon sa yo Tet Kole Ti Peyizan Ayisyen ap lanse yon kri dalam poul di, Ase Etazini, ase Lafrans, ase Kanada, ase sekte prive, ase politisyen tradisyonel yo, ase konsèy prezidansyèl la ak Alix Didier Fiseme. Pèp Ayisyen an Pa kapab ankò tout moun ki konnen yo pa gen yon lòt peyi de rechanj oubyen ki pa mare nan pyetab peyi enperyalis yo, Pouvwa sansi sa, dwe leve kanpe nan 4 kwen peyi a pou batay kont referandòm ak kadejak yo vle fè sou konstitisyon 87 la, Nap mande tout ayisyen konsekan ak politisyen onet yo dwe mete tet yo ansanm e pran wout pou mennen peyi a nan yon chita pale fran Ayisyen ak Ayisyen pou jwenn yon fòmil avant 7 fevriye pou rezoud kriz sa k ap depafini sosyete a. Viv òganizasyon peyizan yo Viv lit tout pèp yo sou tout latè Viv yon Ayiti granmoun kote enjistis, enpinite ak lamizè ap kaba Viv yon solisyon Ayisyen pou rezoud kriz la Aba enjistis, enpinite,referandòm ak pwojè konstitisyon meriken an, Aba tout masak ak dappiyanp kap fèt sou tè peyizan yo !!! JISTIS !!!, JISTIS !!! JISTIS pou tout moun yo masakre yo

  • Saut-d’Eau chavire, Kenscoff craque, Dessalines flambe — et l’État s’évapore dans la chaleur du mensonge

    Par : Novavox , Notre Éditorial.- - PC: Novavox - On pourrait tracer une carte d’Haïti rien qu’avec ses plaies. Elle serait faite d’eau noyée, de terre éventrée, de mémoire incendiée. Elle ne montrerait pas les routes ou les rivières, mais les fuites, les ravages, les silences. De Saut-d’Eau à Kenscoff, en passant par Dessalines, les gangs ne circulent plus sur le territoire — ils le sculptent, le règnent, le refaçonnent à coups d’assauts et d’abandons. À Saut-d’Eau, l’eau bénite ne guérit plus ; elle supplie. Le sanctuaire devient gouffre, le sacré devient supplice. À Kenscoff, les collines ne protègent plus ; elles exposent. Les maisons sont incendiées, les corps déplacés, les cris étouffés dans l’altitude. À Dessalines, la ville qui porta la souveraineté brûle sous le regard détourné de ceux qui auraient dû défendre son nom. Et face à cette cartographie du supplice, l’État fond — non pas en larmes, mais en stratégie. Il s’évapore, non pas parce qu’il est impuissant, mais parce qu’il est complice. La chaleur du mensonge ne vient pas seulement des braises laissées par les gangs : elle vient des discours creux, des condamnations timides, des politiques de diversion. Haïti chavire par ses lieux . À chaque incendie, c’est une promesse trahie. À chaque déplacement forcé, c’est une géographie réécrite par la terreur. À chaque territoire cédé, c’est une part de souveraineté dissoute. cependant, On ne compte plus les territoires perdus, car le recensement du supplice n’a pas d’instance officielle . Ce qui s’organise, ce n’est pas encore la riposte : c’est l’effacement. Combien encore faudra-t-il de cendres pour que la nation s’éveille ? Combien de villages livrés aux flammes, Combien de familles arrachées à la nuit, Combien de territoires conquis sans combat — faudra-t-il encore compter avant que les indifférents et les inaptes ne soient sommés de céder la place ? Combien d’espaces transformés en cendres, combien d’âmes délogées de leur histoire, combien de terres laissées à l’arbitraire faudra-t-il encore documenter avant que le peuple tout entier prononce son droit de rupture et dise enfin, d’un seul souffle : “Assez. Nous ne plierons plus.” Combien de ruines faut-il encore, pour que les forces patriotiques et progressistes se réunissent enfin, dans l’exercice souverain de leur devoir, et présentent à la nation une alternative crédible, capable de rétablir la paix, et de redonner sens au mot sécurité ? Combien de villages engloutis, combien de cris noyés dans l’indifférence — faudra-t-il encore entendre avant que les réservistes de la République soient habilités à sauver la barque nationale à la dérive ? Le seuil n’est plus devant nous — il a été franchi. Et avec lui, le temps des questions s’est dissous dans la cendre. Ce n’est plus l’heure de l’attente ni du doute : c’est celle du soulèvement. La voix surgit du gouffre, s’élève au-dessus des ruines, et grave dans la poussière le serment des vivants.Et déjà, dans le feu qui couve sous les braises oubliées, s’élabore le projet qui rassemble, qui répare, qui redonne forme au nom de la République — et qui, dans l’ardeur de sa lucidité, appelle un véritable renouveau démocratique.

  • Une éloquence en panne d’action

    Par : Novavox, Notre Éditorial.- - PC: Novavox - Dans une prise de parole qui n’a pas manqué de panache lors des Mardis de la Nation, le ministre de l’Éducation nationale, Antoine Augustin, a livré un diagnostic saisissant : l’école haïtienne, selon lui, serait désormais une architecture en ruines, ses élèves en errance cognitive, recyclés — faute d’alternatives — en recrues improvisées au service des gangs armés. Une analyse au scalpel, certes, mais dont la portée aurait été autrement salutaire si elle émanait d’un responsable réellement engagé dans la refondation du système qu’il dirige. Car à la place d’un plan rigoureux, d’une feuille de route, ou même d’un début de réforme, le ministre semble préférer l’art contemplatif du constat. Il admire la fissure, en fait une liturgie médiatique, et transforme la faillite éducative en slogan politique. Ce verbe sans action s’inscrit dans une tradition bien rodée : celle de responsables publics dépourvus de solutions, mais habiles à dramatiser, à vociférer, à se maintenir dans les privilèges du pouvoir tout en se dédouanant de ses responsabilités. Malgré les remous causés par cette déclaration, rien dans la sortie du ministre ne surprend. Elle illustre, avec une précision presque pédagogique, l’essoufflement d’une classe politique qui se heurte à ses propres limites, prisonnière d’une rhétorique flamboyante sans mécanisme de réparation. Ce que nous attendons n’est pas un tableau apocalyptique — nous l’avons déjà sous les yeux. Ce que nous attendons, c’est un sursaut. Et une politique éducative qui ne recycle pas le mal en mots, mais le transforme en réponse. Ce que nous attendons — ce ne sont pas des diagnostics creux, ni des envolées lyriques sur les racines du mal. Ce que nous attendons, c’est un pouvoir qui puisse enrayer la descente aux enfers du pays. Nous ne sommes pas en quête de métaphores flamboyantes, mais de mécanismes concrets. Nous ne réclamons pas de rhétorique, mais de direction. Ce que nous attendons et ce que nous demandons, ce sont des dirigeants capables d’articuler des réponses tangibles aux défis structurels du pays : éducation, sécurité, justice, souveraineté. Des femmes et des hommes investis, non pas dans la célébration du chaos, mais dans son redressement. Des leaders qui ne confondent pas lucidité avec renoncement, ni verbe avec solution. Ce que nous attendons, ce que nous réclamons, ce que nous exigeons — ce n’est plus une voix qui commente l’abîme, mais une volonté qui bâtit. Ce que nous attendons et ce que nous demandons, c’est une vision nouvelle — exigeante, lucide, implacable — à la tête du pays. Une vision qui ne se contente plus de contempler les ruines mais qui s’attelle à les reconstruire. Une vision qui rompt avec l’ère de ces populistes éloquents, qui brillent par leurs figures de style mais s’éteignent dès qu’il s’agit de panser la moindre fracture nationale.L’heure n’est plus aux métaphores ni aux constats. Elle est à la refonte. Elle est au renouveau démocratique.

  • L'Amérique ferme les portes, les gangs ouvrent les tombes

    Par : Novavox, Notre Éditorial.- L’exil n’a jamais été un choix. Pour des milliers d’Haïtiens, c’est une fuite, une tentative d’échapper à l’abîme. Mais alors que la violence gangrénée s’étend sur leur terre natale, l’Amérique choisit le rejet, le renvoi, l’indifférence. Elle referme ses portes avec fracas — comme pour effacer la responsabilité historique qu’elle porte dans l’effondrement d’Haïti. À peine expulsés, les déportés haïtiens sont jetés dans la gueule du chaos. Ils n’ont pas de quartier sûr. Pas de gouvernement capable de les protéger. Ils n’ont même pas l’illusion d’un système judiciaire fonctionnel. Ce que l’on appelle “retour” ressemble davantage à une relégation vers la mort — lente ou brutale, mais toujours orchestrée par les armes des gangs et l’abandon des élites. Et que dire des familles séparées, des enfants arrachés à leurs repères, des destins pulvérisés dans un corridor diplomatique sans humanité ? La peur n’a pas de nationalité. L’urgence, elle, ne tolère ni lenteur, ni cécité volontaire. Ce crime sans bruit mérite des mots qui résonnent. Car refuser l’accueil à ceux qui fuient la barbarie, c’est coopérer avec leurs bourreaux. Et déporter sans stratégie humanitaire, sans coordination avec une structure étatique fonctionnelle, c’est signer des condamnations en bloc — un par un, nom après nom. L’Amérique peut invoquer la loi. Mais aucune loi ne justifie l’expulsion vers un vide aussi meurtrier. Et aucun État ne peut se prétendre moral quand il renvoie des êtres humains vers des territoires où la tombe est plus certaine que le logement. Les Haïtiens ne sont pas à la recherche d’aumônes. Ils ne quémandent pas. Ils réclament, légitimement, ce qui leur est dû : un regard qui reconnaît leur humanité, une politique migratoire qui intègre la mémoire coloniale, une solidarité qui transcende les intérêts géopolitiques. Haïti ne demande pas la pitié. Elle exige la reconnaissance. Reconnaissance du rôle des puissances étrangères dans son effondrement. Reconnaissance de la valeur de ses enfants, qu’ils soient à Port-au-Prince, à New York, ou dans les limbes migratoires. Reconnaissance de sa résilience, de sa dignité, de son droit à la souveraineté. Et surtout : reconnaissance du droit de vivre. Car dans chaque vol d’expulsion, dans chaque silence diplomatique, dans chaque frontière refermée, ce n’est pas seulement une population que l’on rejette — c’est un peuple entier que l’on nie. Bonne nouvelle : l’heure du compte a sonné pour la politique migratoire cruelle de Trump Ce qui fut jadis un levier électoral puissant devient aujourd’hui un fardeau politique. Les derniers sondages Gallup et YouGov révèlent un basculement historique : 79 % des Américains considèrent désormais l’immigration comme une bonne chose pour le pays , un record absolu. Même chez les Républicains, le soutien à l’immigration a bondi — de 39 % à 64 % en un an. La rhétorique de la peur, les promesses de déportations massives, les raids de l’ICE et les politiques de fermeture brutale des frontières ne séduisent plus. 62 % des Américains désapprouvent la manière dont Trump gère l’immigration, dont 45 % qui expriment une désapprobation forte. Et ce n’est pas tout : Le nombre d’Américains souhaitant réduire l’immigration est passé de 55 % à 30 %3. Le soutien aux voies de régularisation et de citoyenneté pour les sans-papiers atteint 78 %, avec une hausse marquée chez les Républicains. Même les partisans de Trump montrent des signes de lassitude : 16 % des électeurs trumpistes disent avoir une perception moins favorable de lui depuis son retour au pouvoir. Ce que Trump appelait “la plus grande opération de déportation de l’histoire” se heurte à une Amérique qui, peu à peu, retrouve sa conscience. Les sondages ne sont pas des verdicts définitifs, mais ils sont des baromètres : et celui-ci indique que la tempête morale commence à souffler contre les politiques migratoires brutales.

  • Ils nous prennent pour des imbéciles …

    Par : Novavox, Notre Éditorial - PC: NOVAVOX- Les instigateurs du chaos en Haïti s’adressent à nous comme à des consciences éteintes, comme si la vérité nous était inaccessible. Ils nous parlent comme si penser était un privilège qu’ils nous refusaient. Mais c’est leur discours, non notre intelligence, qui vacille face à l’évidence. Leur rhétorique n’éclaire rien ; elle obscurcit sciemment. Elle n’est pas maladresse — elle est stratégie. Une stratégie d’effacement de notre lucidité, de notre mémoire, de notre dignité collective. Ce mépris n’est pas inconscient : il est calculé, structuré, récurrent. Or, à cette parole qui insulte, nous opposons la parole qui révèle. Celle qui démasque. Celle qui ne se plie pas. Car il ne suffit plus de dénoncer : il faut nommer, exposer, refuser. Il faut riposter avec la force tranquille de ceux dont la conscience n’a jamais été éteinte, mais volontairement ignorée. La parole comme camouflage du chaos Alors qu’un membre du Conseil présidentiel de transition s’est récemment félicité d’une amélioration notable de la situation sécuritaire en Haïti, les chiffres rappellent une vérité autrement plus tragique : près de 5 000 vies fauchées en moins d’un an par la violence des gangs, et 1,3 million de déplacés à travers le territoire. Les gangs ne cessent d’étendre leur emprise, repoussant chaque jour les limites de leur contrôle territorial. Le seuil de l’effondrement national semble plus tangible que jamais, au point que des appels urgents émergent pour protéger les communes frontalières comme Lascahobas — ultime rempart avant la débâcle. Sous le slogan glaçant " Nap fè l jan blan mande l la ", Viv Ansanm impose sa loi par la terreur et précipite des milliers d’Haïtiens vers l’exil. La fuite devient la seule échappatoire pour ceux que le chaos dépossède — chaos dont ces groupes sont les architectes. Leurs actions ont mis la nation à genoux ; leurs armes ont redessiné les frontières de l’insécurité. Et voilà qu’aujourd’hui, leur porte-parole invoque la sympathie à l’égard des déportés, comme si cette brutalité n’était pas orchestrée, comme si cet exil n’était pas provoqué. Ce n’est pas là un revirement — c’est une tentative de réhabilitation. Mais on ne lave pas le sang des rues avec des mots compatissants. On ne s’absout pas d’un projet destructeur par une déclaration de circonstance. Car chaque déplacement forcé, chaque famille disloquée, chaque départ contraint porte la marque de cette violence qu’ils revendiquent. Et la sympathie, dans ce contexte, sonne comme une insulte à ceux qui fuient leurs balles. L’histoire retiendra que ce n’est pas la misère qui a chassé ces gens — c’est le pouvoir armé d’un slogan. Et que ceux qui en parlent aujourd’hui avec douceur sont ceux qui, hier encore, en faisaient le fer de lance. Tandis que les opérations de l’ICE traquent inlassablement les Haïtiennes et Haïtiens ayant trouvé refuge aux États-Unis, leurs nuits s’alourdissent de veille et leurs jours s’assombrissent de crainte. Chassés par une violence devenue structurelle, ils se voient aujourd’hui sommés de rebrousser chemin — expulsés par une nation qui, paradoxalement, se réclame de l’asile et des droits humains. Et pourtant, à Port-au-Prince, l’ambassade américaine se proclame solidaire du peuple haïtien dans sa quête de justice et de sécurité. Mais que vaut cette solidarité lorsque ceux qui fuient sont pourchassés, lorsque les discours se drapent de compassion pendant que les politiques s’exécutent sans ménagement Quelle est la finalité réelle de la présence diplomatique américaine en Haïti, si ce n’est celle d’un décor sans consistance ? Car on ne peut, d’un côté, prêcher la stabilité, la justice et la sécurité, et de l’autre, expulser ceux qui en sont les témoins les plus accablés. La solidarité ne se décrète pas — elle se prouve. La sincérité ne se mesure pas au nombre de communiqués, mais à la cohérence des actes. Or, la politique migratoire des États-Unis, en particulier à travers les opérations de l’ICE, contredit ouvertement le discours diplomatique tenu à Port-au-Prince. Si la diplomatie consiste à tisser des ponts, alors chaque expulsion est une fracture. Nous ne sommes pas dupes — nous sommes le regard qui perce la mise en scène  Il est urgent de dénoncer ces discours qui maquillent le chaos. Ce mépris qui nous est servi n’est pas une erreur — c’est un projet. Et à ce projet, nous opposons la vigilance. Nous affirmons notre droit à comprendre, à nommer, à déconstruire. Car la vérité n’est pas inaccessible : elle est soigneusement dissimulée. Et nous savons lire entre les lignes, débusquer les silences complices, déjouer les rhétoriques truquées. Nous n’attendrons pas qu’on nous accorde le droit d’exister dans le discours — nous l’exerçons. Chaque mot que nous posons est une reconquête. Chaque lucidité est une insubordination. Car ils ont peur non de notre ignorance, mais de notre clairvoyance. Et c’est précisément pour cela que nous écrivons, que nous parlons, que nous exposons. Non pas pour répondre à leur injonction, mais pour briser l’enclos qu’ils cherchent à dresser autour de nos consciences.

  • Lascahobas n’est pas une perte acceptable — Lalime le dit en criant

    Par : NOVAVOX, Notre Éditorial. -PC: novavox- Dans une tribune publiée le 7 juillet 2025 par Le Nouvelliste , l’économiste Thomas Lalime met en garde contre une bascule stratégique : la prise de Lascahobas par des groupes armés constituerait bien plus qu’un épisode de violence locale. Elle incarne, selon lui, un tournant décisif dans une offensive territoriale coordonnée qui menace directement la souveraineté de l’État haïtien. L'économiste rappelle que Lascahobas ne relève pas du détail géographique — c’est un carrefour vital, situé à la frontière dominicaine, où circulent marchandises, populations, et flux informels. Sa perte ouvrirait un corridor aux groupes armés, facilitant leur avancée vers des régions clés du Centre, du Nord et du Nord-Est, et risquant de compromettre des pôles majeurs comme Hinche, Cap-Haïtien ou Fort-Liberté. Pour Thomas Lalime, la chute de Lascahobas serait la perte d’un verrou stratégique : le dernier rempart avant l’effondrement total de l’ordre national, avec des répercussions dramatiques sur les plans économique, sécuritaire et diplomatique. Lalime décrypte une stratégie de conquête territoriale menée avec une redoutable précision, face à un État morcelé, enlisé dans l’improvisation et l’absence de vision stratégique. Il soutient que la conquête de cette commune frontalière par des organisations criminelles armées traduirait l’incapacité croissante de l’État à préserver ses frontières, ses institutions, et sa légitimité. En somme, l’économiste ne dépeint pas seulement une ville attaquée, mais une nation au bord d’une désintégration territoriale, où le chaos se mue en système et l’abandon en politique.  Le compte à rebours de la responsabilité est engagé Le cri de Lalime résonne comme un glas — celui d’une République assiégée, où chaque jour perdu effrite davantage les remparts d’une souveraineté déjà vacillante. C’est un compte à rebours silencieux, une urgence sans tambour, qui fait peser sur chaque citoyen, chaque institution, la gravité d’une responsabilité qui ne peut être ajournée. Cependant, toute espérance placée dans le CPT relève désormais de l’illusion. Ses quinze mois de gestion du pouvoir ont scellé une triple faillite — étatique, sécuritaire et sociale. Loin de rétablir l’ordre, il a aggravé les fractures, amplifié l’ascension des réseaux criminels et plongé les populations dans une vulnérabilité endémique. L’indignation comme épilogue de la destruction En effet, le CPT traverse les drames comme une ombre muette : l’hôtel Oloffson en flammes, comme tant d’autres symboles perdus, devient le théâtre silencieux d’une République absente, dont l’indignation ne surgit que lorsque tout est déjà consumé. Similairement, les tuteurs internationaux endossent le rôle de Ponce Pilate : ils se déclarent solidaires des "efforts du peuple haïtien pour la paix et la sécurité", tout en s’abstenant de toute responsabilité tangible face à l’effondrement qu’ils prétendent accompagner. Entre temps, le peuple haïtien subit les ravages d’un chaos structurel, alimenté par l’impunité et la collusion. Cette faillite, bâtie pierre par pierre, ne laisse qu’une seule issue : celle d’un sursaut national porteur d’un véritable renouveau démocratique, seul antidote à une capitulation méthodiquement orchestrée. L’heure tourne, et Lascahobas retient son souffle — reflet d’un pays en sursis. Mais aucune pelleteuse du silence ne viendra ensevelir la mémoire d’un peuple debout. Agir devient impératif !!!

  • Inacceptable : le CPT et le gouvernement poursuivent leur œuvre totalitaire

    Par : Sonet Saint- Louis av, Professeur de droit constitutionnel à la faculté de droit et des sciences économiques de l'université d'État d’Haiti. -PC: Novavox- Lorsque j'ai examiné pour la première fois le texte de l'avant-projet de Constitution endossé par le CPT et le gouvernement, je me suis dit : « Ce texte a été élaboré par des crétins-fraudeurs ». Bien que cette idée fût une vérité, je n'ai pas osé la dire publiquement. Car cette expression ne saurait être celle d'un professeur dont la mission est de permettre l'organisation du savoir. Ce matin, lorsque j'ai pris connaissance d'un décret publié par le gouvernement pour l'organisation d'un référendum constitutionnel visant à remplacer le texte fondateur de 1987, dans notre pays où l'ONU vient à peine de nommer un commissaire pour gérer son effondrement, j’ai alors réalisé que ceux qui gouvernent notre république ne valent rien et qu’il était temps que nous nous engagions dans une véritable radicalité pour mettre ces gens hors d'état de nuire. Ce sont des crétins, les mêmes qui, depuis trois décennies, fabriquent des textes qui brouillent la cohérence de notre système juridique national, coiffé par la Constitution en vigueur, œuvre du peuple puisqu’il en est à la fois l’auteur et le rédacteur. Ce texte est tellement dépourvu de toute valeur qu’il est inutile de le soumettre à la correction : il est bon pour la poubelle. Bêtises sur bêtises Trois exemples traduisent la grande imbécillité des rédacteurs de ce texte. La première : ils ont « harmonisé » les mandats des parlementaires, les réduisant à cinq ans. Or, la Chambre des députés fonctionne comme une législature. Le mandat de la Chambre des députés constitue une législature. Il n’en est pas de même pour le Sénat. Cette branche législative ne forme pas une législature : elle siège en permanence. On ne peut pas harmoniser le mandat des sénateurs avec celui des députés. La permanence du Sénat s’explique par son renouvellement par tiers tous les deux ans. Il n’y a pas de discontinuité dans la permanence du temps. Le temps du Sénat est infini et ne s’arrête pas. Donc, il y a absence de succession. Or, pour la Chambre des députés, une législature succède à une autre. Ils doivent lire Emmanuel Kant. Une Constitution est avant tout une œuvre philosophique avant d’être juridique. La deuxième faute, tout aussi grotesque, relevée dans ce fameux avant-projet concerne l’instance chargée du contrôle de la conformité à la Constitution. Ces « constituants » ont institué un Conseil constitutionnel chargé d’assurer la suprématie de la Constitution et de la loi, tout en maintenant un pouvoir judiciaire indépendant, dont les juges ne sont désignés ni par le suffrage universel direct, ni même au second degré. En droit, les règles et les institutions sont toujours liées à une philosophie ou à une théorie. Un pouvoir judiciaire, à côté d’un Conseil constitutionnel, c’est carrément du bricolage. Les constituants autoproclamés doivent d’abord étudier le réalisme juridique, ce courant théorique développé aux États-Unis, pour comprendre pourquoi notre Cour de cassation est une Cour suprême dans notre pays, traditionnellement un État unitaire. Les emprunts maladroits ne peuvent aboutir qu’à une situation de chaos juridique, synonyme d’instabilité permanente.Pourquoi avoir critiqué dans le temps le président Jovenel Moïse si c’est pour reproduire ce qu’il avait initié ? La troisième contradiction que tout un chacun peut constater, c’est que le CPT, bien qu’il n’ait aucun lien avec la Constitution, a vu ses membres prêter serment sur ladite Constitution. Il s’y réfère pour fonder juridiquement ses décisions depuis son installation. Voilà qu’aujourd’hui, par un décret référendaire, le CPT met fin à l’existence de la Constitution de 1987, qui régit encore l’État. Quel paradoxe ! Non à l’inadmissible! Face à la déstabilisation de l’État, nous avons l’obligation patriotique et citoyenne d’organiser la révolte partout dans le pays pour faire partir ces corrompus et vendeurs de patrie, en mission pour des intérêts étrangers, avant que l’inadmissible ne soit commis. Chez moi, dans mon quartier, il n’y aura pas de bureau de vote car je ne peux pas cautionner cette imposture. Il devrait en être ainsi dans tout le pays. Dans ce contexte de trahison politique et de démantèlement institutionnel, il ne s’agit plus de commenter ou d’argumenter. Il s’agit d’agir. Refuser de cautionner cette imposture, refuser de collaborer à un simulacre de démocratie, c’est déjà poser un acte de souveraineté. Partout où le peuple est encore debout, il doit dire non. Non à la manipulation, non à l’effacement de la volonté populaire, non à la liquidation de notre histoire constitutionnelle. Ce combat ne peut être ni passif ni improvisé. Face à la bêtise de nos élites, nous sommes acculés à l’insoumission : elle seule peut nous protéger — à condition d’être lucide, organisée et enracinée dans l’intérêt national.

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