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La rivière de sang qui démasque les imposteurs politiques

il y a 2 minutes
2 min de lecture

Par : NovaVOX, Notre Éditorial.-

Le sang a encore coulé en Haïti. À Gros-Morne, dans l’Artibonite, le gang Kokorat San Ras a massacré environ onze paysans, travailleurs de la terre, citoyens sans défense, abandonnés à une violence devenue un système.

Ce nouvel épisode n’est pas une anomalie : c’est la preuve que l’État haïtien n’existe plus que sur le papier, et que ceux qui prétendent le diriger ne dirigent rien.

Kenscoff. Artibonite. Gréssier. Gros-Morne. Partout, le sang coule à flots. Les autorités observent ce fleuve de

sang à une distance qui confine à l’indécence.

Ce fleuve n’est pas un accident. Ce fleuve est le produit direct de leur incapacité politique, de leur absence de vision et de leur renoncement à gouverner.

Cette rivière de sang est la signature de leur faillite institutionnelle. Cette rivière de sang prouve leur incompétence, si profonde qu’elle relève d’une participation passive au chaos. Cette rivière de sang est le tombeau de leurs ambitions politiques, englouties dans l’effondrement qu’ils ont laissé s’installer. Cette rivière de sang est le verdict politique le plus clair : ils ont échoué, et leur échec se mesure en vies humaines.

Pendant que les communautés se vident, que les familles fuient et que les morts s’accumulent, les dirigeants se réfugient derrière des discours creux, des conférences de presse vides et des promesses recyclées. Ils parlent de “plans”, de “réformes” et de “coopération”. Mais la réalité est simple : ils ne contrôlent plus le territoire, ne protègent plus la population, ne gouvernent plus l’État.

Quant à la communauté internationale, elle adopte une posture de gestionnaire. Elle calcule, temporise et attend que la situation devienne un argument diplomatique ou un prétexte stratégique. Elle ne voit pas un peuple en danger. Elle voit un dossier à traiter.

La rivière de sang qui traverse Haïti n’est pas seulement un symbole. C’est un acte d’accusation politique.

C’est une condamnation institutionnelle. C’est la rupture définitive entre un peuple abandonné et des dirigeants ayant perdu toute légitimité.

Tant que cette rivière coulera, aucune parole officielle ne sera crédible. Tant que cette rivière coulera, aucune ambition politique ne sera recevable. Tant que cette rivière coulera, Haïti ne sera pas gouvernée. Elle sera trahie.

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