Le Cri de Gary Victor : Rejeter la Transition Criminelle, Premier Acte de Dignité Nationale
- Renouvo Demokratik
- il y a 5 heures
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Par : Novavox, Notre Éditorial.-
Ils sont trois cent vingt. Trois cent vingt partis politiques dûment inscrits, dûment déclarés, dûment alignés pour une compétition électorale dont personne ne sait si elle aura réellement lieu. Trois cent vingt formations qui prétendent parler au nom du peuple, mais dont aucune ne semble se soucier de la sécurité des électeurs qu’elles espèrent séduire. Pas une seule pour s’indigner des contrats opaques qui siphonnent les maigres ressources nationales, tandis que le pays s’enfonce dans la misère. Pas une seule pour dénoncer le fait que les décisions qui engagent l’avenir de la nation se prennent désormais hors du territoire, dans des bureaux climatisés où Haïti n’est plus qu’un dossier parmi d’autres.
Pourtant, ils se veulent dirigeants. Pourtant, ils demandent au citoyen de leur confier la gestion du pays. Pourtant, ils osent parler d’avenir alors qu’ils détournent les yeux du présent.
C’est à partir de ce constat implacable que Gary Victor, dans son éditorial au National, le 11 mars 2026, appelle à rejeter la transition criminelle. Son cri résonne parce qu’il nomme ce que beaucoup n’osent plus dire : un pays livré à la médiocrité organisée, à la prédation institutionnalisée, à une classe politique qui a renoncé à toute responsabilité. Il résonne parce qu’il dévoile la vérité nue : cette transition n’est pas un passage, mais une entreprise de démolition méthodique, un système où l’incompétence se pavane, où l’impunité se porte comme un bijou, où l’État n’est plus qu’un décor pour ceux qui s’enrichissent en coulisses.
Et pendant que les dirigeants paradent, le pays s’effondre. Pendant qu’ils s’accrochent à leurs privilèges, les écoles ferment, les routes se livrent aux gangs, les familles se déchirent, la jeunesse s’exile. Pendant qu’ils jouent aux chefs, la nation se vide de son souffle. Voilà pourquoi le cri de Gary Victor n’est pas un simple appel : c’est une sommation. Une injonction à sortir de la torpeur, à briser l’envoûtement, à refuser d’être transformés en troupeau docile.
C’est ce non, ce refus, ce sursaut que Gary Victor appelle de toutes ses forces. C’est ce cri qu’il nous laisse, comme une ultime chance de redevenir un peuple debout. Dire non à la transition criminelle. Dire non à ceux qui confisquent l’avenir. Dire non à la lente agonie d’un pays qui mérite mieux que la médiocrité et le pillage.
À Novavox et au Renouveau Démocratique, le cri de Gary Victor résonne avec force. La sécurité, l’annulation des contrats opaques, le contrôle rigoureux de l’action publique et le rapatriement de la souveraineté nationale constituent des préalables incontournables à toute élection réellement libre et démocratique.
Nous invitons le camp progressiste, les patriotes et l’ensemble du pays à faire de ces exigences des chantiers de lutte, afin d’arracher Haïti à cette transition interminable et à la crise qui l’étouffe.









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