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  • Mesaj Solidarite pou Brigadye Kanapevè

    Par : KOMITE SOUTYEN KANAPEVĖ(KOSIKAV) - Seremoni omaj pou Brigadye ki tonbe/ Plas Kanapevè 3 me 2025- Dyaspora a nan Nouyòk salye kouraj ak detèminasyon brigadye kanapevè ki tonbe nan batay pou sekirite, jistis ak otodefans konpatriyòt nou yo. Nap salye konpatryòt ki viktim osnon blese. N ap di yo kenbefèm pa lage. Etensèl sila a reflete nesesite pou tout zòn kapital la tankou pwovens konnen se mèt kò ki veye kò. Ayisyen anndan kou deyò genyen je yo brake sou kanapevè ki konprann klèman se pa leta tyoul, kowonpi, piyajè ki ka pote solisyon pou rezoud pwoblèm malouk Ayiti ap konfwonte jodia. N ap salye tout zanmi, fanmi brigadye ki tonbe yo. Nou pap janm bliye sakrifis yo. San yo pa koule pou granmesi. Sakrifis sa yo reflete bon jan tradisyon ayisyen vanyan fanm kou gason. Viktwa se pou pèp ki batay. VIV KOLABORASYON POPILASYON AN AK LAPOLIS AK SOLDA KONSYAN SĖL SOLISYON POU SÒTI NAN SITIYASYIN MALOUK NOU YE A SE PĖP LA KI POU ANTRE NAN BATAY.

  • Viv Ansanm, une désignation qui change tout : l'Haïti au bord du jugement mondial

    Par : Georges DUPERVAL Coordonnateur Général BATON JENÈS LA -Credit: Novavox- La désignation du groupe armé Viv Ansanm comme organisation terroriste par les États-Unis marque un tournant historique dans la crise haïtienne. Ce n’est plus seulement un problème de sécurité nationale. C’est une requalification radicale du chaos haïtien : le pays est désormais perçu comme un terrain d’opération terroriste dans l’hémisphère occidental. Et les conséquences, à la fois visibles et silencieuses, seront implacables. D’abord pour Haïti, cette désignation précipite son isolement. Le regard du monde change. Les États ne traiteront plus ce dossier comme une simple instabilité locale, mais comme une menace pour la sécurité régionale. L’image du pays s’assombrit, se referme, se stigmatise. Les relations diplomatiques seront soumises à condition. Les flux financiers, humanitaires ou de coopération passeront désormais par des filtres de sécurité renforcés. Le pays entre dans une ère de suspicion mondiale. Au niveau bancaire, le système haïtien entre en zone rouge. Toute banque locale ou institution de microfinance soupçonnée de faciliter les transactions des gangs tombera dans le viseur du Trésor américain et de ses partenaires. Les transferts d’argent de la diaspora, les virements internationaux, les mouvements en devise, les comptes en nom fictif, tout sera scruté. Et si les institutions haïtiennes échouent à prouver leur intégrité, elles pourraient être déconnectées du système bancaire international, une sanction financière d’une ampleur catastrophique pour une économie déjà agonisante. Copyright© Novovox - Cette désignation donne aussi un fondement légal à des actions étrangères musclées. Les États-Unis, le Canada, la France et d’autres alliés peuvent désormais justifier l’usage de drones, de forces spéciales, voire de frappes ciblées si les chefs de gangs sont classés comme menaces terroristes. L’intervention de la mission multinationale, menée par le Kenya, prend désormais une autre dimension : elle n’est plus là pour sécuriser, mais pour démanteler une structure terroriste. Le droit international autorise la neutralisation immédiate de tout groupe ou individu lié à une organisation terroriste. La justice haïtienne, impuissante ou corrompue, pourrait être contournée. Le Conseil Présidentiel de Transition, les ministres, les hauts fonctionnaires du pouvoir doivent comprendre qu’ils sont désormais eux aussi sous surveillance. Toute complicité avec Viv Ansanm active ou passive peut être qualifiée de collaboration avec une organisation terroriste. Cela signifie des sanctions personnelles, la saisie de biens, des blocages de visa, et dans certains cas, des mandats d’arrêt internationaux. Leur pouvoir déjà fragile est maintenant conditionné à une action immédiate et visible contre les gangs. Sinon, ils tomberont. Quant aux oligarques, ceux qui financent, protègent ou utilisent les gangs comme bras armé pour défendre leurs intérêts commerciaux ou politiques, ils sont directement menacés. Leurs entreprises, leurs comptes offshore, leurs investissements à Miami, au Canada, en République dominicaine sont désormais à portée des services de renseignement financiers internationaux. L’argent du kidnapping, des rançons, de la drogue ou du trafic d’armes sera traqué. La réputation de ces puissants souvent intouchables dans leur pays sera réduite en cendres sur la scène mondiale. Ils seront traités comme des soutiens logistiques du terrorisme. Mais les gangs eux-mêmes ne sont pas invincibles. Derrière leurs fusils et leur arrogance, ils sont terriblement vulnérables. Leur force dépend de réseaux d’approvisionnement en armes, d’argent, de carburant et de silence. Or tous ces réseaux seront désormais attaqués. Leurs bases logistiques, leur approvisionnement, leurs caches de munitions deviendront des cibles prioritaires. Leurs relations internationales seront coupées. Ils ne pourront pas fuir : pas de refuge en République dominicaine, pas de protection à Miami, pas d’exil en Amérique Latine. Interpol les traquera. Ils seront isolés comme des pestiférés. Et surtout, ils sont divisés. Viv Ansanm n’est pas un mouvement homogène. C’est un assemblage de groupes rivaux unis par l’argent et la peur. La pression extérieure, les trahisons internes, la panique, la faim, les morts inutiles finiront par briser leurs alliances. L’histoire des groupes armés l’a toujours prouvé : plus la lumière se fait sur leurs crimes, plus leurs structures s’effondrent. Le peuple haïtien, lui, commence à se lever. Les vidéos de dénonciation, les cris dans les rues, les prières publiques, les manifestes sur TikTok et WhatsApp forment un autre front. Celui de la conscience populaire. Même sans armes, le peuple peut être un détonateur moral et politique. Et cette énergie doit être protégée, canalisée, organisée. Ce message s’adresse enfin à tous les complices, visibles ou cachés. Vous qui financez les gangs sous couvert de contrat, d’aumône, de « négociation » ou de « stratégie politique », sachez que vous êtes dorénavant considérés comme complices de terrorisme. Vous qui fermez les yeux dans les institutions, qui effacez des noms, qui bloquez des mandats, vous êtes complices. Vous qui utilisez la presse pour laver les criminels ou pour salir ceux qui résistent, vous êtes complices. Le monde vous regarde. Il a des preuves. Et il n’oubliera rien. La désignation de Viv Ansanm comme groupe terroriste est un appel à la justice, pas à la vengeance. C’est une main tendue au peuple, une gifle pour les traîtres, et une alerte pour ceux qui croyaient pouvoir faire alliance avec le mal en toute impunité. Haïti est au bord d’une renaissance ou d’un effondrement total. Ceux qui choisiront la justice écriront une nouvelle page. Ceux qui persistent dans l’ombre du crime seront balayés, et leur mémoire salie à jamais. Le moment de vérité est arrivé.

  • Les Frissons Rebelles du Canapé-Vert

    Haïti : Le Grand Silence des Traîtres. PAR: Georges DUPERVAL, Coordonnateur Général BATON JENÈS LA Quand la nation s'effondre, les traîtres prospèrent. Mais il reste encore un souffle prêt à renverser l'histoire. Pendant que les armes tonnent et que les larmes ruissellent, la majorité de ceux qui prétendaient défendre Haïti ont fui, trahi, ou vendu leur conscience. Ce texte n’est pas une plainte, mais un cri de guerre. Il est temps de déchirer le voile de l’hypocrisie et d’appeler chaque Haïtien conscient à la révolte intérieure et extérieure. Voici la vérité nue : Haïti est trahie par ses propres fils. Mais une minorité invincible peut encore sauver la patrie. Aujourd’hui, Haïti est nue. Face à l’insécurité, face aux gangs, face à la violence sauvage, face à l’humiliation quotidienne, Haïti est seule. Tout ce que le peuple avait longtemps vénéré, espéré ou imploré s’est effondré. Les croyances mystiques, les sociétés secrètes, les églises, l'État, les élites économiques et sociales, tous ceux qui prétendaient protéger la nation, ont trahi. Le pays entier assiste, impuissant, à une apocalypse lente où les gangs sont devenus les vrais maîtres du territoire.Ils contrôlent les villes, les routes, les vies.Ils imposent leur loi au grand jour, sans crainte ni honte, pendant que ceux qui devaient défendre la patrie détournent les yeux, se cachent, marchandent ou pactisent. Quand les mystiques se taisent, les fusils parlent. Où sont passés les Tanpliers, les Illuminatis, les Francs-Maçons, les Rosicruciens, les sociétés secrètes qui, hier encore, faisaient frémir les foules par leurs mystères ? Où sont les Houngans, les Mambos, les grandes loges mystiques censées veiller sur la destinée de ce peuple ? Tous se sont tus. Tous ont abandonné leur rôle sacré pour se transformer en simples commerçants de services mystiques privés, vendant prières, protections et rituels au plus offrant, sans aucun engagement véritable envers la nation. Le mysticisme, qui devait être la colonne vertébrale spirituelle de notre résistance, a été vidé de sa substance. Il n’est plus qu’une marchandise, un commerce cynique, une fausse promesse dans un marché de dupes. Pendant que le peuple meurt, les temples sont fermés ou réduits à des boutiques. Un peuple qui attend des sauveurs meurt en silence. L'État, lui, est en ruines. Les généraux de l’armée ont disparu du champ de bataille. Les hauts responsables de la police nationale ont baissé les armes ou se sont vendus aux forces de destruction. Le président n'est plus qu'un fantôme institutionnel, manipulé comme une marionnette. Le Premier ministre, quant à lui, ressemble davantage à un bouffon qu'à un chef de gouvernement : incapable d'agir, incapable de protéger, incapable même de parler avec autorité. Et que dire du secteur privé ?Les grandes organisations patronales, les chambres de commerce, les multinationales locales et internationales ont troqué l’avenir du pays contre leurs profits immédiats. Ils pactisent ouvertement avec les criminels, financent les réseaux de l’ombre, alimentent l’instabilité pour mieux prospérer dans le chaos. Ils participent activement à la déconstruction de la nation en feignant l’innocence. Les confessions religieuses traditionnelles, catholiques et protestantes, les syndicats ouvriers, les associations de défense des droits humains, tous ceux qui prétendaient hier parler au nom de la justice et du peuple opprimé, se sont mués en courtisans silencieux. Ils préfèrent conserver leurs privilèges, leurs subventions, leurs passe-droits, plutôt que d'assumer le rôle historique que le moment exige. La vérité est cruelle, mais elle est sans appel : La trahison des élites est plus meurtrière que la violence des gangs. Toute l’architecture sociale, spirituelle, politique et économique d’Haïti est complice de sa propre destruction. Par la lâcheté. Par la corruption. Par la trahison. Par l’indifférence. Le peuple haïtien doit ouvrir les yeux. Aucun Dieu, aucun loa, aucun prêtre, aucun pasteur, aucun président, aucun général, aucun homme d'affaires ne viendra sauver Haïti si le peuple lui-même ne se réveille pas. Ce n’est pas seulement l’État qui est à reconstruire, c’est l’âme du peuple. La seule planche de salut désormais, c'est une révolte de la conscience nationale. Une insurrection morale, lucide, sans compromission. Une génération nouvelle, prête à tout sacrifier pour la vérité, pour la justice, pour l’indépendance réelle. Une génération qui refuse de vendre son âme pour un visa, pour un contrat, pour un poste, pour un petit privilège éphémère.Nous n’avons plus besoin de rituels vides, de communiqués stériles, de conférences hypocrites.Nous avons besoin d’un soulèvement de la dignité. Reconstruire Haïti exigera de tout renverser : Renverser les réseaux de corruption. Renverser les élites complices. Renverser les habitudes de résignation. Renverser la culture de la peur. Debout ou détruits, il n'y a plus d'alternative. Il ne s’agira pas simplement de changer des visages au pouvoir, mais de changer les mentalités, les pratiques, les rapports entre le citoyen et l'État, entre le citoyen et son frère. Le combat qui s’annonce est spirituel, moral, politique, économique et social à la fois. Il devra être mené sur tous les fronts, avec le courage des ancêtres qui, en 1804, avaient juré de mourir plutôt que de redevenir esclaves. Haïti ne pourra renaître que par l’éveil d’une minorité déterminée, lucide, incorruptible. Une minorité qui refusera l’hypocrisie des sociétés secrètes devenues banques d'affaires mystiques. Une minorité qui dénoncera les prêtres et les pasteurs vendus. Une minorité qui combattra les entrepreneurs criminels déguisés en philanthropes. Cette renaissance n’attendra pas les prochaines élections.Elle ne dépendra pas de l'arrivée hypothétique d'une mission internationale.Elle commencera le jour où chaque Haïtien digne décidera qu’il n’a plus peur. Quand l'État tombe, le peuple devient l'État. Plus peur de mourir. Plus peur de dénoncer. Plus peur de rêver. Plus peur de se battre pour ce qui est juste. Le Temps de la Résistance consciente Aujourd'hui, Haïti est à genoux. Mais de ce sol souillé peut jaillir une génération capable de se dresser, de marcher, de combattre et de vaincre. À condition de rompre avec la servitude volontaire. À condition d’enterrer la lâcheté collective. À condition d’oser, ensemble, écrire une autre page. Le temps de la peur est terminé. Le temps des illusions est terminé. Le temps des compromis honteux est terminé. Le temps de la Résistance consciente est arrivé. Haïti sera sauvée par ceux qui n’ont plus peur.Le sort d'Haïti ne sera plus décidé par ses bourreaux,mais par ceux qui, enfin, auront choisi de se tenir debout. ]

  • Il faut sauver Haïti du CPT : Appel à une transition authentique.

    Par: NOVAVOX, Notre Éditorial. - Credit: Artwork by Bousiko- Au cœur d’une crise politique inédite, notre nation se trouve à un tournant décisif. Le Conseil présidentiel de transition (CPT), initialement conçu pour guider Haïti vers la stabilité et préparer le terrain pour des élections crédibles, s’est transformé en un organe défaillant et autoconservateur, incapable de répondre aux besoins fondamentaux du peuple. Aujourd'hui, les mouvements citoyens fustigent ce dispositif qui, au lieu de favoriser un renouveau attendu, continue de nourrir la corruption et l'inaction . L'expérience du CPT s'est embourbée dans des dysfonctionnements profonds. Alors que l'espoir d'une transition vers un État démocratique et responsable semblait à portée de main, le constat est implacable: Les promesses de réformes et de stabilité se sont heurtées à une réalité marquée par l'inefficacité, l'absence de résultats tangibles, et une perte de confiance généralisée. En outre , le bilan du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en termes de sécurité est accablant. Depuis sa mise en place, la situation sécuritaire en Haïti s'est considérablement détériorée. Les gangs armés ont renforcé leur contrôle sur plusieurs régions, semant le chaos et la terreur. Le CPT n'a pas réussi à mettre en œuvre des mesures efficaces pour protéger la population. Des massacres et des attaques armées ont été enregistrés, et les droits fondamentaux des citoyens, tels que la libre circulation et la sécurité, continuent d'être gravement violés. Les efforts pour instaurer un climat de sécurité restent insuffisants, exacerbant la crise humanitaire et politique dans le pays.. Les appels à la dissolution du CPT se multiplient parce que ce « mauvais vin », loin de se bonifier avec le temps, ne fait qu’envenimer les défis d’un pays en souffrance., Face à cette situation critique, il devient urgent de repenser notre modèle institutionnel. Il ne s’agit pas seulement de démanteler un organe obsolète, mais de poser les jalons d’une nouvelle ère de gouvernance fondée sur la transparence, la justice et la participation effective du peuple. Pour sauver Haïti, les forces patriotiques, progressistes et les citoyens doivent unir leurs forces pour instaurer une transition véritablement démocratique, qui redonne espoir et ambition à chaque quartier de notre pays. Optimiser cette démarche implique de réimaginer les mécanismes d'organisation et de partage du pouvoir en Haïti, en privilégiant la transparence et l'équité. Plutôt que de s’enliser dans des pratiques de gouvernance qui perpétuent la corruption et l’exclusion, il est temps d’adopter une approche audacieuse : instaurer des mécanismes de contrôle rigoureux, favoriser le dialogue inclusif entre toutes les composantes de la société et mettre en place une feuille de route claire pour le redressement national. Il est également essentiel de mettre en œuvre des mesures strictes et coordonnées à l'échelle nationale, afin de démanteler les gangs et de rétablir durablement la paix et la sécurité. Cela passe par une stratégie globale, intégrant le renforcement des institutions judiciaires, le déploiement de forces de sécurité compétentes, ainsi qu'une collaboration étroite avec les communautés locales pour éradiquer les causes profondes de l'insécurité En définitive, sauver Haïti du CPT ne se résume pas à renvoyer un acteur politique défaillant, mais à amorcer une véritable renaissance institutionnelle. La transformation de notre pays repose sur une refonte approfondie de nos structures démocratiques, afin de garantir que la souveraineté populaire prévale sur tout intérêt partisan ou corrompu. Ce processus de transition exige une vision collective et déterminée pour qui, au-delà des discours, sait que chaque jour compte pour la survie , la sécurité et le renouveau d’Haïti.

  • Bilan d’un an du CPT : un gouffre financier, un désastre humanitaire

    Par : Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. 26 avril 2025 - Credit : haiti-sinking by Bill Day- Hier marquait le premier anniversaire de la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Un an d’atermoiements, de décisions opaques, d’incapacité à enrayer l’effondrement sécuritaire du pays. Alors que les Haïtiens vivent dans la peur, le dénuement, souvent à la belle étoile et la faim au ventre, les neuf membres du CPT continuent de coûter plusieurs millions de gourdes au trésor public — certaines sources évoquent jusqu’à 13 500 000 gourdes mensuellement. Sous le regard de Normil, les gangs ont élargi leur emprise, transformant des villes, villages et quartiers entiers en zones de non-droit, où ni l’État ni la loi ne pénètrent plus. La capitale, morcelée, saigne toujours. Le Centre-ville est fantomatique. Carrefour-Feuilles, Solino, Nazon, Pouplard, Bel-Air et, ce mois-ci : Saut-d’Eau, Mirebalais, puis cette semaine, Pacot... autant de noms qui évoquent désormais l’abandon, la fuite, la mort. Pendant ce temps, les forces de l’ordre sont désorganisées, mal équipées, démoralisées. Loin d’être le bouclier de la population, elles sont devenues les témoins impuissants d’un génocide rampant. Leur chef, l'incompétent Normil, pourtant, reste indéboulonnable et intouchable avec l'appui inconditionnel d'un certain Fritz Alphonse. Ils incarnent la continuité d’un système qui protège les coupables et sacrifie les innocents. Sur le plan politique, aucun progrès notable n’a été accompli. Aucun calendrier crédible de quoi que ce soit n’a été adopté. Les promesses de rétablir l’ordre constitutionnel se sont évaporées dans un brouillard de commissions et de nominations partisanes. Avec ce legs imposé par la Caricom et Anthony Blinken, la population restera sans représentation pour longtemps encore. Sur le plan social, la misère s’approfondit, les services publics sont inexistants. Et même l’exode n’est plus une échappatoire, face à l’haïtianophobie agressive de Luis Abinader et à la nouvelle politique migratoire de Donald Trump. Le CPT, c’est douze mois de simulacres, pour parler comme Mme Ternier. Il était censé incarner l’espoir ; il n’a apporté que le pire.C’est une transition qui piétine pendant que le pays s’effondre. Et au cœur de ce désastre, une même constante : Normil.À quel prix ? À tout prix. Peuple haïtien, avec des chefs aussi cyniques, aussi cruels, dont la cupidité aveugle empêche de voir une ruine pourtant éclatante, Viv Ansanm ne peut que triompher — à moins qu'un redressement n'intervienne avant qu'il ne soit trop tard. Messieurs, vous qui, par vénalité, persistez à soutenir et maintenir, envers et contre toute évidence, l'incompétence à la tête de notre principale force de défense nationale, vous vous comportez en assassins. À mes yeux, il n'existe aucune différence entre Viv Ansanm et vous, car vos crimes s’équivalent : les uns tuent, les autres laissent tuer. Les "bandits à cravate" dont on parle tant ces derniers jours, c’est d’abord vous : complices pleinement conscients, engagés à la fois objectivement et subjectivement aux côtés de Ti Lapli, Izo, Plip Plip et consorts dans leur œuvre de destruction. J’attends avec impatience le jour où la nation demandera des comptes.

  • Un pays qui souffre, un gouvernement qui détourne le regard

    UNE RÉPUBLIQUE LIVRÉE - CHRONIQUE D’UNE TRAHISON NATIONALE (2024 – 2025) Par : Georges DUPERVAL, Coordonnateur Général BATON JENÈS LA. - Credit : Francisco Silva- Le peuple documente sa propre histoire puisque ceux qui prétendent gouverner l’ont abandonnée. Le 25 avril 2024 marque le début d’une farce macabre. Un an plus tard, le 25 avril 2025, il ne reste que les cendres de ce qui fut autrefois un État. Entre ces deux dates, un peuple a crié, pleuré, résisté, pendant que neuf pantins silencieux, réunis dans un Conseil Présidentiel de Transition, se sont contentés d’exister. Ils n’ont ni gouverné, ni planifié, ni protégé. Ils ont obéi. À qui ? À ceux qui les ont mis là pour garantir l’échec, légitimer l’anéantissement et transformer Haïti en laboratoire de misère. Ce Conseil, composé de neuf corps tièdes et de neuf bouches muettes, est la plus cruelle expression de l’inutilité politique contemporaine. Non seulement ils n’ont rien accompli, mais ils se sont permis de célébrer leur propre immobilisme. Pendant qu’ils discutaient de postes, le pays sombrait. Pendant qu’ils servaient leurs maîtres, 12 millions d’Haïtiens sur le territoire et 4 millions dans la diaspora étaient livrés aux flammes, aux balles et à l’abandon. C’est un chef-d'œuvre de trahison. Mais ils ne sont pas seuls. Le Directeur Général de la Police Nationale est devenu un fantôme d’uniforme. Il a déserté la mission fondamentale d’une force publique : protéger. Il a laissé 95 % de la capitale tomber aux mains des gangs armés. Des quartiers entiers comme Solino, Carrefour-Feuilles, Kenskoff, Drouillard, Bel-air, La Saline, Nazon, Christ Roi, Poulard, Delmas18,19,24,30, 32, Portail Léogâne, Turgeau, Centre Ville de Port-au-Prince, Mirebalais, ne sont plus que des zones sinistrées. Les enfants y apprennent à fuir avant de savoir lire. Les femmes y apprennent à survivre avant de pouvoir aimer. Les hommes y apprennent à mourir avant d’avoir le droit de rêver. Le général de l’armée haïtienne, quant à lui, mérite à peine d’être mentionné tant sa présence est symbolique. Une armée sans mission, sans bravoure, sans honneur. Pendant que des enfants étaient jetés dans les flammes, pendant que des têtes humaines étaient utilisées comme ballons dans les quartiers, pendant que des vidéos de cannibalisme, de démembrement et de viols circulaient librement sur les réseaux sociaux, ce général restait tranquillement silencieux, confortablement soumis. Mais il faut aussi nommer les autres complices. Une partie de la société civile, engluée dans le politiquement correct, obsédée par sa propre image, a joué le jeu. Elle a trahi le peuple au nom du dialogue, accepté l’impensable au nom de la stabilité, marchandé la souffrance au nom de la transition. Pendant qu’on massacrait à la machette dans les bas quartiers, certains “leaders d’opinion” publiaient des communiqués tièdes et participaient à des forums financés par l’étranger. Ils ont troqué la parole du peuple contre le confort de leurs ONG. Le secteur économique, lui, observe tout cela avec arrogance. Une minorité d’hommes d’affaires qui se croient blancs dans un pays noir. Ils financent les campagnes, protègent les politiciens, manipulent les lois, possèdent les ports, contrôlent les marchés, dictent les prix. Pour eux, la misère n’est pas une tragédie. C’est une opportunité d’accumulation. Ils vivent dans des enclaves, protégés par des murs et des gardes, pendant que le reste de la population crève dans les rues. Ils ne veulent pas d’un pays. Ils veulent une plantation. La presse haïtienne, du moins une grande partie, s’est transformée en outil de propagande. Elle a vendu sa voix, ses caméras, ses micros à ceux qui nourrissent la bête. Les vérités qui dérangent sont étouffées. Les crimes qui bouleversent sont banalisés. Les journalistes qui osent parler sont marginalisés. Ceux qui obéissent deviennent les héros des studios climatisés. On ne raconte plus Haïti. On la maquille. Les intellectuels, eux, se sont fait objets décoratifs. Les plus brillants sont devenus les secrétaires des puissants. Ils ne pensent plus pour élever, mais pour justifier. Ils sont les nouvelles plumes de l’esclavage moderne. Quand le peuple saigne, ils écrivent des tribunes. Quand le peuple se soulève, ils appellent au calme. Quand le peuple meurt, ils invoquent la diplomatie. Et que dire de ces femmes et hommes issus des quartiers populaires, devenus policiers, militaires, agents de l’ordre, et qui se sont retournés contre leur propre sang ? Ils étaient censés être des protecteurs, ils sont devenus des exécuteurs. Leur seule loyauté va à ceux qui paient, pas à ceux qui espèrent. Ils frappent, arrêtent, tuent, pour l’État qui n’existe pas et pour les maîtres qui les méprisent. Enfin, les gangs armés. Les vrais rois d’Haïti aujourd’hui. Ils ont si bien servi qu’on devrait leur décerner la Légion du chaos. Ils ont fait en un an ce qu’aucun dictateur n’a pu faire en trente. Ils ont exécuté un plan de nettoyage social d’une efficacité brutale. Mais qu’ils n’oublient jamais : les chiens enragés qu’on utilise pour manger le peuple finissent toujours abattus une fois le travail accompli. Leur vie a un prix. Leur mort, une date. Et tous ceux qui pillent l’État, qui volent les maigres fonds publics, croyant qu’après la désintégration de la majorité ils vivront en paix sous la protection de leurs partenaires étrangers, doivent savoir ceci : aucun voleur de patrie n’a jamais trouvé la paix. Aucun traître n’a jamais échappé à la mémoire des peuples. Ce qu’ils prennent aujourd’hui, ils le rendront demain. Ce qu’ils détruisent aujourd’hui, les haïtiens le reconstruiront sans eux. Alors oui, je vous félicite. Vous avez livré la République. Vous avez vendu la dignité. Vous avez réduit un pays à l’état de bête agonisante. Vous êtes devenus les agents les plus zélés de la misère organisée. Bravo. Votre mission est accomplie. Vos maîtres vous féliciteront. Vos descendants vous renieront. Vous êtes, tous, mes ZÉROS. Et l’avenir, lui, ne vous pardonnera jamais. Pour beaucoup d'entre vous, peut-être que je mérite la mort. Je m'en fous, faites ce que vous avez toujours l'habitude de faire, assassiner, kidnapper tous ceux qui vous disent la vérité. Après 4 ans d'emprisonnement à ciel ouvert, je n'ai peur de rien. JE SUIS NÉ UN JOUR, JE PARTIRAI UN JOUR. DIEU EN DECIDERA MAIS PAS VOUS MES ZÉROS DE LA RÉPUBLIQUE. VICTOIRE, VICTOIRE A VOUS ALWAYS!!!

  • Debout avec Canapé-Vert contre la terreur et l'inaction, pour un avenir sécurisé.

    Par Novavox/Notre Éditorial - Photo originale : Infos Partage - Dans l'écho du courage de ceux qui ont sacrifié leur vie en défendant nos idéaux, se dresse aujourd'hui un défi de taille : lutter contre la montée fulgurante des gangs armés qui s'attaquent à la sécurité de nos quartiers. Leurs sacrifices, offerts pour la dignité et la liberté, ne sauraient sombrer dans l'oubli, car ils éclairent notre voie dans un présent où la violence organisée menace nos vies. Ces héros se sont dressés contre l'injustice avec une force inébranlable. Le contexte tragique dans lequel ils ont lutté nous rappelle que le combat contre l'oppression ne s'arrête pas aux frontières du passé, mais se renouvelle sans cesse face aux dangers contemporains, notamment ceux posés par des factions armées qui imposent la terreur. Leur souvenir est donc bien plus qu'une relique historique, c'est un appel vibrant à renforcer nos défenses et à préserver la paix dans nos communautés. Aujourd'hui, nous devons transformer la douleur du souvenir en une mobilisation collective. Il est de notre devoir d'agir avec la même ardeur que celle des brigadiers tombés au Canapé-Vert. Chacun, à son échelle, doit participer à créer un environnement où la loi et la solidarité triomphent sur la violence. Qu'il s'agisse d'un engagement citoyen, d'une collaboration renforcée des forces de l'ordre ou d'initiatives communautaires, l'action se fait nécessaire pour repousser l'envahisseur qu'est la criminalité armée. Un appel à la solidarité Canapé-Vert ne doit pas rester seul . Les brigadiers sont tombés, non pas par hasard, mais parce qu’ils ont osé se tenir debout face au chaos. Leur sacrifice n’est pas une tragédie isolée, c’est un cri d’alarme, un rappel brutal que l’impunité tue, que l’inaction coûte des vies. Ils ont donné leur vie pour défendre un idéal. Ils ont porté l’héritage des luttes passées, ceux qui ont bravé l’injustice et l’oppression. Aujourd’hui, leur histoire nous interpelle, nous rappelle que le combat pour la dignité et la liberté exige de nous engagement et unité. Nous ne pouvons pas rester spectateurs. Nous ne pouvons pas laisser leur mémoire s’effacer dans l’indifférence. Chaque goutte de leur sang exige une réponse : justice pour eux, soutien pour leurs familles, et un engagement collectif pour que plus jamais cela ne se reproduise. L’héritage des brigadiers ne se confine pas au passé – il est le socle sur lequel nous devons bâtir une réponse forte et unie contre la violence organisée. Nous avons le devoir de transformer leur mémoire en une énergie qui rallie citoyens, institutions et forces de l’ordre pour construire des quartiers où la peur cède la place à la solidarité. Leur bravoure nous exhorte à ne pas laisser les gangs armés imposer leur règne de terreur. Leur sacrifice est une invitation à faire front commun, à insuffler force et espoir dans notre lutte pour une société plus juste et sécurisée. La mémoire des brigadiers tombés au Canapé-Vert est un patrimoine commun, une empreinte impérissable gravée dans les cœurs et les consciences. Leur sacrifice est une dette que nous avons envers l’Histoire, un appel que nous devons entendre. Il est de notre devoir de perpétuer leur courage, de soutenir ceux qui, encore aujourd’hui, poursuivent la lutte pour un avenir plus juste. Nous lançons un appel à la solidarité : que chacun, selon ses moyens et ses forces, contribue à honorer leur souvenir, à amplifier leur voix et à poursuivre leur combat. Que cette mémoire vive, non pas comme un simple récit du passé, mais comme une force qui nous inspire à bâtir un lendemain fidèle aux idéaux qu’ils ont défendus Ensemble, faisons reculer la criminalité et bâtissons un avenir fondé sur la justice et la sécurité.Leur sacrifice nous oblige, leur histoire nous guide . Rejoignez-nous et agissez maintenant. Cliquez sur ce lien pour apporter votre contribution et soutenir Canapé-Vert.

  • Canapé-Vert, au cœur de la résistance et de la réflexion

    À ceux qui critiquent sans jamais combattre... Par : Georges Duperva l, Patriote engagé, témoin et acteur de cette bataille pour la dignité. COORDONNATEUR GENERAL BATON JENÈS LA Credit: Artwork by Bousiko À tous ceux qui, absents de chaque lutte mais bruyants dans chaque critique : il est temps de mettre les choses au clair. Vous étiez absents hier. Vous êtes absents aujourd’hui. Et pourtant, vous êtes toujours les premiers à juger, à salir, à questionner sans jamais rien construire. Vous regardez ce combat depuis vos balcons, vos salons, vos écrans, en vous croyant plus sages, plus stratèges, plus intelligents que ceux qui, chaque jour, risquent leur liberté, leur vie et leur avenir pour la dignité d’un peuple. Ce mouvement ne vous doit rien, car vous ne l’avez ni soutenu, ni nourri, ni défendu. Vous n’en avez pas porté le poids, vous n’en avez pas vécu la répression, vous n’avez pas marché sous le soleil, ni crié avec la gorge sèche, ni pleuré un camarade tombé. Ce combat n’est pas le vôtre. Il est celui d’un peuple meurtri, d’une jeunesse trahie, d’un pays qui se relève, malgré tout. Vous remettez en question nos choix stratégiques, vous commentez nos décisions, vous insinuez des trahisons. Vous allez jusqu’à colporter des rumeurs grotesques de 20 millions de gourdes comme si votre obsession du pouvoir et de l’argent vous empêchait de croire en l’engagement sincère et patriote. Mais sachez-le : reporter une manifestation pour éviter un carnage, ce n’est pas une faiblesse. C’est une décision d’intelligence, de maturité et de responsabilité. Ce que vous appelez échec était, pour nous, un acte de protection envers ceux qui marchent réellement dans la rue, pas ceux qui s’expriment depuis l’étranger ou depuis des maisons bien gardées. Pierre Espérance, Directeur exécutif du RNDDH Le plus affligeant, c’est que cette critique systématique vient presque toujours de cette même classe moyenne que je connais trop bien parce que j’en viens. Une classe qui refuse de s’impliquer, qui méprise le peuple, qui n’entre dans l’action que lorsqu’elle sent l’odeur du pouvoir. Une classe qui préfère les apparences à la vérité, la sécurité au sacrifice, et qui applaudit un mouvement seulement lorsqu’il est mené par une figure bourgeoise. Le reflet du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est justement le reflet de cette classe dont je parle. Une classe divisée, égoïste, opportuniste, incapable de penser pour le peuple mais toujours prête à s’imposer au nom du peuple. Ce que vous voyez au sommet n’est que le miroir fidèle de votre propre hypocrisie. Vous êtes absents du combat, mais omniprésents dans la récupération. Nous vous disons ceci : si vous ne voulez pas vous battre, si vous ne voulez pas soutenir, si vous ne voulez pas contribuer, alors Taisez-vous. Laissez ceux qui luttent avancer. Laissez ceux qui tombent se relever. Et ne salissez plus ce que vous n’avez jamais tenté de construire. L’histoire ne retiendra pas les commentateurs. Elle retiendra les bâtisseurs.

  • Restitution : un défi historique pour l’Assemblée Nationale Française

    Novavox/News. Dans le sillage du bicentenaire de la rançon de 1825, une proposition de résolution n° 1267 a été introduite à l’Assemblée nationale française, visant à la reconnaissance, au remboursement et à la réparation par la France de la « double dette » imposée à Haïti après son indépendance Ce texte met en lumière les répercussions historiques et économiques de cette dette, souvent qualifiée d’inique, et appelle à des mesures concrètes pour réparer les injustices du passé. En effet, cette résolution invite le Gouvernement à reconnaître officiellement et solennellement l’injustice infligée à Haïti par l’ordonnance du 17 avril 1825. Elle l’exhorte à mesurer les conséquences à long terme de cette dette sur la société haïtienne et à considérer les demandes de remboursement en vue d’une restitution de la « double dette » intégralement honorée par Haïti. Elle appelle également à la mise en place d’une commission indépendante pour examiner ce processus, ainsi qu’au soutien des initiatives franco-haïtiennes s’inscrivant dans une démarche de justice réparatrice. Ces efforts, notamment à portée mémorielle, visent à transmettre aux générations présentes et futures cette page sombre de l’histoire. La majorité des députés ayant introduit la proposition de résolution n° 1267 appartiennent au groupe politique Gauche démocratique et républicaine (GDR), qui inclut des membres du Parti communiste français (PCF) et d'autres partis de gauche. Ce groupe est souvent engagé dans des initiatives liées à la justice sociale et aux réparations historiques. La résolution n° 1267, déposée à l'Assemblée nationale française, est actuellement en cours d'examen. Elle doit passer par plusieurs étapes, notamment des discussions en commission et, potentiellement, un débat en séance plénière. L'avenir de cette résolution dépendra du soutien qu'elle recevra de la part des députés et des groupes parlementaires. Si elle est adoptée, elle pourrait marquer un tournant symbolique et politique dans les relations entre la France et Haïti, en reconnaissant officiellement les injustices historiques liées à la « double dette » et en ouvrant la voie à des mesures de réparation. Il convient de noter qu’un autre groupe de députés, mené par Gabrielle Cathala (La France Insoumise), a introduit une résolution distincte sur la restitution, mais son ambition demeure plus limitée que celle de la proposition n° 1267.

  • Le CPT ne se Soucie de Rien

    Par: Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyo n. -Credit: francisco_silva509- Je tiens à saluer la lettre ouverte de Beken Petit-Homme datée le 16 avril 2025 dont les mots justes et le ton indigné traduisent parfaitement l’exaspération d’un peuple abandonné par ceux qui prétendent le diriger. Toutefois, je me permets d’apporter une précision importante : contrairement à ce que laisse entendre la lettre, ces messieurs ne se préoccupent pas davantage de la zone métropolitaine. Bien au contraire. Cette zone, cœur de la République, est la plus abandonnée, livrée à la barbarie des gangs qui y règnent en maîtres absolus, pendant que les autorités multiplient les discours creux et les manœuvres politiciennes. Port-au-Prince, Carrefour, Tabarre, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets Ganthier, Ti Rivière... brûlent depuis des mois, sans qu’aucune action cohérente, coordonnée ne soit entreprise. Le problème n’est pas qu’ils réduisent Haïti à la seule zone métropolitaine. Le problème, c’est qu’ils ne se soucient de rien, ni de la métropole, ni des provinces, ni de l’Artibonite, ni du pays tout entier. Ils ne défendent ni territoire, ni peuple, ni avenir. Leur seul intérêt semble être la jouissance du pouvoir, même sur des ruines. Maintenir La Nullité : Un Choix Cynique, Une Chute Assurée Même si le coup d'État dénoncé venait à échouer, les gangs finiront malgré tout par remporter la guerre. En réalité, la chute est déjà amorcée : il ne s'agit plus que d'une question de temps. L'ensemble du territoire national est condamné, inévitablement, à tomber entre les mains de Viv Ansanm ...Villa d’Accueil et Pétion-Ville incluses. Faire la guerre suppose d’abord de s’entourer de compétences. On ne gagne pas une guerre avec un chef sans vision, sans stratégie, que l’ennemi bouscule et ridiculise depuis sa prise de fonction. Un chef qui s’entoure de médiocres pour tenter de se grandir. Ce chef a pris deux décisions majeures, aux conséquences tout aussi désastreuses. Il a remplacé le directeur départemental de l'Ouest. S’en est suivie la reprise immédiate de l’Hôpital général, du quartier du Morne à Tuf, de Carrefour-Feuilles et du Bas Peu de Choses par les bandits ; puis la chute de Solino, Nazon, Pouplard, d’une partie de Lalue ... et j’en passe. Même scénario dans le Centre : le départ du DDC a entraîné la prise et la mise à sac de Saut-d’Eau et Mirebalais. Aujourd’hui, alors que Port-au-Prince est déjà tombé, l’ennemi étend sa domination. Maintenant, Les Cayes et Hinche sont désormais dans sa ligne de mire, tandis qu’il assiège Kenscoff. Partout, la défaite s’étale. Et pourtant, nos présidents, qui prétendent « faire la guerre », continuent de soutenir un général dont l’incompétence crève les yeux. Un général qui a volontairement abdiqué son rôle de commandant et ne prend la moindre initiative stratégique sans en référer à l’ambassade américaine. Même la liste des aspirants policiers lui est soumise. Qu’un responsable haïtien lui demande de recruter, disons, un spécialiste en informatique pour planifier certaines opérations sensibles, il feindra d’être d’accord mais ira d’abord se rapporter à l’INL, logée à l’ambassade, comme à un patron dont il attend l’aval. Il n’exécutera l’ordre que lorsqu’il aura reçu le feu vert. Ce renoncement paralysant a sans doute surpris et embarrassé plus d’une fois les fonctionnaires de l’INL eux-mêmes. Car cet organisme dépend de Washington, qui, ayant d’autres priorités que de gérer pareilles futilités, peut très bien ne jamais répondre à de si étonnantes requêtes. Voilà le genre de chefs de guerre sur qui compte le CPT. Face à une armée aussi audacieuse que celle des gangs, de tels généraux ne peuvent qu’être mis en déroute. Pourtant, nos présidents les soutiennent, envers et contre tout. Nous espérons que si, par hasard, il leur arrivait de penser à la reconquête des territoires perdus, le bon sens leur dicterait de ne pas confier cette tâche au même chef qui les a perdus, par inaptitude ou par mauvais choix délibérés. La politicaillerie a ses raisons que la raison ignore Le maintien de l’incompétence à la tête de la police obéit peut-être à une logique plus simple qu’on ne le dit. Nos présidents, en bons Haïtiens, souffrent sans doute de présidentialité chronique : cette affection qui pousse tant de nos dirigeants à rêver de présidence à vie. Penseraient-ils qu’en fidélisant la nullité, ils pourront conserver le pouvoir au-delà du terme qu'ils se sont fixés ? Comment s’y prendraient-ils ? Aucune importance. Ils ne le savent peut-être même pas, tant ce projet est absurde. L’important, chez les maniaques, n’est jamais la réalité ni ses obstacles, mais leurs lubies obsessionnelles. Haïti et ses douleurs, son million de réfugiés, son cortège de morts, ses sans-abri, le dépérissement de l’État — dont ils sont, qu’on le veuille ou non, les chefs — tout cela importe peu. Hélas, rien n’est plus funeste que le machiavélisme des sots : il est toujours mesquin, mais jamais inoffensif.

  • Le prix de la liberté: une rançon de pirates, un crime à réparer

    Par: Yves Pierre , Membre du comité exécutif du Renouveau Démocratique - Le président Boyer recevant le décret de Charles X reconnaissant l’indépendance haïtienne le 11 juillet 1825/ Bibliothèque nationale de France- Deux siècles après le plus grand hold-up de l'histoire moderne, la France ose nous parler de "mémoire". Ce qu'elle nomme hypocritement "dette" n'a toujours été qu'une rançon de pirates, extorquée à coups de canon à un peuple naissant. En 1825, la France n'a pas négocié avec un État souverain: elle a reproduit les méthodes de ses flibustiers des Caraïbes, ces mêmes aventuriers sanguinaires qui écumaient nos côtes au XVIIe siècle. Le mousquet a simplement été remplacé par un traité inique, mais l'esprit de rapine reste identique. La liberté volée, le butin comptabilisé En 1803, nous avons vaincu la machine de guerre napoléonienne. Vingt deux ans plus tard, la France répondit comme le ferait un capitaine pirate dont on aurait humilié l'équipage: par une expédition punitive. Les 14 vaisseaux de guerre envoyés en 1825 ne servaient pas à "négocier" - pas plus que les frégates de l'infâme l'Olonnais ne "négociaient" avec les villes qu'il mettait à sac. Cette prétendue "dette" fut en réalité le butin que la France exigea pour ne pas réduire Port-au-Prince en cendres. Tous les historiens sérieux le savent: Charles X utilisa les mêmes justifications que les boucaniers du siècle précédent - la "compensation pour perte de propriété" (nos propres corps ayant été cette "propriété"). Une commission? Le dernier coup des flibustiers modernes Aujourd'hui, la France joue son ultime rôle de corsaire en nous proposant une "commission". Connaissez-vous un seul pirate de l'histoire qui ait volontairement restitué son butin? Cette mascarade rappelle les "tribunaux" que tenaient les frères de la Côte pour partager leur pillage - simulacres de légalité couvrant leurs rapines. La vérité est dans les archives de la Marine française: les documents préparant l'expédition de 1825 parlent ouvertement de "soumettre les nègres par la terreur", exactement comme les instructions données aux capitaines négriers. La rançon des mers Caraïbes Comparons les faits: 1635: Le flibustier Pierre Le Grand capture un galion espagnol en exigeant "une rançon pour le navire" 1825: La France capture la souveraineté haïtienne en exigeant "une rançon pour l'indépendance" La seule différence? Les pirates d'autrefois portaient des bandeaux sur l'œil, ceux de 1825 arboraient des uniformes d'amiraux. Le temps du tribunal des peuples Assez de métaphores. La France doit être jugée pour ce qu'elle est: le dernier État pirate des Caraïbes, le seul à avoir transformé son ministère des Colonies en véritable "cabine de capitaine" où l'on partageait les dépouilles coloniales. Nous n'accepterons ni commissions-trésors cachés, ni rapports-îles au vent. Comme les flibustiers finissent par être pendus à leur propre gréement, la France devra rendre gorge: Restitution intégrale des 115 milliards volés Excuses officielles devant l'ONU pour cet acte de piraterie institutionnelle Inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO du récit de cet unique cas où des esclaves vainqueurs durent payer leurs anciens maîtres. La rançon de 1825 ne fut pas un traité, mais le dernier grand acte de piraterie du colonialisme français. Et comme pour tous les pirates, l'heure du règlement des comptes a sonné.

  • Restitution de la rançon de 1825 : un mouvement qui défie l'injustice historique.

    Par: Novavox, Notre Éditoria l. Alain Zephyr, Sociologue -Credit : kolektif kont Ranson1825- Deux siècles après l’imposition de la rançon de 1825, la revendication de justice pour Haïti s’est amplifiée comme jamais. De Paris à Haïti, en passant par New York, intellectuels, militants et citoyens engagés ont convergé autour d’une exigence commune : la restitution de cette dette imposée sous la menace, qui a freiné le développement du premier État noir libre. Le bicentenaire de cette injustice historique a déclenché une mobilisation sans précédent, symbolisant un tournant décisif dans la quête de justice et de mémoire. En France, en Haïti et à New York, des initiatives d’envergure ont vu le jour pour sensibiliser le public à cette tragédie historique et intensifier les revendications en faveur de sa restitution. En France, des débats académiques et des conférences ont été organisés, notamment par des historiens et des militants engagés dans la reconnaissance des responsabilités françaises. Des articles et tribunes ont été publiés pour rappeler l’impact de cette rançon sur le développement d’Haïti En Haïti, des mobilisations populaires ont marqué l’événement, avec des marches et des rassemblements exigeant réparation. Des organisations de la société civile ont intensifié leurs actions pour interpeller les autorités françaises et internationales. Le collectif contre la rançon de 1825, à l’avant-garde de cette lutte historique, a organisé un atelier de réflexion au Centre Culturel Brésil à Pétion-Ville. Cet événement a rassemblé des intellectuels, des universitaires et des militants engagés, unis par leur détermination à faire progresser cette cause essentielle. - Poster d'une activité de mobilisation contre la rançon- À New York, une conférence s’est tenue à la Faculté de droit de l’Université de New York, réunissant des membres de la diaspora haïtienne, des juristes et des activistes. L’objectif était de renforcer la pression internationale pour obtenir une reconnaissance officielle et des réparations . À la quatrième session du Forum permanent des Nations Unies sur les personnes d'ascendance africaine (14-17 avril 2025, à New York), le Kolektif Afwo Desendan (KAAD), rassemblant des membres de la société civile haïtienne et de la diaspora, a renouvelé son appel pressant en faveur du soutien des Nations Unies pour garantir la restitution et les réparations. Ces groupes plaident pour la création d'une commission internationale, composée d'experts haïtiens et internationaux, afin d'examiner avec rigueur le droit d'Haïti à la restitution de la rançon de l'indépendance et à des réparations plus globales pour les torts historiques liés à l'esclavage. NOVAVOX, animé par la branche new-yorkaise du Renouveau démocratique, a publié des éditoriaux et dédié une tribune à l'actualité de la rançon . Cette initiative aspire à éveiller les consciences et à rassembler les énergies en faveur de cette lutte cruciale pour la restitution. Restitution : des initiatives encore timorées Sous l’effet de cette mobilisation croissante , trois décisions clés ont été annoncées le 17 avril , inscrivant le bicentenaire de la rançon de 1825 dans une nouvelle dynamique. Reconnaissance officielle de l’injustice historique . - Le président français Emmanuel Macron a publié une déclaration reconnaissant la profonde injustice de l’indemnité imposée à Haïti en 1825 et soulignant son impact durable sur le développement de la nation. Dans le cadre de cette reconnaissance, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une commission mixte franco-haïtienne, composée d’historiens et d’experts des deux pays. Cette commission aura pour mission d’examiner les dimensions historiques, économiques et sociales de cette indemnité, ainsi que son impact sur les relations franco-haïtiennes au fil des siècles. Elle proposera des recommandations concrètes pour construire un avenir basé sur la justice, la mémoire et la solidarité. Creation d'une commission haitienne de reparation . Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a officialisé, dans le journal Le Moniteur, la création du Comité National Haïtien de Restitution et de Réparation. Rattachée au rectorat de l’Université d’État d’Haïti, cette commission sera composée de vingt-et-un membres, incluant quatre représentants étatiques, cinq représentants de la société civile haïtienne et douze personnalités issues du monde académique et scientifique, tant en Haïti qu’à l’étranger. Cette commission aura pour mission de fournir à l’État les arguments économiques, financiers, juridiques et éthiques nécessaires pour soutenir les revendications de réparations liées à l’esclavage, à la colonisation, ainsi qu’à la restitution des rançons versées par Haïti aux puissances dominatrices. Nomination au sein de la commission mixte franco-haïtienne . Enfin, Le gouvernement haïtien a nommé Madame Gusti Klara Gaillard Pourchet comme membre de la commission mixte franco-haïtienne sur la dette. La restitution en suspens Ces annonces constituent une avancée dans le débat, mais la question de la restitution reste non résolue. La déclaration de l'Élysée n'aborde pas explicitement la restitution directe de la rançon, et la France semble éviter de traiter cette problématique de manière frontale. La commission annoncée apparaît davantage comme une mesure dilatoire, visant à apaiser les tensions. Pourtant, les Haïtiens continuent de réclamer une réparation financière, une revendication qu'il est essentiel de ne pas écarter, comme le souligne Jacques Nési, politologue à l'Université des Antilles. Par ailleurs, La nomination de Madame Gusti Klara Gaillard Pourchet à la commission mixte franco-haïtienne par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), dont la légitimité et la constitutionnalité sont contestées, soulève des interrogations majeures. Madame Gaillard Pourchet, historienne renommée, est effectivement une figure clé dans les recherches sur les réparations. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages approfondis sur le sujet, notamment Le Rapport Mackau (1825) , lequel analyse les implications historiques et économiques liées à la dette de l'indépendance haïtienne. Son travail met en lumière les injustices subies par Haïti et propose des arguments solides en faveur des réparations. Cependant, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) s'inscrit dans une tradition populiste du pouvoir en Haïti, utilisant la question des réparations comme un levier stratégique pour détourner l'attention des crises internes qu'il contribue à alimenter. Malgré son association avec le CPT, Madame Gusti Klara Gaillard Pourchet pourrait-elle parvenir à établir des ponts avec les mouvements contestataires, reconnus comme des acteurs clés de cette lutte ? En outre, les Haïtiens, profondément marqués par la dilapidation des fonds PetroCaribe et les scandales financiers du CPT, lient la question des réparations à l’espoir d’un renouveau démocratique, porteur d’une gouvernance solide et transparente en Haïti. Trouveront-ils en Madame Gaillard et la commission haïtienne des alliés fiables ou des obstacles à leurs revendications légitimes de justice et de réparation ? Enfin, depuis peu, on observe une pacification de l'université publique haïtienne, destinée à la priver de son rôle historique de contestation et de production critique de la société. Cette évolution s'inscrit dans une logique décrite par Pierre Bourdieu, qui analysait comment les institutions éducatives peuvent être utilisées pour préserver les structures de pouvoir existantes, en réduisant leur potentiel à produire des idées novatrices ou à remettre en cause l'ordre établi. La commission haïtienne de réparation, rattachée au Rectorat de l'Université, pourra-t-elle collaborer avec les nombreux Keb Bastien, exclus de l'UEH mais cruciaux dans la lutte pour la rançon ? Unité et Lutte : Le chemin vers la restitution Ces questions, parmi tant d'autres, incarnent les enjeux cruciaux de la bataille pour la restitution, au lendemain de la commémoration du bicentenaire de cette injustice historique. Les mouvements sociaux haïtiens, les intellectuels et les militants engagés dans cette cause doivent renforcer leur unité, établir des passerelles entre eux et collaborer avec les organisations et chercheurs internationaux pour promouvoir des mesures concrètes de réparation. Nous le devons à nous-mêmes, à notre dignité collective, et à l'ingéniosité visionnaire de nos pères fondateurs. ¡Sí se puede! »

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