Haïti : ni soumise, ni vendue, portée par sa propre lumière
- Renouvo Demokratik
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Par: Novavox, Notre Éditorial.-
« La violence actuelle causée par les gangs ne pourra être stoppée que par un leadership constant et fort, bénéficiant du plein soutien du peuple haïtien. »
Marco Rubio, secrétaire d’État des États‑Unis
Depuis trop longtemps, Haïti vit sous un régime de tutelle déguisée. La crise que traverse le pays n’est pas un accident : c’est le résultat direct d’une démocratie confisquée, méthodiquement détournée par une communauté internationale qui s’arroge le droit de décider à la place du peuple haïtien. En somme, elle veut choisir nos dirigeants, dicter nos lois, contrôler notre sécurité, orienter notre développement. Elle veut un pays sans peuple, un État sans souveraineté, une nation sans voix.
Les récents événements à Port-au-Prince, suivis d’un déluge de déclarations diplomatiques à l’approche du 7 février, ont arraché le voile. Ils exposent au grand jour les véritables architectes de l’ingérence, ceux qui prétendent parler pour Haïti alors qu’ils n’ont jamais écouté les Haïtiens. Ils révèlent surtout combien le chemin reste long pour que les Haïtiens reprennent pleinement le contrôle de leur destin.
Ces interventions ne sont pas des gestes de solidarité. Ce sont des actes de domination. Elles approfondissent la crise parce qu’elles s’opposent frontalement à la volonté du peuple, qui réclame la paix, la justice, la démocratie réelle. Elles cherchent à étouffer la liberté, à neutraliser la souveraineté, à maintenir Haïti dans un état de dépendance permanente.
Nous ne sommes pas dupes des manipulations en cours, destinées à brouiller les lignes, à nous faire confondre nos ennemis avec nos amis. Nous ne sommes pas dupes des discours qui tentent de nous vendre nos bourreaux comme des sauveurs. Nous ne sommes pas dupes de ce qui se dit et se trame : tout cela vise à prolonger le chaos, à maintenir l’asphyxie du pays, à empêcher l’émergence d’un véritable projet national
Malheureusement, ces déclarations ne résistent pas à l’épreuve des faits. Nous connaissons très bien les auteurs de nos malheurs, leurs réseaux, leurs complices, leurs ramifications profondes avec les gangs armés qu’ils financent, protègent et utilisent comme instruments de terreur et de contrôle. Nous savons qui orchestre la violence et qui en récolte les dividendes.
La vérité est simple : Haïti n’est pas ingouvernable. Haïti est confisquée. Confisquée par ceux qui prétendent l’aider. Confisquée par ceux qui fabriquent le chaos pour mieux imposer leurs solutions. Confisquée par ceux qui veulent une nation à genoux pour mieux la gérer.
Mais la bataille continue. Et elle ne s’arrêtera pas tant que le peuple haïtien n’aura pas repris ce qui lui appartient : sa souveraineté, sa dignité, son avenir.
Il est tout aussi puissant de voir des organisations de la société civile, telles que la Coordination Régionale des Organisations du Sud-Est, la Centrale unitaire des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé, le Renouveau démocratique, le Congrès patriotique, le Groupe de Réflexions sur Haïti (GRH), le collectif du Congrès National de Ouanaminthe, le Front commun de la société civile et bien d’autres encore, avancer des alternatives fidèles à leurs aspirations citoyennes. Elles prouvent la vitalité d’un pays résolu à tracer lui‑même ses voies de sortie.
Haïti ne se rendra pas. Haïti ne se vendra pas. Haïti se relèvera.













Commentaires