
Opinyon

La transition, conduite par Alix Fils‑Aimé, s’avance à pas sûrs vers l’impasse . Entre la prolifération de contrats opaques négociés dans les marges du pouvoir et les massacres perpétrés par des gangs armés, auxquels l’État n’a opposé qu’une inertie glaciale, tout converge vers un même constat : une gouvernance essoufflée, incapable d’assumer la moindre responsabilité devant la nation.
Il devient dès lors légitime, et même indispensable, de questionner la capacité de ces dirigeants de circonstance à tenir la barre en ce moment aussi critique. Leur gestion hésitante, leur communication mécanique, leur absence de vision et de courage politique dressent le portrait d’une transition sans colonne vertébrale, privée de boussole, incapable d’ouvrir le moindre horizon.
Ce baromètre citoyen est un instrument de vigilance populaire, un rappel ferme que la souveraineté ne se cède pas à des mains tremblantes et que le bien commun ne saurait être exposé à l’improvisation, à l’opacité ou à l’impunité. Il réaffirme un principe intangible : l’État n’est pas autorisé à se soustraire à ses obligations fondamentales, et ceux qui en détiennent provisoirement les leviers demeurent comptables, devant la nation, de chaque renoncement et de chaque manquement.
Il esquisse aussi, en creux, les lignes d’une transition véritablement souveraine : une transition qui ne se contente pas d’administrer l’effondrement, mais s’attaque aux causes profondes du chaos ; une transition qui place la transparence au cœur de l’action publique ; une transition qui répond à la population plutôt qu’aux réseaux d’intérêts ; une transition qui assume la mission historique de reconstruire l’État, au lieu de gérer ses ruines.
Joignez‑vous au débat. Rien n’est inéluctable : votre voix et votre engagement ont le pouvoir de réorienter le cours des événements.
