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  • Ve Nwèl 2024

    Par : Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. N ap swete tonton Nwèl pote konsyans pou dirijan ki pap dirije anyen yo, sa ki pa bay pyès moun regle anyen pou yo yo. Pou tout refijye teritwa pèdi tankou moun Matisan, Kafou Fèy, Mònatif, Bapedchoz, Pòtay Leyogan, anba Lavil, Lasalin, Pòtay Sen Jozef, Granri, Ri Disant, Dipèp, Lantèman, Monseyè Giyou, Sen Maten, Bèlè, Fò Nasyonal, Pòs Machan, Poupla, Nazon, Solino, anba Delma, Laplenn, Sous Matla, Gantye eltatrye, pou sila ki jodi a twouve yo nan sant dakèy ki pa fouti akeyi yo, n ap mande pou tonton Nwèl pote kouraj , kouraj pou yo ka kontinye chache lavi. Nan okazyon Nwèl sa a ki pa ka jwaye nou gen yon panse espesyal pou tout frè ak sè nou nan Latibònit. N ap tann siyal yo pou rezistans la tounen delivrans . Pou tout ayisyen, fanm kou gason, n ap mande tonton Nwèl yon ti bon sans pou n sispann fè tenten nan moman sa a. Li lè pou nou pran desizyon sòti anba grif mechan ak malfektè yo. An mete tèt ansanm pou akouche nouvèl Ayiti ki nan pasaj la.

  • Analyse du pouvoir de l'État face aux gangs : une perspective sur les appareils de contrôle.

    Par : Yvito Mackandal, Membre du Réseau d’Organisation Zone l’Ouest (ROZO). L’année 2024 s’en va pour faire place à 2025. Beaucoup de personnes s’interrogent sur la prochaine, celle-ci mettra-t-elle fin aux calamités du peuple haïtien ? A bien comprendre certaines personnes averties, la situation deviendra pire. Tout le monde attend pour voir de quoi demain sera fait. Le Conseil Présidentiel de Transition, neuf mois après son intronisation, n'a rien fait pour améliorer le sort de la population. Il se contente de jouir des privilèges, de vivre une vie douce aux frais la République, tout en fermant les yeux sur la précarité des classes populaires . Entre temps, les gangs continuent à occuper de nouveaux territoires, massacrer les classes populaires, et la police malgré les efforts qu’elle a consentis est dépassée par les évènements. Les tribunaux sont fermés dans plusieurs départements sous la pression des gangs et dans certaines communes, ce sont eux qui jugent et condamnent. Les prisons sont vandalisées et les prisonniers s’enfuient pour renforcer la terreur des gangs. Les juges corrompus sont impliqués dans cette situation, car la majorité des chefs de gangs ont été écroués mais ont été libérés par des décisions de justice en échange de fortes sommes d'argent. L’ambassade américaine déclare haut et fort promettre un million de dollars US à celui qui arrive à capturer le porte-parole des gangs, Jimmy Cherisier. Pourtant ce même ambassadeur a déclaré être en réunion avec ce porte-parole. Les armes détenues par ces gangs qui proviennent presque toutes des USA sont largement plus puissantes que celles de la police. Curieusement, le Département d’État américain impose un embargo sur l’achat d’armes à l’État haïtien. Tenant compte de ce constat, il est tout à fait légitime de penser que le peuple haïtien est victime d’un complot international en complicité avec les classes dirigeantes locales, qui s’érigent depuis longtemps en traitres contre la nation. Ce sont ces types de pays que nous considérons comme nos amis. Depuis longtemps ils ne cessent de faire obstacle aux élections libres et démocratiques pour imposer au peuple haïtien des dirigeants marionnettes corrompues, des dealers de drogue qui n’ont aucun sens de l’histoire. Il résulte de tout cela une classe dirigeante qui s’est soulevée contre la nation et le peuple haïtien dans une seule optique, celle de satisfaire les caprices de nos ennemis historiques. Dans le cas contraire, on risque de se faire déstabiliser par des coups d’État criminels qui finissent toujours dans le sang du peuple haïtien. Ces dirigeants sont utilisés comme instruments pour détruire l’État. Les appareils de pouvoir tels que la police, l’armée, les tribunaux qui ont permis à l’État d’exercer son autorité ne sont plus tenus et aujourd’hui nous avons un État en agonie et c 'est voulu par les classes dirigeantes. Cette agonie est le résultat d’un long processus initié par les classes dirigeantes depuis longtemps jusqu’à ce qu’on arrive à la création des gangs. Ils n’ont que les classes populaires comme cible à abattre, pas les classes dirigeantes, encore moins la minorité riche. Il est de notoriété publique que les gangs ont toujours entretenu de bonnes relations avec les chefs de gouvernement, les ministres, les directeurs généraux et certaines ambassades, pour ne citer que ceux-là... Pourtant, quotidiennement les gangs tuent, pillent kidnappent et violent. Pourquoi est-ce que les gangs orientent leurs armes sur les classes populaires et non pas sur les riches et les classes dirigeantes ? Les gangs à un moment de leur existence se sont battus entre eux, mais sur la demande de Madame Helene Lalime ils se sont coalisés sous la dénomination de G9 en famille et alliés. Le syndicat de gangs s'est renforcé et opère aujourd'hui sous l'appellation de Vivre Ensemble. Ils deviennent plus puissants et, conséquent, parviennent à mieux remplir leur fonction... celle de contrôler les classes populaires. Le pouvoir de répression exercé par les gangs répond à une configuration juridictionnelle dans les milieux populaires. C’est ainsi que le régime des Duvalier avait procédé pour régner pendant trente ans. Il avait placé dans les différents milieux populaires un chef de sa milice politique (Volontaire de la Sécurité Nationale, VSN) dans le but de faire obstacle à toute tentative de soulèvement populaire. Depuis la nuit des temps les classes populaires ont toujours représenté une menace pour les pouvoirs économique et politique. Duvalier l’a bien compris et c’est pourquoi aucun de ces puissants chefs de sa milice politique n’étaient autorisés construire leur maison ni résider dans les milieux bourgeois. A quelques exceptions près la menace ne vient pas de cette minorité riche. Sous les ordres de Duvalier, la résidence de ses sbires doit se trouver dans les quartiers populaires dans le but de contrôler les démunis et réprimer toute tentative de soulèvement de leur part. Ce n’est pas trop différent avec les gangs qui font la loi et règnent en maitres dans ces quartiers avec la bénédiction des classes dirigeantes De fait, ces chefs de gangs ont plusieurs fonctions à assurer. Actuellement ce sont eux qui jugent, condamnent et construisent leur propre prison. On sait aussi qu’ils ont leur propre service d’intelligence qui fonctionne assez bien leur permettant d’infiltrer les organisations de base afin de faire échec à toutes velléités de soulèvement populaire. En dépit de tout le Conseil Présidentiel Transition demeure insouciant, s'intéressant qu 'à leurs salaires mensuels juteux et à leurs multiples privilèges. Ainsi les gangs ont les champs libres pour opérer sans aucune crainte. Les fonds publics destinés au Service d’Intelligence sont détournés, partagés et empochés par les neuf membres du Conseil Présidentiel. Le constat est triste et poignant, la solution n’est pas pour demain. Malgré tout on reste quand même optimiste. L’ennemi peut tout contrôler sauf la mobilisation des classes populaires, la seule et l’unique réponse à la terreur des gangs. Rappelez-vous toujours que le sang qui coule dans nos veines est celui de nos ancêtres guerriers qui ont fait et gagné la guerre. Nous avons réalisé la révolution anti esclavagiste contre les puissances colonialistes, la seule et l’unique dans le monde. Les puissances colonialistes ont peur de nous. Elles pensent que nous pouvons rééditer l’épopée de 1804. A la vérité de ce côté-là elles ont raison, car effectivement nous devons, nous pouvons et nous allons rééditer l’épopée de 1804. Comme disait l’autre, un peuple qui a fait la révolution peut toujours en faire une autre.

  • Ki enstitisyon ki rete kanpe nan peyi nou an?

    SAMDI BAGÈT Plimeyank: Wilfrid Supréna. MAP / International Organization for Migration (IOM) Legliz? Pa ta genyen “ faux” Prophète konsa ki epapiye nan peyi a si legliz - tout konfesyon mete ansanm - t ap jwe wól yo pou fè tout moun renmen pwochen yo e vle tout sa ki bon pou yo… Lekòl? Pa ta Genyen miltiplikasyon lekòl bòlèt konsa travèr 10 Depatman yo kote moun ki sousye k ap gade pa ka fè okenn diferans ant yon elèv ake yon Pwòf ni nan konpòtman ni nan refleksyon..kote pa janm genyen yon ane lekòl ki pase e ke kantite jou pou lekòl yo fonksyonnen rèspèkte 100%.. Pandan plis pase 20 lane…. Ki moun lekòl nou yo ap fòme? Inivèsite? Konbyen etid? Konbyen Rezilta rechèch ? Konbyen travay sòti , Tèz sou sijè enterè pou peyi a ki pibliye chak ane? Plis inivèsite ki pa pwopòsyonèl a kantite piblikasyon syantifik rechèch ki pibliye sou Ayti ake “fait “ sosyal Aysyen an… Palman? Palman Ou di wi? Ann fè yon kontaj konbyen lwa ki vote e ki antre an aplikasyon apwe vòt konstitisyon 1987 la? Gen yon lwa sou Edikasyon palman an te vote pou redwi kou ake depans ane akademik yo sou paran ti moun ki frekante lekòl kongreganis yo ake lekòl prive yo? Kote Konsèy elèktoral pèmanan an? La près? Konbyen dokimantèr ki fèt nan zile Kaymit sou varyete pwason ki genyen la? Nan Dame Marie Sou ti Pwodiktèr Kakawo? Nan Vil Opèch, vilaj Lakil Samdi Nan wout pou ale Valyèr sou pwodiksyon Nwa kajou ake pistach? Nan Vil Plaisance sou pwodiksyon yanm sigin ake myèl, nan Mamelad sou plantasyon Banbou? Kote EPPLS ki te kreye pou fè kay a bon mache pou “ swadizan klas mwayèn” lan ake Travayèr yo nan zòn endistriyèl nan ane 70/80 yo..? La polis? Konbyen arèstasyon ki fèt apwe lanmò ofisye polis nan fonksyon yo nan Vilajdedye? Nan Ba Latibonite, zòn Savyen… ? Konbyen enspèktèr polis ki mouri, disparèt nan sityasyon ensekirite jeneralize sa? Kote demach e tantativ pou retrouve kòr yo a ye? Li kanpe? L ap avanse ? L ap rekile??Li te kòmanse? Nou toujou panse ke Operasyon “ coup de poing” yo ap pote rezilta? 9 mwa apwe depa Aryel Kraze peyi se pa de teritwa ki pap kontinye pèdi non? Lame, ki zòn, ki tèwitwa “ pèdi” nou penetre pou chase teworis yo e ke nou rete andedan yo pou pwoteje popilasyon an e kite y vake a okipasyon yo... Biwo Pwemye Minis? Kote priyorite nou? Ki plan sekirite pèmanan nou genyen pou Pòtoprens ? Ayewopò fèmen wi? Ki demach e ki altènativ? Lekòl , lopital, legliz ap boule wi..Teworis yo vin pi awogan e pi odasye… Solino, Nazon nan men yo… Sa k anpeche gouvènman an pwan inisyativ pou y pase a lofansiv oubyen kontwofansiv… ? Di Pèp la, di sosyete a kote nou bloke? Teworis yo nan zèf dèstriksyon yo pale pi byen e voye mesaj ke yo pa vin jwe e yo pap fè bak? Kòman gouvènman an kominike ake popilasyon an pou rasire y pou y pase pèdi èspwa? La Presidans 9 tèt.. Èske nou la? Di Pèp Aysyen an si nou la. Èske nou ekziste? Ki sa ki priyorite nou? Chanje Dirèktèr Jeneral? Ki sa Nouvo yo pway fè nan moman Kris tèrib sa, Kote pa genyen vi vizyon, ni selerite pou leta fè entèvansyon pou ede popilasyon an repwann èspwa.. Chanje anbasadèr? Ki ajenda Nouvo anbasadeř sa yo pway Genyen pou byen vann Objèktif sosyo politik gouvènman an bèy leta bkote y ap reprezante e defann enterè leta Aysyen?? Nou pway Chanje delege yo tou! …. men se nan ki pèspèktiv? Nan ki Objèktif? Men , se ki dispozisyon k ap pwan pou separe “ les bons grands de l’ivraie” anvan tout Aysyen yo mete vwa yo anvan pou boule nou tout nan k naval : “ Qui se resssmble s’assemble, qui se ressemble s’assemble.” Nan sityasyon sosyo politik malouk Ayti ap dongoye la, nou te ka di: “ Aux grands maux, Les grands remèdes” …Men nan ka peyi d’Ayti , jan y ye la… Les maux ne sont pas seulement grands ; ils sont immenses. Gigantesques. Quant aux remèdes, aux solutions à court, moyen et long termes… Le peuple Haitien comme au temps de Diogène paradant dans Les rues microscope en mains s’esquinte à Les retrouver. En pure perte ! Yon lòt leta pou nou Konstwi ansanm! Yon lòt peyi pou bati ansanm! Pou pa janm genyen “ Tranzisyon tèt chat ankò”.

  • Brakaj meriken 17 desanm 1914: Yon evènman malouk kont senbolis Revolisyon 1804 la .

    Par: Kolektif Ranson yo. Affich Kolektif Ranson 1825 Kontèks Lane 2025 la ap fè 200 lane depi Lafrans peyi kolonizatè te enpoze Ayiti sou gwo menas zam pou li peye yon dèt pou dedomaje pwopyetè franse yo, pou l kapab rekònèt endepandans li 21 lane aprè revolisyon 1804 la. Yon revolisyon ki te rive charive lòd kolonyal ki te chita sou sistem kapitalis/ esklavajis, liberalis ak rasis. Malgre batay pou te pran libète nou sou san, 17 avril 1825, reprezantan Leta ayisyen mete ansanm ak gwoup sosyal dominan epòk la dakò siyen yon òdonans pou Ayiti peye Lafrans yon ranson pou dedomaje ansyen kolon pwopyetè yo. Desizyon sila pral fè Ayiti konnen yon nouvo fòm kolonizasyon ki pral gen gwo konsèkans sou plan ekonomik, enviwonnmantal, sosyal ak politik sou peyi an e patikilyèman sou peyizanri ayisyen an. Li pral anfonse peyi a nan yon maras, nan yon yon degrenngolad ak yon sik povrete san fen ki kontinye jouk jounen jodi a. Anmentan, nan lane 1914, peyi d’Ayiti pral konnen yon lòt òldòp. Fwa sila se peyi Lèzetazini ki pral mennen sa. Konsa, 17 desanm 1914, 8 marines lame meriken peyi Etazini pral pote ale nan Citibank peyi yo rezèv lò peyi dayiti ki te senk san mil (500.000) dola nan peryòd sila. Yon fwa ankò, òldòp sila genyen gwo konsekans sou lavi ekonomik, politik ak sosyal peyi dAyiti. Vòl sila pral plase Ayiti nan yon sitirasyon malouk pou peryòd la pou kapab enpoze peyi a volonte peyi Etazini kòm pisans enperyalis men tou gen maranday avèk batay ki te genyen ant divès pisans enperyalis yo alepòk. Vòl se yon fason pou enpoze volonte peyi Etazini, pou gen kontwòl Dwán ak finans peyi a e chita lokipasyon an. Li te posib tou gras avèk konpliste dirijan Banque République d’Haïti (BRH) yo. Nan tout vòl yo, toujou genyen dirijan ayisyen yo kòm yon faktè enpòtan, sa ki montre nou timounizasyon ak “restavèk”. Li parèt kapital jounen jodi a pou ayisyen mete tèt yo ansanm pou non sèlman sòti nan angrenay povrete sila men pou reprann sans batay pou libète zansèt nou yo. Se nan sans sila, plizyè gwoup moun anndan peyi pwofesyonèl, pwofesè, etidyan ak lòt ki pral bay plizyè kolektif nan diferan espas tankou Inivèsite nan peyi a ak nan lavi nasyonal la pou chita yon seri refleksyon ak aksyon sou kòb sa Lafrans kase ponyèt nou pran an. Ansanm kolektif sa yo, bay tèt yo misyon pou pwopoze yon fòm refleksyon ak apwòch nouvo sou dèt ak òldòp peyi a kontinye ap konnen depi apre lendepandans. Anfèt, nou konsidere l dèt/òldòp sila yo kòm lòt fòm ranson sou peyi a. Se nan sans sa, pou kontinye reflechi, chache altènativ e gade enfòmasyon nan tout rekwen peyi a, Kolektif la bay tèt li misyon pou òganize yon seri aktivite 17 desanm k ap vini la ki make 110 lane depi òldòp sa, epi mande restitisyon ak reparasyon. Prezantasyon ak objektif kolektif la. Kolektif la se yon estrikti ki kreye nan lide pou diskite kesyon dèt la epi pataje enfòmasyon yo sou kisa dèt la avèk tout moun. Se yon enperatif pou tout moun e sitou ayisyen konnen kisa dèt la ye e poukisa nou dwe kontinye mande restitisyon ak reparasyon. Kolektif la pran nesans Jou ki te 23 novanm 2023. Gwo manman objektif kolektif la pou l mennen kesyon ranson an/ dèt la nan tout lakwen nan peyi e nan lemonn pou moun sitou ayisyen konprann konsekans sa genyen sou peyi men tou pou kapab angaje yo nan batay pou restitisyon ak repasyon an. Pou rive fè sa, kolektif a ap rapousib plizyè ti objektif epi eseye tabli verite: Sou ansanm estrateji Lafrans te itilize pou fè Ayiti peye yon kòb pou rekonèt endepandans nou Sou ranson/òldòp peyi Etazini te fè sou rezèv lò nou nan peyi Dayiti Idantifye ki gwoup moun an Frans ki te gen enterè nan sa? e ki gwoup moun an Ayiti ki te ge enterè nan sa? Kisa ki te reyini Moun sa yo? Kibò yo te rankontre ? Ki gwoup sosyal ki te desisyon sa plis frape? Ki konsekans sa genyen sou anviwonman peyi a? Ki konsekans li genyen sou sa Ayiti vin ye jodi a? Se yon kad refleksyon ak aksyon pou ede mande reparasyon ranson endepandans lan Montre enpak dèt la genyen sou lavi sosyal, ekonomik ak politik pèp Ayisyen an, nan lide pou n angaje plis moun. Rive mennen yon politik nan lide pou n rekipere lajan peyi lafrans te fòse l bay la pou rekonsans endepandans nou Sansibilize plis moun sou koze sila, e rive fè yo angaje yo nan lide konsyan de gwo enpak evènman sa gen sou kondisyon y ap viv depi kèk tan nan peyi a. Yon ti koudèy sou òdonans 1825 la Anvan, li enpòtan pou n konprann òdonans lan se yon ranson kote yon ansyen metwopòl peyi Lafrans nan ka pa nou an Ayiti vle egzèse fòs li sou yon ansyen koloni men li tou rapòchman elit ekonomik franse sitou bankye yo ak yon klas politik e ekonomik an ayiti ki rive akimile te riches pandan peryod 1806-1825. Ò donans 1825 gen 2 sinifikasyon : a) Pa konsidere ke Ayiti se yon peyi granmoun. Tèm òdonans lan menm montre se yon lòd pou egzekite e san konsansis, li montre se pa yon trete ant 2 peyi. Sans li te genyen nan peryòd la se tout ak jiridik Wa a pran sou teritwa li ap dirije. Itilizasyon mo òdonans lan vle di Ayiti se yon pwovens Lafrans. Anplis mo konsede ki itilize nan òdonans montre aklè se Lafrans ki bay Ayiti endepandans e pou sa li dwe dedomaje l. Nan sans sila, se kòmsi nan mond lan genyen yon ti klik peyi ki siperyè e se yo ki ka di ki peyi ki granmoun tèt li. b) Òdonans lan plase nou tou nan yon dinamik kont revolisyonè ki voye jete tout sakrifis, tout estrateji lit ak tout bagay mawon yo/esklav yo te mennen pandan plizyè santèn lane pou rive libere tèt yo e ban nou lendepandans. Lrive nan yon moman peyi a vrèman pasifye e lame endijèn nan pa egziste ankò. Koudeta kont Dessalines kreye bonjan kondisyon pou favorize ranson 1825. Koudeta sila kase pwosesis koupe fache a avèk kolonyalism lan. Li wete nannan revolisyon an (te yo pye bwa yo se pwopriyete leta, ayiti peyi granmoun, tout moun se moun…). Li pral pèmet ansyen lib ki te pèdi batay 1799-1800 (gè disid la), ki konsidere yo kòm eritye kolon franse pran kontwòl peyi a e anplis kèk nouvo lib tankou Henry Christophe ki pat antre nan pwosesis negosye ak Lafrans ak kèk figi ki te chwazi vanje Dessalines tankou Goman ( ki pat antre nan pwojè pwodwi danre pou ekspòte men pito chwazi pwodwi pou reponn ak bezwen lokal) te mouri nan lane 1820. c) Genyen tou dinamik ki te genyen nan peyi Lafrans (retou ansyen rejim, pouvwa bankye yo ki ap elaji, leta franse vini prensipal koutye bankye yo pou leta Franse men m e pou lòt peyi…). Seri evènman sa yo pral kreye yon moman ideyal pou vin pi pwòch Lafrans e rantre nan negosyasyon avèk li men tou te pèmet ansyen lib yo e kèk nouvo lib fè dappiyanp sou pi bon tè yo e mete yo nan kondisyon pou chèche mache pou vann e mache pou achte. Yon ti koudèy sou òldòp 1914 la Nan lane 1915, marines meriken pral debake sou teritwa pou okipe peyi a men an debakman an, jou ki te 17 desanm 1914 avèk sipò e konpliste dirijan Banque République d’Haïti (BRH) yo, Marines meriken yo rantre e vòlè rezèv lò peyi dAyiti ki te estime alepòk pou yon valè 500.000 dola vèt pou pote ale nan Citibank peyi Nouyòk. Nou konsidere anndan kòlektif la se yon òldòp. 17 desanm 1914 lan enskri: Nan lojik pou ka kase tout senbolism 1804 la Se yon aksyon ki mete peyi ajenou. Rezèv lò yon peyi se yon garanti pou l fè tranzaksyon avèk lòt peyi, pou l okipe yon plas nan tranzaksyon ekonomik mondyal yo. Lè yon peyi pa gen rezèv lè lòt peyi yo nan sitiyasyon pou yo fè l asepte nenpòt kondisyon e enpoze l lwa ekonomik yo, peyi sila vin sanse ap sibi lwa mache a e vin pa genyen okenn mwayen ak zouti negosasyon ekonomik avèk lòt peyi. Evènman sa a rive nan moman kote sistèm kapitalis la ap fè fas ak yon kriz “Capitaux improductifs” ( yon pati lajan kapitalis plede ap rete nan men yo), sa fè peyi tankou Angletè, Almay, Lafrans ak Etazini poukont yo posede 80% lajan ki ap sikile nan mond lan. Peyi sa yo chwazi ekspote lajan yo pa rive envesti lakay yo. Nan sans sa Ayiti tounen menm jan ak tout lòt peyi yon senp espas batay ant peyi enperyalis sila yo nan epòk la kote chak ap eseye pozisyone bank yo oubyen chèche kontwole prensipal bank ki genyen nan peyi yo pou envesti lajan enpwodiktif yo. Nan ka Ayiti tout batay la se kiyès k ap kontwole bank nasyonal Ayiti ki se yon ensitisyon franse jis nan lane 1910. Dapiyanp peyi Etazini fè sou rezèv lò peyi dAyiti nan bank (BRH) la nan jou ki te 17 desanm 1914 se yon efò pou yon kontwole bank lan men tou li se yon repons ak rezistans dirijan ayisyen nan peryòd la kont veleyite meriken pou kontwole finans peyi a jan yo kontwole l Kiba ak Repiblik Dominiken. Travay kolektif la / Reyalizasyon Kolektif la reyini omwens 1 fwa chak semenn avèk manm li yo. Nan divès reyinyon sila yo, manm yo bwase lide sou tèks, sou dèt la/òldòp/ ranson yo an jeneral (rezon, kontèks, elatriye) epi gade koneksyon ak konesans sa genyen sou lavi an Ayiti jounen jodi a. nou chwazi pou nou li. E nan kolektif la, nou sitou travay sou tras dirijan epòk la, temwen fransè oubyen ayisyen elatriye, ki te la nan peryod la. Nan yon lòt moman nou gade tou travay ki te fèt nan fen 19yèm, 20yèm syèk ak jounen jodi a tou. Sa ki vin pèmèt nou menm, manb kolektif la vin an mezi pou devlope kapasite nou, epi angaje n pi byen nan demach nou tanmen an. Aprè plizyè diskisyon nan kolektif la, nou te wè nesesite pou òganize kèk seminè sou ansanm prewokipasyon nou koze ranson an. Anndan kolektif la tou, li enpòtan pou fòme manm yo e pèmet yo kapab avèk metòd byen chita konpreyansyon ak refleksyon yo. Se pou sa, 2 seminè te òganize. Youn pandan 2 seyans avèk profesè Roland Belizaire sou kijan sosyete a te ye : se te yon sosyete ki te divize an klas. Epi yon lòt pandan 3 seyans avèk profesè Leslie René sou evolisyon sistèm kapitalis la nan peryòd 19yèm syèk la nan diferan peyi tankou lafrans, angletè ak Etazini. Kisa ki eksplike dinamik ekonomik peyi sa yo pa evolye nan menm nivo. E ki lyen dinamik ekonomik peyi lafrans genyen ak koze ranson 1825. Objektif final 2 seminè sa yo, pèmèt nou chache konprann epi kesyone tèt nou sou : Èske pat gen gwoup privilijye ki te entèrese ak rapwochman peyi lafrans, ki fè nou rive peye lajan sa? Anplis, konprann tou poukisa Lafrans pat chwazi itilize lafòs (tankou fè lagè elatriye), men se pito se estrateji pou fè peyi a peye yon lajan pou rekonèt endepandans melanje ak tout avantaj ekonomik e komèsyal peyi Lafrans ta pral benefisye. Pèspektiv / Sa ki prevwa Pèspektiv kolektif la chita sou 2 gwo pilye: 1. Refleksyon ak Pwodiksyon apati literati ki egziste/sous ki egzite deja sou ranson/dèt/òldòp yo; 2. Difizyon refleksyon ak pwodiksyon sila yo pou konsyantize ak envite ayisyen poze aksyon pou rekiperasyon lajan sila yo ki kapab jwe yon gwo wòl nan devlòpman peyi a, pou egzije restistisyon ak reparasyon. Nan sans sila: 17 desanm 2024 la, Kolektif yo ap òganize yon seri aktivite sou plas e anliy sou òldòp 17 desanm 1914 la ki make 110 lane vòl sa sou rezèv lò peyi dAyiti Pwodwi dokimantasyon ak refleksyon sou premye vòl Lafrans te fè nan lane 1825 lan Reyalize yon seri aktivite ak poze yon seri aksyon non sèlman pou komemore 200 lane vòl peyi Lafrans lan men tou pou egzije reparasyon ak restitisyon Mobilize ak difize enfòmasyon nan tout rakwen nan peyi a e nan entènasyonal la, nan kominote ayisyèn ki nan dyaspora a sou dèt peyi Lafrans lan pandan lane 2025 lan. E oldòp Etazini an e dèt Lafrans lan, tou de: Kase senbolism 1804 la ki chita sou mounite, endepandans lan men genyen gwo konsekans sou kondisyon lavi nan peyi dAyiti jounen jodi a, sou maras ak kriz san fen nou ap viv ladan yo la, sou lamizè ak ekstrèm povrete nou ladan la Kreye yon rapo mi wo mi ba pou yo angrese sosyete pa yo sou do Ayiti e sitou sou do mas popilè yo Enskri yo nan pwosesis kont revolisyonè pou wete sou sans ak sinifikasyon batay zansèt nou yo te livre pou lendepandans pou byennèt total kapital pou tout moun nan Kolektif la ap kontinye travay e reflechi sou altènativ, sou fason pou mobilize e konsyantize ayisyen.ayisyèn nan peyi a ak nan dyaspora a sou zak sa yo peyi enperyalis yo fè sou peyi a, sou konsekans yo genyen nan lavi nou e nan tout sosyete a jouk jounen jodi a. Sou kouman restitisyon ak repasyon kapab ede nou restore diyite nou kòm pèp men sitou kòm premye pè nwa nan lemonn, sou kouman lajan sa yo kapab ede mete peyi a sou ray devlòpman. Jounen jodi a, nou bezwen kase kòd sa ki makonnen nou nan pye tab peyi enperyalis yo tankou Lafrans ak Etazini, Kògwoup e li enpòtan pou tout ayisyen angaje yo paske se sèl fason nou kapad di nou lib tout bon vre. Alòs pou lane 2025 lan, pou kolektif la se ap yon defi pou w patisipe nan travay pou n reprann chimen grandèt majè nou, epi ede pèp ayisyèn reklame apati done, enfòmasyon lajan yo genyen deyò.

  • Haïti : le cercle vicieux de la manipulation, de la corruption et de l'intervention étrangère.

    PAR : Novavox, Notre Editorial. Haïti s'enfonce davantage dans la violence après que des groupes armés ont tué près de 200 personnes le weekend écoulé. Soulignant l'incapacité de la Police nationale d'Haïti, de la Mission multinationale et du gouvernement de transition à rétablir la sécurité en Haïti, l'organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch, a exhorté le Conseil de sécurité des Nations Unies à envisager de nouveau l'envoi d'une mission de maintien de la paix en Haïti. La gouvernance en Haïti a été marquée par d'importants bouleversements au cours des cinquante dernières années, période durant laquelle la manipulation, la corruption et l'ingérence étrangère ont fréquemment pris le pas sur une démocratie authentique et le bien-être de la population. Un regard sur cette période tumultueuse nous aide à comprendre les défis actuels et futurs du pays. Un Héritage de Mensonge Les gouvernements successifs en Haïti ont recouru à la manipulation comme moyen de maintenir leur emprise sur le pouvoir. Par exemple, François Duvalier a feint de promouvoir l'éducation pour légitimer sa dictature. Toutefois, derrière cette façade se dissimulait un régime oppressif, marqué par la suppression de la liberté d'expression et l'emprisonnement ou l'assassinat de nombreux dissidents. Malgré ses promesses d'améliorer l'alphabétisation, les faits étaient tout autres : en 1971, le taux d'alphabétisation n'atteignait que 20 %. Ce taux est resté stagnant, et l'économie a continué à être fragile, avec une large part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. L'utilisation de l'intervention militaire comme instrument politique Le mouvement Lavalas, malgré ses promesses initiales de changement, a été entravé par douze années consécutives d'interventions militaires. Toutefois, au lieu d'apporter la paix, ces interventions militaires ont mené à une instabilité marquée par des coupures budgétaires et des crises sociales. Lavalas a pris des mesures pour ce qu'il appelait une "démocratisation" du pays, mais ces actions s'accompagnaient souvent de violences et de tensions. Pendant douze ans, le peuple haïtien a enduré une alternance de promesses non tenues et d'interventions militaires, culminant dans un sentiment général de désespoir. Un récent rapport des Nations Unies sur l'impact des interventions en Haïti souligne que 85 % des Haïtiens interrogés estiment que ces efforts n’ont pas résolu les véritables enjeux structurels, tels que la pauvreté et l'instabilité politique, laissant la population dans un état de désespoir continu. L'affaire Petro Caribe ou la fabrique de la corruption Plus récemment, le régime PHTK a été au cœur d'un autre grand scandale. Avec un gaspillage présumé de 5,9 milliards de dollars provenant des fonds Petrocaribe, le pays a vu naître le cri de ralliement : "Kote Kob Petro Caribe a ?". Ce scandale a non seulement sapé la confiance du public envers les élites politiques, mais a aussi alimenté le ressentiment populaire contre une classe dirigeante perçue comme inefficace et cupide. Le PHTK, se déclarant champion du changement, a en fait peaufiné les mêmes tactiques de corruption et de mauvaise gestion qui prévalaient avant son arrivée au pouvoir. Dans ce contexte, la colère du peuple s'est intensifiée, alors que ceux qui étaient censés être des leaders se comportaient davantage comme des prédateurs du système. De 2010 à 2018, les Haïtiens ont vu leurs conditions de vie se détériorer, avec un taux de pauvreté atteignant 60 % en 2020. Alors que les dirigeants continuaient à exploiter ces ressources pour leur enrichissement personnel, la confiance du public envers le gouvernement s'est effondrée. Le CPT: Un Héritier aux Failles Aujourd'hui, le Conseil de la Transition Politique (CPT) se présente comme l'héritier des défauts des administrations précédentes. Confronté à un scandale de corruption massif, le gouvernement actuel n'a pas réussi à répondre aux besoins essentiels des Haïtiens. Malgré ses promesses de changement radical, le CPT est souvent affublé du nom peu flatteur de "gang à cravate" par ses opposants. Ce terme illustre la perception croissante que le CPT n'est pas un gouvernement, mais plutôt un groupe d'individus plus préoccupés par leur enrichissement personnel que par le bien-être du peuple. Les scandales et l'incapacité persistante à résoudre les problèmes mettent en lumière la précarité de la confiance envers les institutions haïtiennes. Le CPT est également critiqué pour ses promesses vides. Les crises se succèdent sans que le gouvernement ne soit en mesure de fournir des réponses efficaces. Les promesses de réformes ambitieuses ne semblent être que des mantras, stoïquement récités par des leaders qui restent sourds à la détresse de leur peuple. En dépit de cette situation chaotique, le CPT continue de solliciter une mission de paix de l'ONU. Pour beaucoup de Haïtiens, ces missions sont perçues comme des ingérences, et non pas comme un soutien bienvenu. Selon un sondage de 2021, 70 % des Haïtiens souhaitent que leur pays trouve ses propres solutions plutôt que d'accepter des mesures imposées par l'étranger. Les risques de nouvelles ingérences étrangères soulèvent des préoccupations. Les Haïtiens sont lassés d'être les victimes d'une politique internationale qui paraît plus soucieuse d'intérêts géopolitiques que de leur bien-être collectif. Les conseillers présidentiels paraissent souvent éloignés des réalités. Les engagements du CPT se remarquent par leur faible impact. Au lieu de s'attaquer à des enjeux cruciaux comme la pauvreté, la violence ou les infrastructures en ruine, ils préfèrent des discours sans réelle portée. Ces déclarations creuses ne font qu'exacerber la défiance entre les dirigeants et les citoyens, nourrissant un mécontentement envers des responsables qui paraissent fréquemment se dérober à toute responsabilité. Les Profiteurs du Système Malgré cet environnement tumultueux, ceux qui profitent du système semblent se voir comme des leaders, voire des sauveurs. Leur incapacité à répondre aux exigences du peuple n’affecte pas leur perception d'eux-mêmes. Ils continuent de jouer un rôle central, cachés derrière leur statut, repoussant toute forme de responsabilité. Ce paradoxe souligne la nécessité d'une prise de conscience collective chez le peuple haïtien. La libération des chaînes de la corruption et de la violence ne peut être réalisée qu'à travers une solidarité populaire et une ferme détermination à redéfinir les attentes envers ces prétendus dirigeants. En somme, l'analyse de la gouvernance populiste en Haïti sur les cinquante dernières années met en lumière des motifs récurrents de manipulation, de corruption et d'intervention étrangère qui ont laissé une empreinte indélébile sur la société. Le peuple haïtien reconnaît qu'il est impératif de se défaire des dirigeants incompétents et des factions armées. Des solutions tangibles et pérennes sont nécessaires. Pour briser ce cercle vicieux de corruption et d'inefficacité, il est essentiel que la population s'unisse pour établir une gouvernance transparente et responsable. L'espoir d'un avenir meilleur pour Haïti demeure intact, mais il nécessite un engagement collectif et déterminé pour redonner à la nation son intégrité et sa dignité.

  • Port-au-Prince en Sursis

    Par : Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. Lorsque Martissant est tombé, nous avons ressenti une profonde indignation. Puis ce fut la Plaine du Cul-de-Sac : Croix-des-Bouquets, Bon Repos et leurs environs. Ensuite vinrent l'invasion de Carrefour-Feuilles et le massacre de Source-Matelas, contraignant des familles entières à fuir leurs maisons. Les récits de ces drames successifs nous désolaient et nous révoltaient, mais sans vraiment nous inquiéter. Tout cela semblait loin de nous, loin du cœur de Port-au-Prince, de Nazon et de Solino, que nous pensions inexpugnables. Nous vivions dans l’illusion que ces bastions protégeraient la ville comme des remparts infranchissables. Hier c’était eux, aujourd’hui c’est nous, et demain ce sera vous L’inévitable approche. Les quartiers autrefois épargnés tombent désormais l'un après l'autre. Les bandits, ayant consolidé leur contrôle sur le Sud, l’Ouest et le Nord de Port-au-Prince, avancent désormais vers l’Est. Ils sont déjà à Delmas 30. Dans la nuit d’hier, ils ont lancé une offensive massive depuis la rue Senghor sur Christ-Roi, qui a résisté avec courage. Mais souvenons-nous que Solino, lui aussi, avait résisté. Aujourd'hui, Port-au-Prince se résume à un réduit : Lalue aux Sœurs de Sainte Rose de Lima, Bois Verna jusqu'à Ti-Four et Turgeau. Pacot, jadis paisible, est devenu une zone dangereuse. Déjà, les hommes de Viv Ansanm ont traversé Nazon en direction de Pétion-Ville, menacée sur deux fronts : Frères et Delmas. Ils appliquent méthodiquement cette tactique bien connue : « Lorsque l’ennemi avance, nous reculons. Lorsqu’il s’arrête, nous le harcelons. Lorsqu’il recule, nous le poursuivons. » Pour preuve, l'attitude de Barbecue face aux opérations policières du Bas- Delmas. Tout indique qu’une offensive finale est en préparation. Si rien n’est fait, toute la zone métropolitaine — superstitieux, nous ne citons pas les noms des quartiers et communes qui résistent encore — tombera dans quelques semaines. Elle ne pourra pas tenir indéfiniment sans eau ni approvisionnements : ports et aéroport sont déjà sous le contrôle des gangs. En plus, ces criminels, après plus de trois ans d’affrontements, sont devenus des soldats expérimentés. Cessons de nous bercer d’illusions. Un contexte de trahison et de cynisme international Cette situation met en lumière notre vulnérabilité, mais aussi l’attitude ambiguë de la communauté internationale. Récemment, l’ambassadeur américain a déclaré savoir « parler aux gangs », une phrase lourde de sens. Cette affirmation, combinée à l’inaction prolongée traduit une forme de complaisance envers ces criminels. Ces propos, loin d’être anodins, révèlent une connivence qu’on ne peut plus ignorer. En refusant de lever l’embargo sur les armes pour les forces légitimes, on les handicape, tout en favorisant les criminels qui s’approvisionnent sans entrave. Ce cynisme perpétue un chaos planifié et aggrave notre agonie Ne plus fermer les yeux face au danger Nous, citoyennes et citoyens, devons cesser de faire l’autruche, à savoir fermer les yeux en pensant que refuser de voir le danger implique qu’il n’existe pas. Il est de notre devoir d’exiger de ce gouvernement : 1 . Le renforcement des forces de l’ordre en effectifs et en armements. 2 . La dénonciation publique et ferme de l’embargo sur les armes qui pénalise nos institutions légitimes. L’heure n’est plus à l’indécision ni à l’attentisme. Ce qui, hier, paraissait lointain est aujourd’hui à nos portes. Le pays a besoin d’un leadership clair et résolu. Un chef capable de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour nous défendre et nous protéger. Demain, il sera trop tard.

  • Au milieu du chaos, les ressources minières et pétrolières d'Haïti deviennent un point central à Washington.

    Par: Novavox/ NOTRE EDITORIAL. Emmanuel Fritz Paret, entrepreneur haïtien-américain et PDG de Paret Mining LLC, est sur le point d’être nommé conseiller de confiance sur les affaires haïtiennes au sein de l’administration Trump. À ce titre, il offrira des perspectives et des conseils sur les questions concernant Haïti, en s’appuyant sur sa vaste expertise dans les secteurs minier et énergétique. L'annonce de la nomination d'Emmanuel Fritz Paret en tant que conseiller de la Maison Blanche pour les affaires haïtiennes a suscité un intérêt marqué pour les ressources d'Haïti, en particulier compte tenu de sa forte implication dans les secteurs minier et énergétique du pays par le biais de sa société, Paret Mining LLC. La designation d'Emmanuel Fritz Paret au poste de conseiller de la Maison Blanche pour les affaires haïtiennes pourrait susciter des inquiétudes quant à un éventuel conflit d'intérêts en raison de ses relations commerciales substantielles avec Haïti et les États-Unis. Son influence dans ce rôle pourrait potentiellement affecter les politiques et les initiatives concernant les ressources naturelles d'Haïti. Cependant, l'administration Trump n'est pas étrangère aux conflits d'intérêts, puisque M. Trump a récemment nommé le beau-père de sa fille Tiffany au même poste pour les affaires arabes. Paret est impliqué dans des projets majeurs en Haïti, tels que la mine de calcium de Fond Parisien et le projet de raffinerie modulaire. La mine de calcium de Fond Parisien, située à Fond Parisien, en Haïti, se classe parmi les plus grandes mines de carbonate de calcium au monde avec des réserves récupérables estimées à 2,7 milliards de tonnes métriques. Paret Mining détient la propriété et le contrôle exclusifs d'une participation de 100 % dans cette mine, évaluée à plus de 90 milliards USD. Depuis 2018, les taux de production ont constamment dépassé les 5 000 tonnes par jour. De plus, la société de Paret possède des droits exclusifs sur d'importantes réserves de pétrole en Haïti. Paret a investi et dirigé l'exploration pour le forage pétrolier en Haïti de 2011 à 2018 et construit actuellement la première raffinerie de pétrole d'Haïti, qui devrait devenir pleinement opérationnelle sous peu. Paret possède également plusieurs propriétés Hilton, dont le prestigieux Kaliko Beach Resort en Haïti. M. Paret demeure relativement inconnu en Haïti. Néanmoins, un nombre croissant d'Haïtiens commencent à prendre connaissance de ses activités commerciales dans le pays, à la suite de la diffusion de son profil par les médias en anticipation de son futur rôle. Les affaires de Paret seront au cœur des futurs débats dans un pays où la question des ressources naturelles est délicate, en raison d'un passé d'exploitation qui a contribué à rendre Haïti le pays le plus appauvri de l'hémisphère. Les mouvements sociaux en Haïti se mobilisent pour exiger la restitution de la double rançon imposée par la France en 1825, à l'approche du bicentenaire de cet événement qui a gravement affecté l'avenir d'Haïti. Cependant, le dossier de Paret servira de rappel aux Haïtiens que l'exploitation de leurs ressources nationales est un processus qui se poursuit sans relâche. Les Haïtiens établiront sans doute des parallèles entre le secret de ces opérations et le chaos provoqué par les bandes armées depuis quatre ans.

  • Samdi Bagèt

    Par : Wilfrid Suprena Yon ti kozri istorik sou kesyon chèf an Ayti nan peryòd kontanporen an… Kesyon fondamantal yo se: 1. Kòman yo vin chèf! 2. ⁠Poukisa yo vin chèf? 3. ⁠Ki echelon yo monte, yo gravi anvan yo vin chèf? Men Yon “ Èd memwa” ki ka ede anpil nan nou wè kote nou gad lè n ap pale de peyi, de leta, Epi de “ lidèr politik, de chèf”. a. Prezidan Dumarsais. .. Grand Planteur, Manm kabinè Prezidan Sténio Vincent, Depite zòn Verrettes, … Manm Asanble Nasyonal, Prezidan...Gen yon kote y sòti, Gen yon kote y pase pou y rive Prezidan… b. Prezidan Paul Eugène … Fè tout karyèr li nan lame D’Ayti...De Lyetnan a Jeneral… Li genyen yon pakou nan leta... c. Prezidan Nemours Pierre Louis ( provizwa). Avoka, Ansyen Jij. Li te sòti nan Kou Siprèm peyi d’Ayti.. d. Prezidan Pierre Eustache… ( provizwa) Avoka, Pwòf, sendikalis..Fondatèr Pati politik ( Mouvman Ouvriye Peyzan/MOP) … Li genyen yon pakou politik..men li pat konnen sa ki leta a...Te genyen Junte militèr ke Léon Cantave t ap dirije ( Lame goumen ake lame sou lidèrship li) e. Prezidan François ... Medsen, sendikalis, ideyològ, minis travay sou Estimé, manm fondatèr Pati politik MOP… Li te fè Eksperyans nan Leta... kòm minis travay… Men a pati 1971… Baton an chanje bout nèt… f. Prezidan Jean Claude … Sèl eksperyans politik li se te gade papa y k ap dirije… Li pa fè karyèr okenn kote.. Ni nan òganizasyon politik, ni nan lame.Ni nan fonksyon piblik... g. Prezidan Henry ake Prezidan Prosper ( pwovizwa)… Yo genyen yon karyèr nan lame… Sèlman..Yon fwa ankò nan istwa nou , lame te goumen ake lame sou lidèrship a de Jeneral sa yo... h. Prezidan Leslie François … ( provizwa), inivèsitèr, ideyológ demokrat kretyen.. Fondatèr pati politik (RDNP), Okenn eksperyans nan fonksyon piblik la, nan leta… I. Prezidan Ertha … ( provizwa) Avoka, li sòti nan lakou siprèm peyi d’Ayti. Okenn eksperyans nan òganizasyon politik. Ni nan fonksyon piblik (leta administratif). j. Prezidan Jean Bertrand ...Jèn Pèr, teyolojyen radikal ke anpil evèk ake Pèr nan peyi amerik latin yo te enflyanse Tankou Angelleli ( Ajantin), Romero ( Salvador), Camillo Torres ( Kolonbi), Les Frères Cardenal ( Nikaragwa)… Li rive Prezidan ake yon Diskou anti sèlman. Okenn eksperyans nan òganizasyon politik ni nan fonksyon piblik la... k. Prezidan René … ( de manda akonpli ). Militan nan òganizasyon politik radikal de goch Nan Peyi Ewòp ake Ayti. Okenn eksperyans ni Karyèr Nan Òganizasyon politik ofisyèl koni ni nan leta anvan y te rive nan pòs Pwemye minis, Dirèktèr FAES Epi Prezidan de fwa.. l. Prezidan Joseph Michel ( yon manda). Karyèr sèlman nan mizik moun danse nan “ cabaret, boìte de nuit), Pa Monte okenn echèl nan pati politik ki te la anvan. Ni nan fonksyon piblik la (leta administratif)… Manm fondatèr yon pati politik kreye anvan e pou elèksyon , Rezistans Peyizan ke yo te vin rele lè y te pwan pouvwa a: “. Parti Haitien Tèt Kale”… Nwan Pati a te deja endike Objèktif li ta pway rapouswiv.. m. Prezidan Jocelerme ( provizwa), Nómalien ( langues Vivantes), inivèsitèr , ekonomis bwanch finans..Yon gwo pakou nan fonksyon piblik la kòm senp anplwaye Dirèksyon Jeneral Enpo (kontribisyon) rive nan tèt èy plis li te minis Enteryèr sou Aristide 2, li te sekretèr deta nan ministèr Finans Epi Senatèr , Prezidan Nasyonal anvan y te Monte Prezidan provizwa... n. Prezidan Jovenel ...Antwepwenèr … Okenn pakou reyèl ,,okenn karyèr ni nan pati politik ki “ connu) ni nan politik administratif la oubyen fonksyon piblik la…… Mwen te fè nou “ grâce” de woulawou politik ki tap fèt nan peyi a ant 1991 e 1994 Epi 2004/2006. Epi nou pap pale de pyès teyat komik sa yo e ki Trajik tou pou kantite Aysyen k ap mouri , kite lakay a yo, kite peyi a, travèse kantite peyi a pye nan chache sa kretyen yo rele “ La terre promise” , ke y ap leve rido yo pou yo jwe yo depi lanmò Jovenel an Jiyè 2021… Alòs si nou wè nan jou 18 novanm 2024 la pou selebwasyon 221 nyèm anivèsèr batay desizif nan yon ti mòrn tou pwe Vil Okap an Ayti ki te dwe fè tout Pèp sou la tèr ( nwa, bwen, jòn, blan ) yo te kolonize fyèr, Reprezantan leta administratif peyi pa mete pye nan legliz la pou Te Deum, Enben konnen leta jan nou te konnen y depi apwe 17 Oktòb 1806 la pa ekziste ankò…. Leta Aysyen an kraze plat atè. Tout chèf ou tande a se gwo non k ap touye ti chen. Se gwo van, lapli yenyen… Sa nou kontinye ap rele chèf yo pa ka fè ni di anyen ankò… Se bèl rad, fè chèlbé, Diskou rococo… Epi anyen ankò. Enben , se nan moman sa tou pou n ap chante ake Toto Bizsainthe, yon fanm Okap: “ Pa kriye Ti manman, pa kriye” “ Sonje Tèr D’Ayti sa y te ye” “ Se manman Libèrte” “ Si y tonbe , la leve”... Et, bien sur les ruines de cet état semi féodal et néo colonial qui a detruit valeurs, symboles et toutes lueurs d’identité nationale … Continuons à nous battre sans fanfaronnade pour la construction d’un état moderne, souverain, Démocratique et populaire. Socialiste, en peu de mots! Avec les Haitiens. Pour tous les Haitiens!!

  • Le chaos engendré par les gangs armés : un enjeu politique et social crucial.

    Par : Yvito Mackandal, Membre du Réseau des Organisations Zone l’Ouest (ROZO). En réponse à l'éviction du Premier ministre Garry Conille, les gangs sont mécontents, mettent dehors leurs dents de scie, font des menaces qui se concrétisent par la mise à feu et à sang de Port-au-Prince. Le processus d’extermination de la population continue à faire son chemin, les écoliers sont gardés à la maison de peur qu’ils ne soient pas kidnappés et assassinés par les gangs. Tout cela démontre une fois de plus que les gangs ne sont pas indépendants comme ils veulent le faire croire, qu’il existe des liens étroits entre eux avec Garry CONILLE ainsi que les deux donneurs d’ordre, à savoir Michel Martelly et Laurent Lamothe. Les déclarations de certains chefs de gangs laissant croire qu’ils ont été armés par les hommes de PHTK sont corroborées par deux rapports internationaux dont ceux des gouvernements canadien et américain. Le massacre des gangs ne fait pas seulement l’affaire politique de Martelly, mais également l’industrie d’armement américaine qui vend et qui exporte les armes sur le territoire haïtien dirigé vers les gangs à des fins de destruction massive de la population. Parallèlement le gouvernement américain impose un embargo d’arme à la police nationale, les classes populaires sont livrées à elles-mêmes face aux gangs qui peuvent opérer en toute quiétude. A cause de l’opération des gangs, aucune condition nécessaire n’est créée pour organiser des élections libres et démocratiques, l’État sera toujours investi par des dealers de drogue, des corrompus, des marionnettes. Ce sont ces enjeux qui se jouent entre les hommes de PHTK supportés par les USA sur la scène politique. Il a fallu les gangs pour basculer le rapport des forces contre la population. Sur le plan interne la révocation de Conille débouchera sur un autre gouvernement qui réduira la marge de manœuvre de Michel Martelly dans le pillage des caisses de l’État. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on mette fin à la corruption dans l’administration publique. Les gangs restent la seule garantie qui puisse assurer la mainmise de Michel Martelly sur les fonds de l’État. Ce n’est pas pour la première fois que la population fait face à ce genre de situation. Cela est lié a un État anti-nation qui a toujours été dirigé par une classe d’hommes qui voient en la majorité de la population non pas des êtres humains mais des sauvages non doués de raison et elle est traitée comme telle. Cette majorité est exclue n’ayant pas accès à l’école, aux soins de santé, au logement, à la nourriture. C’est pourquoi à chaque moment historique sont créés des corps armés parallèles avec la police et l’armée régulière pour pouvoir contrôler les classes populaires. Aujourd hui, ce sont les gangs qui sont créés à cette fin, mais avant, nous avons connu le FRAPH, celui-ci est défini ainsi : Front Révolutionnaire Armé pour le Progrès Haïtien. C’est une organisation paramilitaire d’extrême droite de type escadron la mort qui terrorise avec les mêmes méthodes violentes des tontons macoutes (VSN, Volontaire de la Sécurité Nationale, le surnom des tontons macoutes). A l’instar de cette organisation existaient les attachés. Les tontons macoutes furent les sbires de la dictature des Duvalier. Les attachés furent l’œuvre des régimes militaires qui ont vu le jour après le départ des Duvalier, le 7 février1986. Alors que le FRAPH fut créé à la suite du coup d’État le 30 septembre 1991 en vue de consolider le coup d’État contre le gouvernement Préval-Aristide élu démocratiquement. Certes, ces structures de répression sur les masses populaires ne sont pas institutionnelles, mais elles sont toutes les œuvres des dirigeants à la magistrature de l’État, et font l’affaire des ennemis historiques du peuple haïtien. Contrairement dans le passé, trois cents ans avant notre indépendance, les colons étaient venus en personne exécuter avec leurs propres mains le massacre de nos ancêtres. Cent ans après, en 1915 les États-Unis nous envahissaient et nous ont occupés pendant dix-neuf ans, ils détruisaient nos infrastructures agricoles, destituaient notre armée indigène révolutionnaire pour la remplacer par l’armée d’Haïti qui n’entretient que des rapports de répression avec la population, déstabilise le pays par des coups d’État criminels pour satisfaire les caprices des USA. Dès lors l’armée qui se définit par rapport à la défense nationale et la sauvegarde de la souveraineté nationale n’a plus cette mission après l’occupation du pays par les Yankees. Aujourd hui encore ce n’est pas parce que les colons ne sont pas présents en personne comme ce fut le cas avant 1804 et 1915 que nous ne sommes pas colonisés, nous le sommes jusqu’ à présent, puisque ce sont eux qui détiennent le contrôle du pouvoir politique. A chaque moment historique la répression sur la population a pris de nouvelles formes comme le veulent les colons. Aujourd hui nous subissons le poids d’une colonisation par les gangs. A l’instar de l’esclavage et l’occupation américaine c’est la terreur, la panique. Ils nous imposent des politiques néolibérales qui détruisent notre production nationale. A cause des gangs les paysans ont abandonné leur jardin dans les départements de l’Artibonite et de l’ouest pour se retrouver ailleurs. Ce qui a provoqué la réduction de la production nationale au profit du riz américain. L’opération des gangs répond directement aux intérêts économiques des États-Unis. Le phénomène des gangs est l’œuvre des gouvernements qui arrivent au pouvoir grâce au support de yankees. Le problème des gangs est politique et comme tel il ne peut être résolu que s’il y a au pouvoir un régime politique qui prenne des mesures politiques drastiques visant à le déraciner. Le phénomène des gangs est lié à un ensemble de conditions sociales qui ont trouvé leur source dans l’accaparement des richesses du pays par une minorité de riches qui exploitent les ouvriers. De telle contradiction est renforcée par un État corrompu pour donner lieu à la misère, la pauvreté. Cette situation socio-économique des masses populaires est exploitée par les dirigeants, la classe d’affaire, les USA pour créer les gangs comme moyen de se maintenir toujours au pouvoir. Une fois les gangs sont créés ils contrôleront la population, toute tentative de soulèvement et de mobilisation des masses sera neutralisée, l’ordre établi fondé sur l’exploitation de la classe ouvrière par les capitalistes sera toujours conservé. L’insécurité ne peut pas être résolue par un simple discours, le problème est politique social et historique, on ne peut apporter valablement une réponse la question que si on dégage les causes à effet expliquant le phénomène des gangs. Fort de cela, il faut adopter une politique fiscale consistant à prendre aux riches pour donner aux pauvres, la lutte contre la corruption doit être réelle, sérieuse et efficace. Cette lutte doit conduire au recouvrement des fonds publics qui seront utilisés à des fins de développement social et économique en faveur des classes populaires. Cela passe par des enquêtes sur l’enrichissement illicite des comptables de deniers publics et l’état des lieux de leur patrimoine. Les pistes d’enquête seront non seulement l’audition mais aussi les banques, la Direction générale des impôts, l’office des notaires. Il faudra rechercher d’autres voies de coopération internationale sincère qui puisse nous aider à juguler l’insécurité qui terrorise la population. Le gouvernement doit étatiser tous les ports afin d’avoir le contrôle de tous les produits qui entrent dans le pays, particulièrement les armes, les munitions destinées aux gangs, les drogues qui constituent les sources de l’insécurité. Les institutions républicaines ayant la mission de sécuriser la société doivent être renforcées et dotées des experts en la matière. L’insécurité est profonde, il est important d’impliquer la population dans cette lutte ce qui nous permettra d’aboutir à des résultats satisfaisants. L’insécurité est profonde et multidimensionnelle. A par les gangs qui font de l’argent avec facilité, leurs parrains et leurs marraines dont l’existence politique en dépend, tous les secteurs de la vie nationale en sont victimes. Conscient de cet état de fait on pensait que les successeurs d’Ariel Henri auraient réfléchi jour et nuit pour savoir que faire pour résoudre le problème. Malheureusement c’est le contraire qu’on constate. C’est plutôt un conseil qui se bat entre eux pour le contrôle des ministères et des directions générales. A peine leur installation ils sont déjà impliqués dans le scandale de BNC Leur objectif est de s’enrichir des caisses de l’État, les mêmes pratiques qui ont été reprochées à l’équipe mafieuse de PHTK. Vu le contexte difficile que nous vivons, il n'y a pas de place pour les chercheurs d’aliments ni pour les traitres à la nation. Il est temps de mettre fin à cette pratique, à chaque nouvelle équipe gouvernementale ont vu le jour de nouveaux riches.

  • Si les Populistes Haïtiens Étaient Résolus à Combattre le Terrorisme de Viv Ansanm…

    NOTRE EDITORIAL. PAR: Alain Zephyr • L'UNICEF a récemment mis en lumière, dans un rapport, la situation alarmante des enfants enrôlés par des gangs armés. Selon cette étude, le recrutement d'enfants par des gangs armés en Haïti a augmenté de 70 % l'année dernière. Actuellement, les enfants forment 30 à 50 % des effectifs de ces groupes. Si les populistes haïtiens au pouvoir étaient résolus à combattre ls terrorisme de Viv Ansanm, ils prendraient des mesures urgentes protéger les enfants en Haïti et mettre fin à leur recrutement par des groupes armés. • Un r eportage récent de PBS a mis en évidence comment les gangs en Haïti se servent des réseaux sociaux pour recruter des enfants et répandre la terreur. Les gangs tirent parti de plateformes telles que TikTok, Instagram et Twitter pour séduire de nouveaux membres, notamment des jeunes. Ils diffusent des vidéos et des messages qui démontrent leur puissance et leur influence, attirant ainsi les jeunes vulnérables. Les enfants recrutés sont souvent employés comme informateurs, messagers ou sont impliqués dans des actes de violence. Les filles sont fréquemment forcées à cuisiner, à nettoyer et sont parfois utilisées comme "épouses" par les membres des gangs. De manière similaire, un article du Washington Post a examiné l'usage inquiétant des médias sociaux par les gangs en Haïti. L'article souligne comment les gangs utilisent ces plateformes pour démontrer leur domination, intimider leurs adversaires et recruter de nouveaux membres, souvent à travers des contenus violents et menaçants. Si les populistes haïtiens au pouvoir étaient résolus à combattre le terrorisme de Viv Ansanm, ils emploieraient leur diplomatie pour faire désigner Viv Ansanm comme organisation terroriste et demanderaient à plusieurs réseaux sociaux, dont Facebook, Instagram, Twitter et TikTok, de bloquer les comptes des chefs de gangs haïtiens. • Un récent article du Miami Herald a rappelé que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avait promis de rétablir l'ordre à Port-au-Prince et d'implémenter des mesures significatives dans les cent premiers jours de son mandat. Six mois plus tard, la situation sécuritaire en Haïti s'est nettement détériorée. Les gangs armés continuent de terroriser la capitale et ses alentours. Plus de 40 000 personnes ont été déplacées en seulement dix jours à cause de la violence des gangs. Cette violence a aussi touché les infrastructures vitales. L'aéroport international de Port-au-Prince est fermé. Les écoles et les hôpitaux luttent pour rester opérationnels, et l'accès à l'eau potable et aux services essentiels est sérieusement compromis. Si les populistes haïtiens au pouvoir étaient résolus à combattre le terrorisme de Viv Ansanm, ils mobiliseraient des cadres de sécurité, tant en Haïti que dans sa diaspora, pour revitaliser le processus et former une TASK FORCE chargée de mettre en œuvre des plans et stratégies afin de gagner la bataille contre les gangs armés. • L'escalade de la violence des gangs et le mécontentement des Haïtiens manifesté par le mouvement Bwa Kale reflètent la complexité grandissante et la détérioration de la crise sécuritaire. Les autorités peinent à maîtriser l’action criminelle des gangs, caractérisée par une augmentation des attaques, des enlèvements et des violences sexuelles. Cette situation requiert une intervention urgente et coordonnée pour prévenir un effondrement total de la société haïtienne. Si les populistes haïtiens au pouvoir étaient résolus à combattre le terrorisme de Viv Ansanm, ils mettraient en œuvre la récente proposition de l'historien Michel Soukar, qui préconise la création d'une structure d'urgence pour fournir une réponse coordonnée et efficace à la crise actuelle. • L'allégeance des gangs armés aux projets criminels de la communauté internationale en Haïti est un fait bien connu. Il apparaît que les gangs sont l'instrument armé destiné à promouvoir une démocratie sans le peuple, afin que la justice, le bien-être et la modernité demeurent des objectifs inaccessibles en Haïti. Si les populistes haïtiens au pouvoir étaient résolus à combattre le terrorisme de Viv Ansanm, ils se libéreraient des diktats de la communauté internationale pour chercher, avec le peuple haïtien, des solutions nationales efficaces aux problèmes de sécurité. • Avec ses scandales de corruption largement médiatisés, le CPT devient une crise dans la crise. Cette situation limite la capacité du conseil à se consacrer pleinement à la lutte contre les gangs armés et diminue davantage sa légitimité auprès d'une population fatiguée d'attendre des actions concrètes de la part de ses dirigeants en ces temps difficiles. Si les populistes haïtiens au pouvoir étaient résolus à combattre le terrorisme de Viv Ansanm, ils adopteraient des règles d'éthique strictes pour garantir une gouvernance intègre et transparente. Cela leur permettrait de bâtir avec le peuple haïtien un pays sûr et fondé sur la justice. Malgré les efforts modérés de la Police Nationale d'Haïti, Il est déplorable que les conditions nécessaires pour gagner la bataille contre les gangs armés ne soient pas encore réunies. Ces conditions incluent une détermination politique résolue et souveraine au sommet de l'État, un plan de sécurité et des stratégies clairement établis, ainsi qu'une coordination efficace des ressources et des efforts. Pendant deux siècles, les populistes en Haïti n'ont pas œuvré à améliorer les conditions de vie des Haïtiens, ni à établir des politiques publiques efficaces pour adresser les problèmes fondamentaux de la nation. La crise du populisme en Haïti est désormais manifeste . D'une part, la méfiance des Haïtiens envers l’ingérence extérieure, perçue comme néocoloniale et inefficace ; et les rivalités géopolitiques autour de la crise haïtienne représentent des entraves significatives à l'adoption de la stratégie populiste traditionnelle d’intervention étrangère. Le Conseil Présidentiel de Transition a essuyé deux revers diplomatiques consécutifs à l'ONU en essayant de convertir la mission kenyane en Haïti en une opération de maintien de la paix. De l’autre, la violence et le contrôle exercés par les gangs armés révèlent les défaillances des institutions nationales de sécurité établies par les populistes qui se sont succédé au pouvoir en Haïti. En outre, ces groupes armés utilisent un discours démagogique anti-élites et anti-étrangers, une tactique emblématique des multiples visages du populisme en Haïti, qui exploite les frustrations et les ressentiments de la population envers les élites et les influences étrangères. C'est précisément pour ces raisons que nos dirigeants paraissent submergés par la crise sécuritaire actuelle. Entretemps, le pays s’enfonce dans le chaos… Les forces patriotiques et progressistes doivent s'unir au peuple haïtien pour apporter des solutions aussi créatives qu'efficaces afin d'arrêter ce marasme et construire un avenir meilleur pour tous.

  • Affaire Macron et Restitution:

    Déclaration du Kolektif Ayisyen Afwodesandan (KAAD). Une fois de plus, par la voix d’Emmanuel Macron, vingt-cinquième président de la République française, La France n’a pas raté l’occasion pour révéler au monde entier son arrogance et son mépris envers le peuple haïtien. Le 19 Novembre 2024, un jour après la commémoration de la Bataille de Vertières, en réponse à la question du citoyen haïtien Macky Jean Pierre, question relative à la responsabilité de la France et d’autres puissances impérialistes dans la situation chaotique actuelle d’Haïti, le président français a sciemment choisi d’injurier tout un peuple à travers les affirmations suivantes : « les Haïtiens ont détruit Haïti », « les Haïtiens ne savent ce qu’ils veulent » et finalement « tous les Haïtiens sont des Cons ». Traiter tout un peuple de CON relève d’une arrogance bête et d’une rare absence de civilité. Une telle insulte ne saurait venir d’un vrai connaisseur d’Haïti, particulièrement d’un Lettré racé imbu de ce que représente Haïti dans l’Histoire de l’humanité. En conséquence une telle insulte ne peut ni ne doit être tolérée d’aucun Représentant digne de la race humaine. C’est un camouflet donné non seulement aux Haïtiens mais aussi et surtout à tous les peuples Afrodescendants. Et c’est pourquoi le Kolektif Ayisyen Afwodesandan-KAAD dénonce sans détour le président Macron et demande à tous les peuples de la terre de se mettre debout contre cette attitude raciste du président français Macron. Nous devons savoir que Macron n’est pas le premier président français à dire du mal des populations afrodescendantes. En 2007, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé que les « Africains sont peu civilisés », et pis encore, “"qu’ils n’avaient jamais vraiment marqué et intégré l’histoire mondiale ». Nous voulons aussi faire comprendre à chaque Haïtien, et à chaque afrodescendant, que la déclaration du président Macron n’est pas un simple lapsus. Cette parole de Macron est un acte qui montre clairement que : Cette sotte stratégie de Macron et son arrogance débile visent bêtement à décrédibiliser la bataille des Afrodescendants. Sa Déclaration est une agitation d’un joueur affaibli qui tente désespérément de stopper la mobilisation générale et universelle menée par un concert de Nations civilisées afin d’amener la France à reconnaitre sa dette vis-à-vis d’Haïti, dette datant du viol de la Première République noire indépendante le 17 avril 1825 (Ordonnance de Charles X). En ce sens, Macron s’estime en mesure de parler aux descendants haïtiens comme le faisait Napoléon Bonaparte, comme le faisaient également ses ancêtres colons s’adressant à nos ancêtres mis en esclavages. Macron est absolument anachronique. La Déclaration de Macron participe d’une nouvelle stratégie qui semble s’amorcer dans le monde. Nous observons que petit à petit des forces réactionnaires, au service de la Minorité économique mondiale exploiteuse, deviennent de jour en jour plus arrogantes, et sont prêtes à tenter de neutraliser les luttes des peuples pour L’Égalité, la Liberté et la Fraternité basée sur le respect et la dignité réciproques. Par conséquent Macron épouse cette orientation fasciste toujours prête à utiliser le racisme comme arme de division du Monde. Caveant Consules ! Partout dans le monde le cri des Peuples est unanime : Une autre Éthique dans les relations humaines. Ni Macron et ses balivernes, ni les autres puissances impérialistes n’ont leur place dans cette urgence de redéfinition de l’Éthique reposant sur les principes légués par nos Ancêtres. TOUT HOMME EST UNE PERSONNE HUMAINE. Pour KAAD : Nixon BoumBa Rodolph Mathurin Monique Clesca Jocelyn McCalla Yrvy Frenel Samuel Nesner Marie Lemy Jemina Pierre Lucien George

  • 2025 : Année de la Restitution et de la Réparation

    Note de Protestation et Recommandations du Comité National Haïtien des Restitutions et Réparations suite aux propos inacceptables du Président Emmanuel Macron. Par : Comité National Haïtien des Restitutions et Réparations (CNHRR) - UNIVERSITE D'ETAT D'HAITI Le Comité National Haïtien des Restitutions et Réparations (CNHRR) exprime sa plus vive protestation contre les propos négationnistes et indélicats du Président français Emmanuel Macron, tenus le 19 novembre 2024 sur le quai de Valongo, au Brésil, un lieu de mémoire dédié aux victimes de la traite transatlantique. Ses déclarations, selon lesquelles « Ce sont les Haïtiens eux-mêmes qui ont tué Haïti... Ils sont complètement cons », manifestent un mépris inacceptable envers le peuple haïtien et nient la responsabilité historique liée à la traite transatlantique, à la colonisation et aux séquelles de la double rançon de l'indépendance. Alors qu'Haïti commémorait le 18 novembre 2024 sa grande victoire à Vertières contre les troupes coloniales françaises, elle continue de subir les lourdes conséquences des injustices historiques infligées par la France, notamment la rançon de 90 millions de francs or imposée en 1825. Ces injustices ont contribué à l'établissement et au renforcement d'inégalités structurelles persistantes. Les propos de M. Macron sont une insulte à la mémoire et à la dignité du peuple haïtien. Le CNHRR exhorte le Gouvernement haïtien à : Agir en vertu des grands principes régissant les relations internationales, pour obtenir des réparations justes et des excuses historiques ; Ecrire officiellement aux autorités compétentes de la République Française pour réclamer la restitution de la "Dette - pardon la rançon- de l'Indépendance" à sa valeur actualisée et l'ouverture de négociations à ce sujet ; Déclarer l'année 2025, à l'occasion du Bicentenaire de l'imposition de la rançon "Année de la Restitution et de la Réparation ". Haïti, berceau de la première révolution antiesclavagiste, revendique avec force son droit à la justice, à la mémoire et à la dignité. Le Comité National Haïtien des Restitutions et Réparations (CNHRR) salue une fois de plus le courage et la dignité des citoyens et citoyennes haïtiens.nes toujours vivant.es, toujours debout face aux adversités de toutes sortes.

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