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  • Plaidoirie pour une diplomatie centrée sur la dette historique : le cas des USA

    PAR ROSELOR FRANÇOIS, Ph. D .   INTRODUCTION Suite aux fausses déclarations formulées par le candidat républicain à la vice-présidence J. D. Vance, puis reprises par Donald Trump lors du débat télévisé, les Haytiens de Springfield (en Ohio) et la communauté haytienne en général ont essuyé les tirs racistes de certains républicains. Après avoir qualifié Hayti de « trou à merde » il y a quelques années, aujourd’hui, Donald Trump fait passer les Haytiens pour des mangeurs d’animaux de compagnie. Depuis, la diaspora haytienne en particulier et les Haytiens en général se sont retrouvés au cœur d’une campagne présidentielle marquée par l’attisement de la haine et de la violence. En réaction à ces fausses accusations, nous avons vu dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux de nombreuses protestations venant de personnalités haytiennes et américaines. Pour défendre la communauté haytienne, les protestataires ont utilisé divers arguments, les uns les plus solides que les autres. Cependant, à mon humble avis, l’argument le plus brillant à utiliser aujourd’hui c’est de rappeler de façon méthodique aux Américains ce qu’Hayti représente dans l’histoire des États-Unis d’Amérique. Et la meilleure façon de le faire c’est d’évoquer l’éternelle dette historique que le peuple américain a envers le peuple haytien. L’historien Marc Block a déclaré avec justesse : « C’est de l’ignorance du passé que naît l’incompréhension du présent. Dans cette optique, la connaissance de la vérité historique a le grand pouvoir d’offrir au peuple américain une meilleure compréhension de la présence des Haytiens aux États-Unis d’Amérique.    Nous avons souvent répété qu’après la publication en 1991 du remarquable livre « Silencing the Past : Power and the Production of History » de Michel-Rolph Trouillot de regrettée mémoire, il y a eu dans le monde académique nord-américain ce que le docteur Célucien L. Joseph aka Dr Lou a qualifié de « Haitian Turn ». Le « Tournant haytien » est « une révolution intellectuelle » qui s’est opérée dans « la recherche moderne sur la Révolution haytienne en Amérique du nord » (Joseph, 2012). De fait, ce grand changement allait favoriser l’émergence d’une multitude de nouvelles études qui ont exposé brillamment le grand impact de la Révolution haytienne sur le monde moderne. En ces temps difficiles pour tous les Haytiens, c’est le moment idéal d’utiliser savamment cette nouvelle historiographie produite dans l’Académie nord-américaine pour rappeler aux Américains le rôle joué par la Révolution haytienne dans le développement et la grandeur de leur pays. En d’autres termes, c’est l’heure de dire à chaque citoyen américain ce qui suit: « without the Haitian Revolution, the United States today quite likely would be little more than a small strip of land on the eastern coast of North America. That is, if there were a country called the United States of America at all » (Reinhardt, 2005). Les Américains ont déjà commencé à reconnaître les contributions haytiennes dans leur lutte pour la libération quand ils ont honoré l’apport des combattants haytiens dans la bataille de Savannah. En fait, le 8 octobre 2007, ils ont posé un bel acte de mémoire en érigeant en Géorgie un beau monument souvenir en l’honneur des héros haytiens. De plus, le 18 aout 2018, la ville de New York a co-baptisé un boulevard de Brooklyn en l’honneur de Papa Desalin. En dépit de ces beaux gestes, les Américains sont très loin du paiement de leur dû. Mais, de tels gestes ont prouvé qu’il existe chez eux le désir et la volonté de bien faire. S’ils avaient appris plus sur les faits historiques qui ont impacté le développement de leur pays, ils auraient pu faire bien davantage.   Dans ce texte, nous allons nous appuyer sur les informations tirées de l’article du professeur Thomas Reinhardt intitulé « 200 Years of Forgetting : Hushing up the Haitian Revolution » pour montrer toute la dimension de la dette américaine envers Hayti. À noter que le travail de Reinhardt a été publié en 2005 à l’occasion de la célébration du bicentenaire de la Révolution haytienne. Il est basé sur sa présentation faite à la 15e Conférence Cheikh Anta Diop à Philadelphie, du 10 au 11 octobre 2003 (Reinhardt, 2005). Notre texte peut être considéré comme une plaidoirie pour la mise en place d’une diplomatie haytienne centrée sur la dette de tous les pays qui ont directement et indirectement bénéficié de notre Révolution. En particulier, les grands bénéfices tirés par les Américains de notre Révolution méritent d’être exploités de façon méthodique. Cette diplomatie devrait se fonder sur la nouvelle historiographie de l’Académie nord-américaine. LA RÉVOLUTION HAYTIENNE ET LE PROJET DE CONQUÊTE DU MONDE TRANSATLANTIQUE DE NAPPOLÉON BONAPARTE Selon l’historien Thomas Fleming (2001), « Les objectifs de Napoléon étaient aussi clairs qu’ambitieux : ayant acquis le vaste territoire de la Louisiane à l’Espagne en 1800, il visait rien d’autre qu’un empire s’étendant des montagnes Rocheuses à l’Inde, du nord de la Russie au Sahara. Et avec l’armée la plus puissante d’Europe à sa disposition, qui devrait l’arrêter ? Certainement pas les États-Unis, avec leur « pathétique armée régulière de 3.000 hommes » (cité par Thomas Reinhardt, 2005) (ma traduction). L’expédition Leclerc était avant tout une machine de guerre mise en marche pour assurer la conquête du monde transatlantique. Fleming (2001) a ajouté que cette armée expéditionnaire devait à priori se diriger vers l’Amérique du Nord mais Napoléon Bonaparte avait prévu de faire un détour de six (6) semaines en direction de la colonie de Saint-Domingue afin de remettre les chaînes aux pieds des rebelles Africains. Du moins, c’est ce que pensait Napoléon (cité par Thomas Reinhardt, 2005). Malheureusement pour Napoléon, durant ce détour de six (6) semaines, sa force multinationale allait trouver sur sa route un certain Jean Jacques Dessalines. Le plus grand génie militaire de Saint-Domingue (selon Boisrond Tonnerre) allait mettre en déroute la grande flotte multinationale avec toute la science militaire française. Déjà, à La Crète à Pierrot, Dessalines à la tête de ses 700 hommes et femmes allait donner au général Leclerc un aperçu de ce qui l’attendait à Saint-Domingue. Ce jour-là, les Français étaient au nombre de 15.000, soit 21 fois plus que les troupes de Dessalines. Pourtant, en moins de six heures de temps, 18 généraux et 5.000 soldats français tombaient. C’était une journée de honte pour « la plus grande armée du monde » dont parlait le général Leclerc dans sa lettre adressée à Toussaint Louverture (Boisrond Tonnerre, 1805). En fin de compte, « en deux (2) ans, l’armée française avait perdu près de 60.000 soldats, un Napoléon désillusionné, lassé des rapports sur les pertes et les défaites de la colonie, abandonnait ses projets de création d’une France transatlantique » (Reinhardt, 2005) (ma traduction). Les États-Unis l’avaient donc échappé bel .  Et il y avait mieux. Puisque la France était contrainte de vendre la Louisiane au gouvernement Américain qui allait devenir le premier et le plus grand bénéficiaire de la victoire des Haytiens à Vertières. Ici, il est important de rappeler qu’en ce temps-là les États-Unis d’Amérique n’avaient même pas le droit de passage sur le fleuve Mississipi. D’ailleurs, à cette même époque, Jefferson avait envoyé en France deux émissaires — Monroe et Livingston — pour négocier un droit de passage. Mais à leur grande surprise, les Français allaient leur offrir l’achat de la Louisiane pour une somme ridiculement modique. La Révolution haytienne avait donc permis aux États-Unis de doubler leur territoire avec l’achat de la Louisiane (Reinhardt, 2015). Notons que certains historiens ont évoqué l’épidémie de fièvre jaune qui causait la mort de beaucoup soldats français comme un argument majeur pour expliquer la défaite de l’armée expéditionnaire face à Dessalines. Mais, nous devons rappeler à ces historiens qu’en ce temps-là l’épidémie en question frappait tout le monde. Par exemple, si les Anglais n’avaient pas réussi à s’établir définitivement à Saint-Domingue c’était surtout à cause des maladies tropicales (comme la fièvre jaune par exemple) qui avaient fait beaucoup de victimes au sein de leur armée. Selon Schiebinger (2017), « La médecine des climats chauds ou tropicaux était nécessaire pour maintenir les esclaves — en tant que denrées précieuses des maîtres puissants — en vie dans les plantations des Antilles. La médecine tropicale était également nécessaire pour maintenir de grandes populations de soldats et de marins en bonne santé et prêts au combat » (ma traduction). Ainsi, la fièvre jaune pouvait frapper tout le monde, y compris nos ancêtres Africains. Cependant, nos ancêtres avaient su développer un ensemble de connaissances médicales pour assurer leur survie face à ce fléau. En cette occasion, nous devons honorer la créativité et l’intelligence de nos ancêtres qui leur permettait de s’adapter très rapidement dans la nouvelle flore et la nouvelle faune de Saint-Domingue pour pouvoir développer une pharmacologie appropriée et tant nécessaire. Dans cette optique, le médecin français Dr Nicolas Bourgeois (1788) affirmait ce qui suit : « Les esclaves sont plus ingénieux que nous dans l’art de maintenir et d’obtenir la santé. » La confession de ce médecin envoyé par la métropole est une grande preuve qui montre les performances de nos ancêtres à un moment où les sciences médicales française et anglaise s’étaient révélées impuissantes face à une série d'épidémies et de maladies tropicales inconnues qui menaçaient l’existence des populations des colonies. Face à une situation désespérée causée par la mortalité massive, il fallait à certains moments compter sur les interventions d’une équipe de médecins africains pour réussir à enrayer ces fléaux (Weaver, 2002). Sans la science médicale de ces Africains esclavagisés, les Français auraient connu un bilan pire que celui de la fièvre jaune. Après que la médecine africaine ait réussi l’exploit de sauver la vie de nombreux colons français, le docteur Nicolas Bourgeois (1788) figurait parmi ceux-là qui avaient pour mission d’extraire des secrets médicaux de la bouche des médecins africains qu’il appelait lui-même « Nos habiles disciples d’Hippocrate Pour finir, « La connaissance, dit-on, c’est le pouvoir ». Et puisque nos ancêtres étaient les seuls détenteurs de certaines connaissances indispensables, ils avaient durant la période de guerre un pouvoir qui était tout aussi important que la science militaire. Ainsi, nos ancêtres ont pu battre l’armée expéditionnaire française parce qu’ils avaient une avance considérable dans les sciences médicales ainsi que dans les sciences militaires EN CONCLUSION. Cette glorieuse tranche de notre histoire peut nous aider à tirer de grands profits dans les relations internationales. Pour cela, les Haytiens en général, et ceux de la diaspora en particulier, ont le devoir d’apprendre les idées marquantes de cette nouvelle version d’histoire de la Révolution haytienne pour ensuite les bien expliquer aux citoyens de leur pays d’accueil. De son côté, l’État haytien devra songer à préparer des diplomates qui maîtrisent bien la nouvelle historiographie anglophone de la Révolution haytienne. Les diplomates haytiens, les organisations aussi bien que les intellectuels haytien du terroir et de la diaspora devront s’entendre et s’organiser pour promouvoir l’idée de la dette historique des États-Unis envers Hayti. Déjà, Hayti a de puissants alliés dans la communauté afro-américaine qui a tant besoin de se faire rappeler l’histoire de la Révolution haytienne. Car, selon Bethel (1997), « l’anniversaire de l’indépendance d’Hayti (le 1er janvier) était commémoré tout au long du premier quart du XIXe siècle comme une alternative au 4 juillet qui n’offrait pas grand-chose à célébrer pour la partie noire de la nation (cité par Reinhardt, 2005). Aujourd’hui, on peut aussi compter sur la voix puissante des grands ténors francophones et anglophones du mouvement panafricaniste en Afrique et aux États-Unis, tels que Kemi Seba, Natalie Yamb, Dr Umar Johnson et autres qui ont ouvertement adopté la Révolution haytienne comme leur principal point de repère. D’autre part, la recherche sur Révolution haytienne étant devenue un patrimoine mondial, nous pouvons également solliciter l’aide et l’appui de cette multitude d’auteurs et chercheurs anglophones de la Révolution haytienne, spécialement les auteurs Afro-Américains, pour pouvoir bénéficier de la solidarité d’un plus grand nombre de nations possibles. Parmi eux, nous avons retenu des noms tels que David Brion Davis, Seymour Drescher, Robin Blackburn, Laurent Dubois, David P. Geggus, Michael Dash, Doris Garraway, Susan Buck-Morss, Alejandro Enrique Gomez Pernia, Sibylle Fischer, Karen Salt, Philippe R. Girard, Jeremy D. Popkin, Karol K. Weaver, Nick Nesbitt, Deborah Jenson, Julia Garfield, Thomas Reinhardt, Raphael Hörmann, Paul C. Mocombe, Joan Dayan, Marlon Simmons (Canada), George Sefa Dei (Canada) Paul Carr (Canada), Jean Pierre LeGlaunec, Jean Casimir, Marlène Daut, Anne Leslie Brice, Célucien L. Joseph aka Dr Lou, Patrick Smith-Bellegarde, Jean Alix René, Michel Desgraff, Pierre W. Orelus, Pierre M. Lubin, etc. Finalement, en raison des contributions et bénéfices que la Révolution a apportés en Amérique du nord, en d'Amérique latine, en Europe, en Afrique et même en Asie, il y a lieu d’espérer une grande chaîne de solidarité mondiale envers Hayti. Nous ne devons pas surtout oublier que c’était en signe de reconnaissance et en l’honneur de notre grande Révolution que le regretté président Hugo Chavez avait accepté de nous aider avec le Programme de Pétro Caribe. Dans son palais, il avait lui-même pris le temps de raconter à une délégation haytienne l’histoire des relations haytiano-vénézuéliennes qui a commencé à partir de la rencontre de Miranda avec Dessalines. N.B. Les références utilisées dans le texte peuvent être fournies sur demande.

  • 100 premye jou PM Garry Conille: San jou san anyen konkrè pou popilasyon an

    Ronald Leon  ( tinouvel.com ) Pòtoprens,20 septanm 2021   Garry Conille gen 100 jou nan Primati a. Se yon etap senbolik ki pèmèt li fè bilan sou 100 premye jou gouvèman li   an.Se yon evènman  li te prepare ak anpil atansyon nan okazyon sa a, li te deside òganize yon odyans piblik nan Karibe Hôtel, Jedi 19 Septanm 2024, nan Pòtoprens pou enfòme popilasyon ayisyen an (an Ayiti ak dyaspora)  sou reyalizasyon ak siksè "li menn ak gouvènman li a” te fè nan 100 premye jou nan tèt leta a. Evènman an te difize an multiplèks sou medya, platfòm sou entènèt ak rezo sosyal yo te plis sanble yon egzèsis kominikasyon ak pwopagan . Gouvènman Garry Conille an te envesti sou baz yon pwogram estriktire ak senk potomitan: restorasyon sekirite piblik ak nasyonal, redresman ekonomik, rezolisyon  kriz imanitè a, Konferans Nasyonal la, refòm konstitisyonèl ak òganizasyon eleksyon jeneral pou renouvèlman pèsonèl politik peyi a. Sepandan, apre yon santèn jou travay,  sosyte sivil la ak popilasyon kanpe gade  tout deplwaman kap fèt pou  yon bilan ki te byen mèg. Genyen kèk minis ki parèt pi souvan pou fè yon cho medyatik sitou Minis Jistis , Minis Edikasyon Nasyonal ak Minis la Sante, men aksyon yo poko vizib pou 100 jou sa yo, anyen poko  reyalize vre e nou pa konprann  vizyon jeneral gouvènman sa a. Sosyete sivil la ,plizyè pwogresis trè kritik parapò ak rezilta gouvènman an, yo dekri kòm "bilan  negatif". Yo kwè otorite Ayisyen  yo la sèlman pou pataje avantaj, tankou piyay kès leta,bèl kòtèj pandan popilasyon an kontinye ap soufri. Restorasyon sekirite piblik ak nasyonal Premye Minis Premye minis defakto a te pwomèt li pral  reprann teritwa pèdi yo kay pa kay ,katye pa katye ...konsta yo diferan ak sa li te di ak sa kap pase ,popilasyon deplore  apre yon santèn jou travay, toujou pa gen okenn siy ki montre  sitiyasyon sekiritè a amelyore. 100 jou gouvènman Conille, plizyè wout, sitou wout nasyonal #1 ak #2, rete anba kontwòl gang. Komin Kafou tonbe nan men bandi, alòske pa gen okenn komisarya  ki reprann alevwa pou yo ta reprann yon katye. Kriminèl yo kontinye enpoze dwa pasaj sou wout yo, mete itilizatè yo an danje e ranm wout yo pi difisil pou travèse . Sou gouvènman sa a, Ganthier te tonbe konplètman anba dominasyon bandi 400 mawozo.E anba lavil la rete enpratikab. Lèzetazini  pou 4yèm ane konsekitif, deside kenbe Ayiti sou nivo maksimòm alèt 4: "Pa vwayaje ann Ayiti", akòz kidnaping, krim, ajitasyon politik ak sèvis sante limite. Anbasad Ameriken egzije pèsonèl li yo pou yo itilize transpò ofisyèl pou ale ak pou soti nan ayewopò an. Popilasyon dekri gouvènman sa a kòm yon "gouvènman bèl pawòl  ak vwayaje".Premye minis ak kèk minis, jilè parabal sou yo epi antoure ak ajan sekirite parade jan yo vle nan kèk ri men moun ki deplase nan Kolèj Mixte Alpha (Avenue Christophe, ri 4) ak lòt moun  k ap viv nan kan yo paka retounen lakay yo. Akòz wout ki bloke ak feblès lojistik nan operasyon lapolis kont gang yo, Scudery Dorcé, yon polisye SWAT  mouri madi 10 septanm 2024 la, apre blese li te pran yon bal nan janb pandan konfwontasyon ak bandi nan Gressier. Redresman ekonomik Se yon abitid pou yo di  premye 100 jou yon  gouvènman   desizif. Se li ki trase chemen pou wè ki kote manda sa a prale.Tout moun te atann nan 100 premye  jou yo Conille te ka kòmanse jete  baz pou redrese sistèm finansye nasyonal la. Gouvènè BRH la, Ronald Gabriel, pandan yon konferans pou laprès Mèkredi sa a lanse alèt pou montre difikilte  ki genyen nan sistèm lan kote  59 sikesal bank komèsyal yo ap mal fonksyone, plizyè nan yo te piye oswa fèmen. Anplis de sa, gen 122 milya goud prè yo te akòde yo nan gwo difikilte, 307 konpayi paka ranbouse dèt yo, ak 969 ti ak mwayen antrepriz yo pa fonksyone akoz bandi ame te kraze yo . 100 apre ,Gouvènman sa a pa fè anyen pou ede yo respire epi yo kapab jwenn mwayen pou onore angajman yo e louvri an tout sekirite.  Rezoud  kriz imanitè a  Dapre Òganizasyon Entènasyonal Migrasyon an (OIM) gen plis pase 310,000 moun ki kite kay yo depi Desanm 2023 ki vinn agrave sitiyasyon sekirite ak imanitè  e kantite timoun ki deplase yo ap viv nan sitiyasyon mangonmen nan kan yo.Plizyè milye fanmi toujou ap viv nan kan ki sal e kondisyon  sanitè yo pa bon. Plis pase ven enstitisyon sante, piblik kou prive, swa dechouke, piye, oswa fèmen, enkli Lopital Jeneral la. Lopital Inivèsite Lapè a pap fonksyone ak tout kapasite li. Jiskaprezan, gouvènman Conille a poko kontribye nan relouvri yon sèl nan lopital sa yo. Konferans Nasyonal la, refòm konstitisyonèl ak òganizasyon eleksyon jeneral  "Gouvènman sa a distenge tèt li nan diskou, pwomès. Sèl dosye yo reyalize byen se nonmen moun nan administrasyon piblik pou bay zanmi ak patizan job.Nan kad pou prepare eleksyon  yo, Gouvènman an pibliye yon dekrè nan prese  li nonmen 7 sou 9 manm Konsèy Elektoral Pwovizwa a (CEP) ak Kreyasyon yon Komisyon Verite, Jistis ak Reparasyon Gardy Maisonneuve pral prezide . Epi epi anyen "Gouvènman sa a  mete fon leta  a dispozisyon yo pou itilize sèten medya   pou fè pwopagann pou yo.Li montre yon enpuisans devan defi sekirite a,ekonomik ak imanitè.Pa gen anyen konkrè ki fèt pou popilasyon an", san jou se 100 jou san anyen pou larepiblik ak popilasyon an.

  • Insécurité persistante : l’échec du gouvernement Conille après 100 jours

    SATELLITE509 Djovany MICHEL Après 100 jours au pouvoir, le gouvernement Conille n’a pas réussi à reprendre le contrôle des routes nationales #1 et #2, toujours sous la coupe des gangs. Les citoyens, pris en otage par ces criminels, continuent de subir des extorsions sous la menace. Ganthier est désormais totalement dominé par les bandits, et les régions de Cabaret et Gressier suivent le même sort. La commune de Carrefour reste livrée aux criminels, sans qu’aucun commissariat de police n’ait été récupéré. L’incapacité du gouvernement à agir aggrave l’insécurité qui s’étend dans le pays. L’absence de stratégie claire met en péril la sécurité nationale et le développement économique. Sans oublier que la corruption, durant ces 100 jours, a atteint de nouveaux sommets avec le détournement des fonds destinés aux services de renseignement (d’intelligence). En outre, l’impunité a connu un essor considérable avec plusieurs libérations controversées sous l’influence de Me Carlos Hercule, actuel ministre de la Justice.

  • 100 jours après, le gouvernement de Garry Conille, à l’oral

    Par Le Placentin 9-20-2024 Le gouvernement de Garry Conille a désormais 100 jours à la tête du pays. Selon plus d’un, cette nouvelle équipe présente un maigre bilan à la fin de cette première période. L’insécurité demeure et les territoires perdus ne sont pas encore récupérés. La cherté de la vie continue d’opprimer la masse. La rentrée scolaire, prévue pour le début du mois d’octobre, est encore dans l’impasse. Installé le 12 juin 2024, selon plusieurs observateurs, le gouvernement de Garry Conille ne répond pas encore aux besoins urgents de la population . Le plus grand problème à pallier reste « l’insécurité » alors que Garry Conille a déclaré « N ap repran kontwol Peyi a kay an kay, katye an katye » . Une partie de la Mission multinationale de Soutien à la Sécurité (MMAS) est déjà au pays. En collaboration avec la Police nationale d’Haïti (PNH), elle a déjà mené plusieurs opérations contre les gangs armés. Toutefois aucun territoire dangereux n’est encore totalement récupéré. Le phénomène de l’insécurité engendre une grande famine au niveau du pays, à cause du manque de circulation des produits alimentaires. Les produits sont très chers, spécialement au niveau de la zone métropolitaine. La masse continue donc à faire face à une misère effroyable, apparemment sans issue. Cela reste encore un grand défi à relever pour le gouvernement en place. Face une si grande misère, tomber malade est un risque à ne pas prendre à Port-au-Prince et ses environs. Malgré les nombreuses promesses faites pour récupérer l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), ce dernier se trouve encore dans une zone à éviter et est toujours dysfonctionnel. La rentrée scolaire pour la nouvelle année 2024-2025 en Haïti est prévue pour le 1e octobre. Cependant plus d’un doute du respect total du calendrier du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle. Les parents ne sont pas encore prêts, de nombreuses écoles servent encore de logement aux différents déplacés de la zone métropolitaine. Le gouvernement haïtien fait encore face, après 100 jours, à plusieurs grands problèmes de base. Il doit absolument les résoudre pour bien de la masse et de l’image du pays. La fin de l’année s’annonce donc très importante pour les responsables pour regagner la confiance de la population.

  • Au Revoir et Bonjour Haiti!

    BY Wilfrid Suprena Toute politique est locale” dixit un dirigeant politique américain. Ne nous méprenons pas. Au moment où nous écrivons ce pamphlet, tous les indicateurs socioéconomiques sont au rouge… dans notre pays… Depuis quand Le ministère des Affaires Sociales et du Travail a publié un rapport sur la force de travail, le marché du travail, le pourcentage d’emplois créés dans le secteur formel, grandes et petites enterprises commerciales et industrielles, la fonction publique et les services, le taux de chômage au pays, le nombre d’hommes, de femmes, de Jeunes en quête d’emplois stables et bien rémunérés ? Rien de cela, excepté des chiffres approximatifs fournis ou publiés par des organisations non gouvernementales Ou des organismes internationaux avec des pré requis comparatifs masquant la vraie réalité haïtienne… Un pays à la dérive, n’est-ce pas! À vau l’eau , pas vrai? Rien à l’horizon pour signaler qu’on va finalement tourner la page…A chaque pas, L’obscurité entourant le corps social s’épaissit. Le désespoir s’agrandit. Les résultats se voient à l’oeil nu… Nos bonnes terres nourricières dévalent les pentes arides pour aller se jeter à la mer. Avec elles, la Jeunesse Haïtienne, une force de travail en expansion s’en va également. A pieds. En bateau. En avion. Haiti, loin des yeux ! Mais prêt du cœur, de tous nos cœurs..vivant avec effroi et amertume la désagrégation d’un régime social et politique monstrueux basé sur des injustices Humaines séculaires ayant accouché cette Haiti mystérieuse et méconnaissable qui répugne et repousse une Bonne grange de ses enfants et qui étonnamment continue d’attirer sympathie et solidarité pour son histoire et la résilience de son peuple… Dans ce contexte qui dure depuis tantôt Trois décennies marqué par une grande incertitude qui fait fuir un certain nombre d’investisseurs grands et petits, locaux, nationaux et internationaux, le nouveau gouvernement inconstitutionnel et illégal de Notre pays a adopté un budget rectificatif validé non pas par l’assemblée nationale mais par un corps de substitution volatil, sans ancrage légal et politique, monté de toutes pièces , pour les besoins du moment dans une atmosphère délétère de scandales de toutes sortes et surtout de corruption….Pas nécessaire de piquer en épingle cette atmosphère répugnante de criminalité débridée et insensée… De quoi demain sera fait? Du désespoir au doute. Du doute à la perverse résignation …De la résignation à un engagement politique et serein pour se défaire des idées socio politiques inadaptées mais imposées…pour perpétuer l’hégémonie du marché global qui fluctue des fois mais qui reste à tout bout de champ. Devrions-nous continuer à fermer nos yeux comme on nous l’enseigne et l’exige depuis des temps immémoriaux…Devrions-nous continuer à boucher nos oreilles ? De gré ou de force! Non et Non!! Les dernières sorties furieuses, haineuses et spectaculairement anti Haïtiennes de deux candidats à la magistrature Suprême du “ monstre étoilé” ne peuvent que nous rappeler la perception et la vision qu’ont les autres de nous… Quand ce n’est pas la pitié ! C’est l’aversion, la haine et le dégoût qu’ils expriment à l’endroit du peuple Haitien sans gants de velours. ..À visière levée!! Verrières dans leur “Inconscient et subconscient”. … Continuer à Nous abêtir, nous avilir et nous isoler comme l’exemple de réussite/échec Populaire à ne jamais suivre…Leur idéal, hier aujourd’hui et demain. La voie royale fut tracée en 1825. Pavée en 1860. Élargie en 1915. Et depuis,, bouche entr’ouverte, nous crions au secours. Mais qui va entendre les gémissements, les cris douloureux du peuple Haitien, toutes classes sociales confondues, dans cette arène de fauves, de loups, de, vautours, affamés privilégiant les intérêts sordides du marché qui déshumanisent et bétifient… Haïtiens, ne tendez plus la main, Les crachats qu’on y “ largue” sont à la fois trop vénéneux et venimeux…. Tournons le dos á ce qu’on a fait pour eux… Pensons à ce qu’on peut faire entre nous et pour nous… Nous Avons été seuls entre 1791 et 1804 avec quelques rares élans de solidarité de la part de certains abolitionnistes et révolutionnaires européens. L’essentiel a été accompli pas avec la magie des mots mais avec la puissance de l’organisation, des actions ciblées…et une idéologie plus Que Claire et aigue : Vivre Libre Ou Mourir. Que nous reste-t-il à faire en ce moment? Aujourd’hui ? Puisque les structures socio politiques construites depuis des lustres et assises sur des socles économiques et financiers vermoulus et dépassés ne répondent plus aux exigences d’une modernité adaptée au bien-être collectif et à la prospérité de chaque famille Haïtienne , hommes, femmes et enfants, il nous faut non pas réinventer la roue mais essayer de construire une nouvelle identité Haïtienne qui nous rassemble, nous unit et nous propulse… vers d’autres horizons “ rutilants de soleil “. Alors, ne nous laissons pas distraire. Ne bronchons pas. Ces attaques contre nous, Haïtiens, aussi répugnantes, bêtifiantes et vicieuses qu’elles soient, en ce moment, ne datent pas d’aujourd’hui ……et ne doivent en Aucune façon Ou manière nous démoraliser Ou amoindrir cette énergie décantatrice et ani qui nous anime tous..même relativement … L’enseignement tronqué de Notre histoire ne met pas en relief assez les premières manifestations et expressions d’antipathie de l’un des tout premiers secrétaires d’état américains Pickering, bien avant l’infâme Monroe et son “ L’Amérique aux Américains”. Il déclara, en effet : “ Laissons pourrir ces nègres- Les Haïtiens- sous leur gouvernent despotique, utilisons leur sucre et leur café” …. Et, à nos jours, l’application de cette politique vis à vis de Haiti et des Haïtiens n’a pas bougé d’un iota. Plus, de 60 ans avant la reconnaissance d’Haiti comme un “État souverain”. Support sans fard apporté au général rétrograde Nord Alexis en face Anténor Firmin…Un libéral autonomiste et Progressiste “sans peur et sans reproche” Mainmise sur nos réserves d’or gardées dans une Banque privée depuis et jamais restituées. Une Occupation directe longue de 19 ans avec toutes les humiliations racistes y associées… La mise sur pied pendant la première occupation d’une force militaire habillée, entraînée, financée et endoctrinée dans le but d’orienter l’appareillage politique haïtien dans le sens de leurs intérêts propres et de leurs affidés dans Les moments de troubles sociaux imprévisibles dans le processus de mise en place d’une “ démocratie bourgeoise “ à l’européenne imposée, ( Par tous les moyens nécessaires), -Elie Lescot, leur colistier, Dumarsais Estimé, Pierre Eustache Daniel Fignolé, Jean Bertrand Aristide plus Ou moins rebelles, tous ils en savent assez long et peuvent témoigner….. ⁃ La mémoire n’est plus la “ faculté d’oublier”. Oui Ou non, n’étions-nous pas, “boat people” Haïtiens catalogués, classés dans Les années 1980 comme “ entités nationales” porteuses du virus du SIDA ? Oui ou Non… Les dernières manifestations de mépris ouvert, à contre la “gent haïtienne “ chassée de leurs maisons et leurs quartiers par des “ bandes armées agissant sur ordre non encore dévoilé “ et cherchant désespérément un toit amical, ne serait-ce que pour se désaltérer et reprendre un peu de souffle - ne sont pas les premières et ne seront pas du tout les dernières … Ce n’est pas la force policière équestre disproportionnée partant aux trousses de ces “ négres et négresses” courant pieds nus à la frontière Rio Grande Mexique/Texas, action captée et rapportée massivement dans Les médias en ligne qui va changer l’état d’âme des “ Hawks” milliardaires au pouvoir ou aspirant au pouvoir au pays “ étoilé” par rapport à Haiti et aux Haïtiens. Il est historique et viscéral… De même, Les accusations farfelues et mensongères, fabriquées par les deux “ bozos” (marionettes de cirque) républicains - référence aux mots de George Bush Père pour désigner les candidats démocrates, Clinton et Al Gore, lors de la course électorale de 1992 ne vont pas changer la donne non plus. Elle est historique et viscérale… Adieu L’Haiti des Traîtres et des Conzé qui, à travers leurs sermons d’allégeance au dieu dollar attirant malédiction sur leurs frères et sœurs Haïtiens dans une tourmente pérenne et sur eux-mêmes… Bienvenue à cette nouvelle Haïti qui va revenir à ses vraies sources : le travail, la production agricole, les fabriques, les fermes d’élevage, les petites industries de transformation, la remise en valeur de nos sites historiques et architecturaux, le contre-projet collectif, le projet et l’unité nationaux… le retour à notre musique, nos chorégraphies et notre cuisine .., Bon retour à la paysannerie haïtienne gardienne des symboles et des valeurs Haïtiens enfouis sous des tonnes de perceptions erronées mises en circulation par les colons et les néo colons…. Allons ! “ Creusons ce sol extraordinaire légué par Dessalines ; Notre fortune et notre bonheur émergeront de ses entrailles” … Bienvenue au nouvel Homme et à la nouvelle Femme : Haïtiens, Rebelles et Patriotes.

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