

Opinyon

À l’approche du 7 février, Haïti se tient sur une ligne de crête. Ni effondrée, ni stabilisée. Ni résignée, ni victorieuse. La tension n’est pas seulement politique. Elle est morale, sociale, presque existentielle. Elle interroge la solidité de l’État, la maturité des élites, la capacité d’une nation à se tenir debout alors qu’elle a trop souvent été laissée seule face au chaos. Mais elle révèle aussi une autre pression, plus diffuse, plus ancienne : celle de l’ingérence étrangère, qui s’insinue dans les interstices de nos faiblesses institutionnelles et prétend orienter, parfois dicter, le cours de notre avenir.
Nos analyses replacent ainsi cette date dans toute sa gravité : une possible brèche vers l’apaisement, ou au contraire l’entrée dans une nouvelle spirale d’incertitudes.


