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Le CPT face au test de souveraineté

  • Photo du rédacteur: Renouvo Demokratik
    Renouvo Demokratik
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Par : Novavox.-

Le bras de fer entre le CPT et le Premier ministre Alix Fils-Aimé se poursuit. Selon les informations qui nous sont parvenues, le Conseil présidentiel de transition s’apprêterait à nommer l’actuel ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Metellus, originaire de Petit-Goâve, comme Premier ministre en remplacement de l’occupant actuel de la Villa d’Accueil. L’arrêté de nomination aurait même été transmis au Directeur des Presses nationales pour publication, ce qui serait un signe que le processus pourrait être déjà engagé.

Cependant, un autre élément vient complexifier la situation. Il semblerait que plusieurs ambassades étrangères à Port-au-Prince s’opposent au limogeage de M. Fils-Aimé. Cette résistance diplomatique introduit une dimension externe qui pèse lourdement sur un dispositif transitoire déjà fragile. Pour l’instant, rien n’est clair, et l’issue de ce bras de fer demeure incertaine. Le CPT ira-t-il au bout de sa démarche malgré les pressions internationales ? La question reste ouverte.

Pour comprendre la portée de cette confrontation, il faut rappeler que le conflit ne se limite pas à un simple changement de Premier ministre. Il révèle des tensions plus profondes sur la définition même du pouvoir dans la transition. D’un côté, le CPT revendique son droit de nommer et de révoquer le chef du gouvernement, conformément à sa lecture de ses prérogatives. De l’autre, le Premier ministre actuel s’appuie sur la continuité administrative et sur l’appui d’acteurs internationaux pour consolider sa position.

Cette divergence crée un vide d’autorité, où chaque camp teste les limites du cadre transitoire. À cela s’ajoutent les réticences exprimées par certaines ambassades étrangères, qui montrent à quel point la transition haïtienne demeure exposée aux pressions diplomatiques. Ce jeu d’influences extérieures, qu’on le présente comme un appui ou qu’on l’assume comme une ingérence, met crûment en lumière un exécutif pris en étau : d’un côté, la légitimité que lui confère le mandat national ; de l’autre, les attentes pressantes de chancelleries qui prétendent orienter la transition. Cette tension révèle moins un simple désaccord diplomatique qu’un affrontement direct autour du droit du pays à décider pour lui‑même.

Ainsi, ce bras de fer dépasse largement la question d’un remaniement gouvernemental. Il met en lumière les contradictions d’une transition où souveraineté, légitimité et stabilité s’entrecroisent, sans qu’aucune ligne claire ne semble encore se dégager.

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