Search Results
Rechercher sur ce site
365 résultats trouvés avec une recherche vide
- Haïti : L'Insécurité en Douze Questions
PAR: Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. Que veulent nos amis ? Nos prétendus amis, ceux de la coalition américano-onusienne, souhaitent que cette situation perdure aussi longtemps que possible, que ce soit 10 ou 20 ans Comment procèdent-ils ? Ils avancent par étapes. D'abord, ils créent le chaos, puis l'organisent en utilisant les gangs qu'ils forment et renforcent en les fédérant. Ensuite, ils placent à la tête de l'État des individus serviles et dévoués, tels qu'Ariel Henry et Frantz Elbé, pour finalement introduire une entité politique absurde comme le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), une véritable machine à crise permanente qui leur doit tout, même son existence. Après cela, ils dépêchent une pseudo-mission de police, la Mission Multinationale de Sécurité (MMS), incapable de vaincre leurs gangs, afin de maintenir un équilibre stratégique entre les forces de sécurité et les gangs. Que faut-il entendre par équilibre stratégique dans le contexte haïtien ? L'équilibre stratégique est une situation où les acteurs maintiennent un rapport de force équilibré. De cette manière, le conflit peut se prolonger indéfiniment, aucun camp n'étant capable de prendre le dessus sur l'autre. C’est pour cela que certaines guérillas, une fois cet équilibre atteint, peuvent durer des décennies, comme en Colombie. Ici, les forces de sécurité reçoivent juste ce qu'il faut pour résister aux gangs, sans jamais pouvoir les neutraliser. Mais il faut avoir en tête que, lorsque cet équilibre est manipulé par un acteur extérieur et que nous ne sommes que des marionnettes dans ce jeu, le marionnettiste se réserve le droit de faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre, selon sa volonté ou ses intérêts. Ainsi, cette semaine, ils viennent de donner un coup de pouce aux gangs avec cet embargo qu'ils ont fait voter Donc, la fin de l'instabilité n'est pas pour demain ? Du point de vue américain et onusien, certainement pas. Ils ne prennent même plus la peine de dissimuler leurs intentions. Alors que les gangs multiplient leurs offensives à travers le pays, et que, au moment où nous parlons, la PNH se bat à Solino sous leur assaut, on nous impose un embargo international sur les armes, réduisant encore davantage notre capacité déjà insignifiante à les affronter. C'est littéralement nous livrer pieds et mains liés à ces groupes criminels. C'est scandaleux. Allons-nous vraiment nous contenter de rester silencieux face à cette trahison ? Combien de temps allons-nous accepter d'être désarmés et vulnérables pendant que ceux qui prétendent nous aider facilitent, en réalité, l'expansion de l'insécurité ? Il est temps de lever la voix, de dénoncer cette complicité et d'exiger des solutions concrètes pour protéger notre peuple. À quand des manifestations à New York devant l'ONU, en Floride, à Montréal, à Paris, une marche sur Washington? Maintenant, tout dépendra de notre réaction en tant qu'Haïtiens. Néanmoins, nous avons encore une chance. Quelle chance? Les gangs n'ont ni idéologie ni discours, contrairement à une guérilla capable de mobiliser les masses ou de susciter une sympathie nationale ou internationale. Et cela reste vrai malgré les efforts de propagande de certains groupes comme Haïti Liberté et certaines ONG. Comment expliquer l'offensive militaire récente des gangs dans l'Artibonite et à Solino ? Ils en ont reçu l'ordre. C'est évident. Se sentant forts, ils ont lancé ce que l’on pourrait appeler une offensive stratégique qui ne mènera nulle part politiquement. Ils peuvent continuer à tuer, massacrer, incendier, et semer la désolation et la ruine — comme ils le proclament d’ailleurs pour Solino, qu’ils veulent raser — mais un Barbecue, un Izo, un Ti Lapli, un Vitelhomme, un Gwo Lwa, un Lanmò San Jou au pouvoir reste tout simplement inconcevable. Pourquoi est-ce impossible, les gangs au pouvoir ? Premièrement, ce n'est pas ce qu'ils visent. Ils n'ont aucun objectif politique, contrairement aux guérillas ou autres organisations politico-militaires comme les Talibans ou le Hamas. Ensuite, ils servent des maîtres qui, bien qu'ils aient besoin d'eux, ont honte de leur association et ne les laisseront jamais atteindre un statut politique reconnu. Pourquoi penser qu'ils n'ont pas de projet politique? Ces gangs sont tout ce que l'on peut imaginer de pire : tueurs psychopathes, kidnappeurs, voleurs, violeurs. Pourtant, ils ne sont pas stupides, bien au contraire, ils sont parfois plus rusés que nos politiciens. Ils savent comment leurs employeurs les perçoivent : de vulgaires et méprisables criminels en service commandé. Pourquoi ce cynisme ? Parler de cynisme, c'est émettre un jugement subjectif. Pour ces gens-là, il ne s'agit que d'intérêts économiques : la gestion d'un budget annuel de plusieurs centaines de millions de dollars. Plus la crise dure, plus les profits augmentent. Que peut-on attendre de la mission kenyane ? Rien! Cette mission n'est qu'un moyen de générer des fonds pour les profiteurs de l'ONU et leurs alliés, une mission conçue pour durer sans jamais devenir une véritable force combattante. Que faire ? Il faut d'abord changer de narratif. Pourquoi un voleur qui cohabite avec toi cesserait-il de te voler s'il pense que tu ne te rends pas compte de ses actions? Tant qu'il croit que tu l'ignores, il continuera ; il a carte blanche pour poursuivre ses méfaits. Nous devons le dénoncer et l'exposer au grand jour. Il est crucial de dire à la coalition américano-onusienne que nous comprenons leur petit jeu. Il faut sensibiliser les journalistes à travers le monde, publier dans les journaux, car se taire, c'est consentir. Nous savons qu'ils ont les moyens de mettre fin immédiatement à cet haïtianicide, pourquoi ne pas le dire ? On ne peut pas continuer à flatter et à remercier notre bourreau en laissant croire qu'il est notre ami, qu'il nous aide. Cela ne fera que prolonger notre calvaire. En encensant des criminels, on a raté l'occasion de faire de la question haïtienne un point fort du débat électoral américain. Côté militaire, Normil Rameau et Derby Guerrier connaissent la solution mieux que nous. Le problème est qu'ils dépendent d'un pouvoir d'État inféodé à des intérêts étrangers et dysfonctionnel à cause des rivalités internes entre la domesticité. Commençons par le faire partir. Existe-t-il une alternative viable pour sortir de cette impasse ? L'alternative est avant tout d'ordre intellectuel. Il est crucial de rompre avec la pensée politique actuelle, marquée par la soumission à l’étranger. Il faut avoir la volonté d'être libre et indépendant, et refuser de jouer le rôle d'Oncle Tom, cette incarnation de la servilité, l'esclave incapable de se détacher de son maître, dans un monde en pleine mutation. Nous devons prendre conscience qu'aujourd'hui, plus que jamais, nous n'avons pas de pays de repli ou de secours ; notre avenir dépend entièrement de nos décisions. À partir de cette prise de conscience par une avant-garde éclairée et déterminée, nous serons en mesure de faire des choix réfléchis qui impacteront positivement notre destin collectif. Il est essentiel de créer, par l'agitation et la propagande, une dynamique de changement qui puisse se passer des manipulations extérieures et se concentrer sur l'autonomie politique pour affronter l'insécurité commanditée. Nos prétendus alliés, loin d'œuvrer pour la paix et la stabilité, suivent un plan soigneusement orchestré visant à prolonger le chaos pour servir leurs intérêts. L'espoir réside dans la capacité des Haïtiens à se mobiliser, à dénoncer les vraies causes de leur malheur. *On ne peut continuer à rechigner sur l'insécurité sans jamais dénoncer ceux qui l'ont planifiée. * La clé du changement réside dans la réappropriation de la souveraineté nationale.
- Quand Garry Conille remet son sort entre les mains des bandits de VIV ANSANM.
Par : NOVAVOX, NOTRE EDITORIAL. L'affaire Garry Conille en Haïti prend une tournure inattendue et préoccupante. Désigné Premier ministre il y a six mois pour faire face à la montée des gangs armés, Conille se retrouve dans une situation délicate où il fait appel à ces mêmes groupes criminels pour sa survie politique. Ce revirement soulève de nombreuses questions sur la gouvernance et le pouvoir en Haïti. Au cours de la dernière décennie, Haïti a connu une augmentation alarmante de la violence des gangs. Selon le Bureau de la coordination des affaires humaines des Nations Unies, le nombre de gangs à Port-au-Prince a triplé en cinq ans, passant de 60 à environ 180 groupes actifs. Les autorités peinent à maintenir l'ordre dans un pays où l'insécurité est omniprésente. Les gangs mettent sérieusement en péril la démocratie et la stabilité du pays. Dans ce contexte, Garry Conille a été nommé Premier ministre pour rétablir la sécurité. Son mandat devait se concentrer sur la destruction de ces réseaux criminels, mais la réalité sur le terrain a révélé des défis beaucoup plus complexes. Par exemple, les violences ont fait bondir le taux d’homicides à environ 50 pour 100 000 habitants en 2022, l'un des plus élevés au monde. Garry Conille a été choisi pour diriger le pays à un moment de chaos. Au cours de ses six mois au pouvoir, il a suscité des espoirs mais aussi des déceptions. Ses efforts pour affronter les gangs n'ont pas produit les résultats escomptés, et les critiques ont afflué. En effet, bien que Conille ait promis de rétablir la sécurité, les résultats tangibles se sont fait attendre. À mesure que les mois passaient, la pression s'intensifiait et les résultats mitigés menaçaient sa position. La crainte de perdre son rôle l'a poussé à envisager des choix désespérés, de plus en plus controversés. Les Collusions de Conille avec les gangs armés Dans une tournure choquante, des enregistrements audios favorables à Garry Conille, issus des gangs de VIV ANSANM, ont été diffusés sur les réseaux sociaux. Ces audios suggèrent que des violences pourraient éclater le lundi, jour prévu pour l’installation de son successeur. Cette annonce n'est pas seulement alarmante pour l'avenir politique de Conille, mais également pour la sécurité générale du pays. Selon les dernières informations, Port-au-Prince s'est réveillée ce matin dans une atmosphère tendue et violente. Des gangs ont mené des attaques coordonnées dans divers quartiers, y compris Solino, Saint-Michel et Tabarre 27. Des maisons ainsi qu'une église ont été incendiées, forçant les résidents à fuir leurs foyers dans un état de panique. La situation demeure précaire, avec des coups de feu et du chaos qui persistent. En sollicitant le soutien de ces gangs, Conille franchit une ligne éthique. Cette collusion non seulement discrédite un homme politique, mais remet également en question l’intégrité de la gouvernance en Haïti. Les conséquences de telles actions sont préjudiciables pour la démocratie et le tissu social de la nation. Cette situation soulève des préoccupations majeures sur son impact sur le paysage politique haïtien. Le paradoxe est frappant : le mandat d'un homme censé éradiquer les gangs pourrait désormais dépendre d'eux. Éthique politique et gouvernance La gouvernance dépend avant tout de principes éthiques. Quand un leader choisit de pactiser avec le crime organisé pour préserver son pouvoir, cela soulève des questions cruciales. Comment une société peut-elle espérer évoluer vers une véritable démocratie lorsque des liaisons se forment avec des entités criminelles ? La situation n'est pas meilleure au Conseil Présidentiel de Transition (CPT) où trois conseillers impliqués dans un scandale de corruption prennent des décisions cruciales pour le pays. Les implications de telles décisions dépassent le cadre immédiat. Elles touchent à la légitimité de l'État, à la confiance des citoyens envers leurs institutions et à la capacité future des gouvernements à agir sans recourir à des ententes douteuses. Les implications pour la sécurité du pays La situation de Garry Conille met en lumière des dirigeants qui semblent privilégier leur survie personnelle au détriment du bien collectif. Son recours aux gangs pour sa propre survie témoigne de sa vulnérabilité et de son opportunisme, dépeignant un dirigeant qui préfère s'allier avec des criminels plutôt que de soutenir la loi. L. 'enjeu dépasse donc le sort d'un homme politique. Il s'agit de l'avenir démocratique et de la sécurité d'un pays en quête de rédemption. Pour faire un changement significatif, le chemin doit passer par la transparence, la justice et le rétablissement des valeurs citoyennes. Dans l'ombre de la violence, le peuple haïtien doit continuer à espérer un avenir meilleur, où la collaboration entre citoyens, gouvernants et institutions permettra de bâtir une nation forte et résiliente.
- Les Leçons d’une Défaite
PAR: Michel Legros, Sitwayen Pou Respè Konstitisyon. Les démocrates américains devraient pouvoir tirer des leçons de l'Histoire pour rompre avec les factions bellicistes de leur parti. Dans cette recherche d'une prépondérance économique, militaire, politique et idéologique la guerre a toujours paru comme la seule issue, alors qu'elle est un piège, même si elle rapporte énormément. Comment peuvent-ils s'extraire de ce piège ? En 1903, le Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) se scinde. Lénine et les bolcheviks, prônant une organisation disciplinée, se démarquent des mencheviks plus complaisants. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Lénine dénonce la trahison des sociaux-démocrates européens qui soutiennent leurs gouvernements dans cette guerre impérialiste. En 1915, à Zimmerwald, il appelle à transformer cette guerre en une lutte révolutionnaire contre les classes dirigeantes, exigeant une rupture nette avec ceux qui sacrifient les principes pour s’accommoder du pouvoir en place. Winston Churchill a su, lui aussi, rompre avec son propre parti lorsqu’il estimait que la situation l'exigeait. Aujourd’hui, les démocrates américains pourraient s’inspirer de cette logique pragmatique et se démarquer des factions bellicistes de leur parti. Même s'ils prônent des idéaux progressistes, les démocrates américains ont du mal à les incarner pleinement, car leurs choix en politique étrangère contredisent souvent leurs discours sur la justice sociale et la paix. En rompant avec ces factions, ils pourraient réaffirmer leur engagement envers les valeurs qu’ils revendiquent. Donald Trump le Pacifiste L'une des erreurs fatales des démocrates a été de laisser le champ pacifiste à Donald Trump. En effet, pour Robert Kennedy Jr, le Parti démocrate est devenu le parti de la guerre, dans l'intérêt du complexe militaro-industriel, une transformation qui a poussé certains de ses anciens partisans vers d’autres horizons. Cette perception s’étend également à la communauté musulmane du Michigan, où l’association musulmane locale a salué Trump pour sa promesse de paix à Gaza. C'est ainsi qu'un nombre croissant de citoyens, déçus par le Parti démocrate, se sont ralliés à Donald Trump en raison de son discours promettant une politique moins agressive. Les Conséquences Désastreuses des Choix Politiques en Ukraine et en Haïti Le Parti démocrate, souvent perçu comme le défenseur des classes moyennes, des minorités et de la justice sociale, a contribué, par ses choix récents, à des crises humanitaires de grande ampleur. En Ukraine , l'engagement des États-Unis et de l’OTAN dans la guerre est perçu par la Russie comme un encerclement menaçant et une expansion de l’OTAN près de ses frontières. Cette situation a été interprétée par Poutine comme une atteinte directe à la sécurité nationale de la Russie, le poussant à invoquer un état de légitime défense afin de repousser une influence occidentale jugée hostile et de maintenir un équilibre stratégique protégeant les intérêts russes dans la région. Cette logique de confrontation a intensifié une guerre coûteuse en vies humaines et causé d'importants dégâts matériels, là où des approches diplomatiques auraient pu, à défaut de résoudre le conflit, en atténuer les conséquences et ouvrir des voies vers une désescalade. En Haïti , l’administration Biden a, directement alimenté une situation d’insécurité endémique, où les gangs armés contrôlent une grande partie du territoire. L’ambassadeur américain a reconnu avoir des liens avec les groupes armés, ce qui a exacerbé la violence contre la population civile. La société haïtienne est en lambeaux : il ne reste presque plus d’ouvriers qualifiés, et la classe moyenne a été réduite à néant. Les compétences essentielles à la reconstruction du pays disparaissent, laissant un vide difficile à combler. Les États-Unis, sous couvert de coopération, ont contribué à une dévastation si profonde que pour de nombreux Haïtiens, la survie passe par l'exil ou la soumission à la violence quotidienne. Gaza : Des Massacres de Civils et D’enfants Sous Silence Suite à une attaque du Hamas contre Israël, le gouvernement israélien a lancé une offensive sans précédent contre le peuple palestinien. Cette situation en Palestine, et plus particulièrement à Gaza, met en lumière les contradictions de la politique étrangère démocrate. Les civils, y compris des enfants, sont massacrés avec une violence inouïe, et pourtant, les démocrates soutiennent inconditionnellement un gouvernement dont les actions défient les droits humains fondamentaux. En dépit de leur discours en faveur de la justice, ils ferment les yeux sur les conséquences de cette politique dans la région. Les principes fluctuants des démocrates favorisent le massacre et l’oppression des Palestiniens tout en se parant d’un masque de défense des droits humains. L’arrogance Culturell e Les démocrates revendiquent la protection des droits LGBTQ+ à l’échelle mondiale, mais cette posture prend parfois l’apparence d’un impérialisme culturel. En Jamaïque, la nomination par Joe Biden d’un ambassadeur marié à un homme dans un pays où le mariage homosexuel n’est pas reconnu a été perçue comme une provocation inutile et une forme d’ingérence arrogante. Cette attitude révèle une volonté d’imposer des convictions occidentales à d’autres cultures, en oubliant le respect des différences culturelles. Des Principes Incohérents et Instrumentalisés Cela ne signifie pas que le populisme xénophobe de Trump serait une alternative meilleure. Cependant, la politique étrangère actuelle des démocrates, marquée par le bellicisme et des interventions dévastatrices, laisse peu de place pour un réel engagement envers les idéaux de justice et de paix. Leur incapacité à privilégier la diplomatie et leur tendance à imposer leurs objectifs montrent la vacuité de leur discours trop souvent instrumentalisé à des fins inavouées. Si Bill Clinton a été un cyclone pour Haïti, Joe Biden est une bombe thermonucléaire qui achève de ruiner le pays où, hélas, ne résident plus que des pauvres sous le joug des bandits. Ni Trump ni Biden ne représentent d’espoir pour les Haïtiens. Pour nous, l’indifférence assumée de Trump pourrait même être moins fatale que l'amour sadique de Biden, qui, sous un masque de bienveillance, a orchestré la désintégration de la société haïtienne, l'effondrement de l'Etat et la ruine du pays. Face à cet isolement, Haïti doit trouver sa propre voie vers l’indépendance politique. Le pays doit réapprendre à faire de la politique pour lui-même, en cultivant une pensée autonome et des actions souveraines, loin des promesses et des illusions d’une aide étrangère bienveillante
- Bilan Jounen Dèy Nasyonal 31 Oktòb 2024
By : Brigad Chalmay Peralt/ Kominike pou laprès, 4 novanm 2024. Brigad Chalmay Peralt voye yon gwo kout Ayibobo pou tout òganizasyon, enstitisyon, medya, pèsonalite ak tout moun nan popilasyon an ki te pote kole nan jounen dèy 31 oktòb la. Nan dat 21 oktòb ki sot pase a, plizyè òganizasyon nan 4 kwen peyi a ak nan dyaspora a te lanse yon jounen dèy nasyonal pou jedi 31 oktòb la. Brigad la te gen misyon pou kòdone jounen dèy la epi planifye yon kanpay kont pwodui dominiken yo nan peyi a. Nan tout depatman nan peyi a, te gen plizyè aktivite ki te fèt pou make jounen dèy la. Pami yo te gen : Emisyon radyo, sitou nan radyo kominotè yo nan plizyè depatman Refleksyon sou vyolans / ensekirite gang pwograme yo Ekspozisyon tèks ak foto Depozisyon jèb flè nan memwa viktim yo plizyè kote nan peyi a Pandan jounen dèy la, Brigad la te mete nimewo telefòn plizyè otorite nan leta a sou rezo yo pou popilasyon an te rele yo pou mande yo pran responsablite yo oubyen demisyone si yo pa kapab. Ann kontinye rele yo paske nou bouke anba ensekirite / kawo planifye aktè nan entènasyonal la ak aktè lokal ki osèvis yo tabli nan peyi a. Apre jounen dèy sa a, travay Brigad la p ap kanpe la. N ap kontinye batay sou pwoblèm ensekirite / kawo pwograme a. Epi Brigad la ap prepare yon kanpay kont pwodui dominiken yo nan peyi a. Brigad la pral lanse kanpay sa a pou pèp Ayisyen an reyaji kont move tretman konpatriyòt nou yo ap sibi an dominikani. Yon lòt fwa ankò, Brigad Nasyonal Chalmay Peralt remèsye tout moun alawonnbadè ki te pote kole nan jounen dèy sa a. Pou Brigad Nasyonal Chalmay Peralt : Nicolas Pierre-Louis / (PRELA) / Latibonit Nouvo Lib (LAKAY) / Latibonit Guy Numa (MODEP) / lwès Jean Jacques Henrilus / Konfederasyon Nasyonal Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen Lesly Cacisse (KROS) / Sidès Vilarson Bichara (KPAS) / Sid Jean Herode Clermon / TK Sid Blandine Signe / TK Grandans Rony Luma / ASO Grandans Exantus Exanté / ASO Nòdwès Nernel David / TK Nòdwès Daniel Sanon / KORENIP Dieulange Ostavien / RASIN branch Nò Marcquinson Jean (KRPN) / Nòdès Césaire Jean Sneider / Radyo Rezistans Pou otantifikasyon Guy Numa Jean Jacques Henrilus
- Le Projet Criminel de la Communauté Internationale en Haïti
PAR: Alain Zephyr, Sociologue . Avec les récentes déclarations de l'ambassadeur américain concernant ses interactions avec les gangs armés, et les informations révélées par un audio diffusé sur les réseaux sociaux exposant des conversations privées entre des responsables haïtiens et étrangers sur la sécurité, l'équation politique de l'inaction de la communauté internationale en Haïti est résolue. Les Inclinations de l'Ambassadeur Américain Les révélations de l'ambassadeur américain, émises sur Radio Télé Métropole sur ses relations avec les gangs armés ont surpris de nombreux observateurs. Cependant, l'article intitulé "Quand l'ambassadeur américain en Haïti admet être en relation avec les gangs armés" suggère qu'il pourrait s'agir d'une opération de relations publiques profitant aux bandes armées (Renouveau Démocratique, 2024). Si tel est le cas, ces gangs bénéficieraient du soutien diplomatique des États-Unis par l'intermédiaire de leur ambassade à Port-au-Prince, ce qui leur permettrait de continuer à tuer, violer et déstabiliser le pays, comme ils le font depuis quatre ans. Les propos de l'ambassadeur sont particulièrement troublants, survenant dans un contexte où les quartiers et communes de la République sont confrontés à des attaques de gangs désireux d'accroître leur influence et leurs activités criminelles, tandis que les populations locales sont plongées dans l'incertitude et la peur. L'ambassadeur résidant à Port-au-Prince ne peut ignorer ces réalités. Ainsi, ses prises de position suggèrent au minimum une instrumentalisation des gangs armés au service des intérêts américains en Haïti. Ce scénario n'est pas totalement inédit si l'on se souvient du rôle joué par les paramilitaires du Front Révolutionnaire pour l'Avancement et le Progrès d'Haïti (FRAPH) pour contrer la résistance populaire au coup d'État de 1991, orchestré par Washington, qui a causé environ 5000 morts. L'intervention de l'ambassadeur met donc en lumière une tradition américaine solidement établie en Haïti : le soutien à des groupes armés qui contrecarrent les aspirations du peuple haïtien au changement. Elle explicite les tendances américaines qui représentent le premier facteur de l'équation politique expliquant l'inaction de la communauté internationale en Haïti. La Communauté Internationale Joue les Ponce Pilate en Haïti En outre, un enregistrement audio de 3 minutes et 31 secondes, dont la source n'a pas été divulguée et qui circule sur les réseaux sociaux*, révèle que les autorités américaines seraient opposées à l'acquisition de matériel jugé nécessaire par le gouvernement haïtien pour combattre efficacement les gangs armés. En voici un extrait qui apporte quelques détails supplémentaires : [Traduction.] Le chef a dit : «Mon cher, la situation demeurera telle quelle. Aucun effort supplémentaire ne sera entrepris.»Pourquoi ai-je tiré une telle conclusion ? Le chef m'a informé : « ils se sont mis d'accord sur le principe que la meilleure façon de s'attaquer au problème de l'insécurité est d'utiliser des drones de reconnaissance. Deuxièmement, il est nécessaire d'avoir des équipements spécialisés qui reçoivent les images des drones, et ensuite, ces équipements effectueront le travail de nettoyage. Seule l'armée est autorisée à acquérir ces équipements et munitions. Le problème a été soulevé à plusieurs niveaux. Blinken, l'ambassadeur des États-Unis et d'autres hauts responsables américains ont clairement fait comprendre qu'ils ne sont pas autorisés à posséder des armes et des munitions qui pourraient être utilisées pour résoudre les problèmes que nous rencontrons. » Et je dis au chef: "Mais et alors ?" Il a répondu : "C'est la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement ” ([Audio Recording], 2024). Même si la stratégie de sécurité mentionnée dans cet enregistrement semble relever d'une production hollywoodienne futuriste, imaginez une république bicentenaire contrainte de solliciter l'approbation de proconsuls étrangers même pour acquérir l'équipement essentiel à sa défense. Définitivement, les populistes au pouvoir en Haïti et la souveraineté nationale ne font pas bon ménage! A en croire l’enregistrement audio, loin de renforcer les autorités haïtiennes dans leur combat contre la violence des gangs, les Etats-Unis constituent plutôt un obstacle à la mise en place de mesures de sécurité efficaces pour protéger les citoyens haïtiens. Ainsi, la communauté internationale adopte une attitude de Ponce Pilate ou fait l'autruche face aux enjeux de sécurité en Haïti. Elle condamne superficiellement les crimes et les massacres perpétrés par les gangs armés, qui ont causé 1 223 morts et 522 blessés entre juillet et septembre 2024, alors que ses actions en coulisses favorisent leurs desseins criminels (Nations Unies, 2024). L'audio met en évidence un décalage entre le soutien apporté par la communauté internationale dans la lutte contre les gangs armés en Haïti et ses déclarations publiques de bonnes intentions. Il souligne ainsi le niveau d'engagement effectif, soit le second facteur, dans la dynamique politique de l'inaction de la communauté internationale en Haïti. Le Projet Criminel de la Communauté en Haïti Les inclinations de l'ambassadeur américain, combinées au soutien modéré de la communauté internationale dans la lutte contre les groupes armés criminels, esquissent un plan criminel en Haïti, qui rappelle celui de la Somalie en 1990 et du Mali contemporain. Le plan inclut un état de quasi-anarchie, marqué par l'effondrement des institutions gouvernementales, entraînant une gouvernance inefficace, ainsi que l'apparition et la consolidation de groupes armés qui exercent la violence à grande échelle et imposent leur autorité sur des territoires délimités. Cette violence généralisée provoque de vastes mouvements de population et des crises humanitaires exacerbées par l'instabilité politique. Déjà, 1,6 million d'Haïtiens font face à une crise alimentaire et plus de 700 000 personnes ont fui leurs domiciles pour échapper à la violence des gangs armés (Richardson, 2024) L'économie nationale vacille entre une croissance négative (-1,9% en 2023) et une inflation galopante qui a atteint 27,9% en septembre 2024. La situation se dégrade de jour en jour. Les efforts de stabilisation s'embourbent pendant que les gangs gagnent en puissance et en violence (Institut Haitien de Statistiques et d'Informatique, 2024). Face à cette situation, les populistes au pouvoir en Haïti ne possèdent ni la volonté ni la capacité de redresser la situation nationale. Au contraire, leur stratégie ne sert qu'à légitimer et faciliter la négation de la volonté du peuple haïtien en faveur d’un renouveau démocratique. Ils incarnent parfaitement la métaphore des pompiers pyromanes qui versent de l'huile sur le feu tout en prétendant que c'est la seule manière de l'éteindre. Haïti, l'alma mater de la liberté, se trouve à un carrefour critique de son histoire et de son existence. Les forces progressistes et patriotiques doivent initier une vaste concertation avec toutes les composantes dynamiques du pays et les millions de victimes de la violence des gangs armés afin de stabiliser la nation et de construire un avenir meilleur, plus prospère et plus sécurisé pour tous. *La voix enregistrée a été identifiée comme celle de Valéry Numa, journaliste renommé de Radio Vision 2000. Références [Audio Recording]. (2024, October). Institut Haïtien de Statistiques et d'Informatique. (2024). Retrieved from ihsi.gouv.ht Nations Unies. (2024, Octobre 30). Haïti : la violence liée aux gangs a fait plus de 1.200 morts entre juillet et septembre. Retrieved from https://news.un.org/fr/story/2024/10/1150151 Renouveau Democratique. (2024, Octobre 29). Quand l'Ambassadeur américain en Haïti admet être en relation avec les gangs armés . Retrieved from NOVAVOX, le Blog du Renouveau Démocratique : https://www.novavox.info/post/quand-l-ambassadeur-am%C3%A9ricain-en-ha%C3%AFti-admet-%C3%AAtre-en-relation-avec-les-gangs-arm%C3%A9s Richardson, U. (2024, Novembre 1). ENTRETIEN - « Les Haïtiens veulent pouvoir vivre, pas seulement survivre ». (C. Silveiro, Interviewer) ONU INFO. Retrieved from https://news.un.org/fr/story/2024/11/1150166
- Aprann Konprann!
PAR: Michel Legros, Sitwayen Pou Respè Konstitisyon. L'assassinat de 115 compatriotes à Pont-Sondé semble, hélas, déjà appartenir à un passé lointain et oublié. L'État a présenté ses condoléances aux familles des victimes, puis un silence total du CPT, du gouvernement et du CSPN a suivi. Y a-t-il eu une enquête ? Les responsabilités ont-elles été établies ? Personne ne le sait. Voilà comment fonctionne la République aux neuf présidents, avec une insouciante incompétence. En ces jours de deuil, de larmes et d'indignation, les déclarations de l'ambassadeur américain sur Télé Métropole, le jeudi 25 octobre, sont une provocation d’une maladresse calculée. Cette collusion américano-onusienne avec les gangs ne date pas d’hier. Ce qui nous inquiète, c’est la raison pour laquelle il a jugé nécessaire d’en faire publiquement l’aveu. Il veut, d'abord, nous faire comprendre que si l'ambassadeur américain parle aux gangs, qu'est-ce qui nous empêche de faire pareil. Puis, il passe au chantage; ses supposées questions adressées aux bandits pour savoir si les tirs touchant l’ambassade sont des attaques délibérées ou des conséquences d’affrontements entre les gangs et les forces de l'ordre signifient tout simplement que cette violence est acceptable, pourvu qu’elle ne menace pas directement les intérêts américains. Il aurait pu ajouter, à bon entendeur salut. Pour ceux qui persistent à ignorer l'évidence, ce matraquage médiatique de la presse internationale avec ses reportages sympathiques sur les gangs et ce message de l'ambassadeur, illustrent le soutien américain aux actions des bandits et l'acceptation du chaos haïtien. Ces déclarations éclairent sous un nouvel angle l’intensité de l’offensive de Viv Ansanm, qui ne se limite pas seulement à Solino, mais s’étend à plusieurs régions du pays. L'objectif pourrait être de parvenir à un cessez-le-feu, ouvrant ainsi la voie à des négociations. Les conditions incluraient cette amnistie, régulièrement évoquée depuis au moins trois ans, par les diplomates de la Communauté internationale, en dépit de certaines réticences locales. Au lieu de questionner la nature de ces violences – comme la raison des impacts de balles sur les locaux de son ambassade – l'Amérique ferait mieux de se détacher de ces criminels. Le coût humain est insoutenable. Il est temps qu’elle mette fin à ce double discours et à ce génocide. Dans ces circonstances, le CPT et Conille devraient dire au Blanc: "Blan, nou konn se ou, bay Ayiti yon chans." Il ne les aurait certainement pas fouettés ni bastonnés pour si peu. On peut toujours s'exprimer sans arrogance. C'est le ton qui fait la chanson. De quoi ces dirigeants ont-ils peur, finalement ? Au moins, de véritables négociations auraient pu débuter et *4 je kontre, manti kaba. Chat konnen...* Allez, un petit peu de courage messieurs les Présidents ! Leve tèt nou, pale ak blan an! Blan, We can't breathe. Haitian lives matter!
- Quand l'ambassadeur américain en Haïti admet être en relation avec les gangs armés
PAR: NOVAVOX/ NOTRE EDITORIAL. L'ambassadeur des États-Unis en Haïti, Dennis Hankins, a récemment admis avoir eu des communications occasionnelles avec des membres de gangs notoires pour assurer la sécurité de l'ambassade américaine et de son personnel Cette révélation a été faite lors d'une interview accordée à l'émission "Le Point" sur Radio Télé Métropole, le jeudi 25 octobre 2024. Au Renouveau Démocratique, nous n'avons pas été surpris par les propos de l'ambassadeur, et pour cause. Depuis le lancement de notre mouvement, il y bientôt 5 ans, nous avons constamment souligné, en termes d'analyse, la situation socio-politique de notre pays, Haïti : l'alma mater de la liberté: 1-La démocratie haïtienne est confisquée par la communauté internationale, les politiciens locaux et les gangs armés à son service. 2-Les Etas -unis font partie du problème haïtien et non de la solution, car ils sont davantage intéressés à promouvoir leurs intérêts stratégiques qu'à toute autre chose. Les affirmations de l'ambassadeur sur les ondes de Radio Télé Métropole valident nos analyses et renforcent la perception de la majorité des Haïtiens que la communauté internationale se trouve du mauvais côté de la barricade en Haïti. Malgré leur singularité apparente, les déclarations publiques de l'ambassadeur américain rappellent celles d'Alvin P. Adams, surnommé "Bourik chaje", à la veille du coup d'État sanglant du 30 septembre 1991, qui a causé la mort de 5000 personnes. Il est donc troublant de constater que la sortie de l’ambassadeur coïncide avec une offensive des gangs armés qui cherchent à étendre leur contrôle, au grand dam de la sécurité des Haïtiens. L'intervention de l'ambassadeur survient peu avant une journée de deuil et de protestation contre la violence des gangs armés, signalant un réveil de la conscience nationale. Il est rare qu'un diplomate de haut niveau reconnaisse publiquement des interactions avec des gangs armés. Ne doit-on pas alors interpréter la déclaration de l'ambassadeur comme une opération de relations publiques pour les gangs armés ? Néanmoins, le message de l’ambassadeur soulève des questions d’éthique. En effet, le maintien de relations avec des organisations criminelles va à l'encontre des principes diplomatiques. Cela compromet la crédibilité des initiatives diplomatiques des États-Unis en Haïti et constitue un soutien tacite aux activités illégales de ces groupes. De plus, une telle démarche crée un précédent risqué, incitant d'autres à emprunter cette voie pour réaliser leurs desseins. De plus, les interactions de l'ambassadeur Dennis Hankins avec des gangs armés en Haïti ont des conséquences graves pour la paix et la sécurité nationale. Il semble que l'ambassadeur soit impliqué dans un processus de légitimation des gangs, alors que ces derniers commettent des meurtres, des viols et des actes de vandalisme en toute impunité, et qu'ils sont prétendument recherchés, y compris par le FBI. Avec la prise de position de l'ambassadeur, la boucle est bouclée. Le CPT et le gouvernement ne peuvent s’affranchir des directives de la communauté internationale pour adresser les besoins de sécurité des Haïtiens. Les gangs criminels agissent en connivence avec l’ambassade américaine à Port -au-Prince. Cette situation montre clairement que l'on tourne en rond, cherchant en arrière pour réaliser qu'il n'y a plus personne, qu'il n'y a jamais eu personne. TWOU MANTI PA FON . Les progressistes et les patriotes haïtiens doivent unir leurs forces et conjuguer leurs efforts pour enrayer la violence des gangs, briser le cycle de l'impunité et libérer la démocratie haïtienne. Ensemble jusqu’à la victoire finale !
- Les Habitants de la Capitale Haïtienne Fuient leurs Maisons alors que les Gangs Etendent leur Contrôle
Par Reuters. Steven Aristil, Brendan O'Boyle, Andrea Ricci. Une attaque de gangs à Port-au-Prince a forcé les habitants à fuir leurs maisons samedi, alors que les gangs opérant dans et autour de la capitale haïtienne intensifient leurs attaques dans les zones qu'ils ne contrôlent pas encore. La fumée des affrontements a enveloppé le quartier de Solino, où des résidents en fuite ont fixé des matelas, des meubles, des ustensiles de cuisine et d'autres possessions sur des camions. Certains ont pris la fuite à pied, emportant avec eux ce qu'ils pouvaient. Les gangs ont intensifié leurs attaques dans plusieurs villes de la capitale et de ses environs, où une grande partie de la ville et de ses banlieues sont sous le contrôle de divers groupes armés violents réunis sous une alliance commune connue sous le nom de Viv Ansanm. À Solino, des milliers de résidents ont été évacués récemment, y compris ceux déjà déplacés depuis d'autres quartiers, selon ce qu'a rapporté le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies lors d'une conférence de presse vendredi... Le nombre total de personnes déplacées en Haïti a doublé au cours des trois derniers mois pour atteindre près de 700 000, a précisé le PAM. « Je ne peux pas compter le nombre de fois où j'ai quitté ma maison... Chaque fois que j'arrive dans un nouveau quartier, je m'enfuis », a déclaré un homme qui a souhaité garder l'anonymat. Kettelie Morose, une habitante de Solino qui dit souffrir d'hypertension et d'autres maladies, a déclaré que des "bandits" l'avaient chassée de chez elle. "J'ai plusieurs enfants à charge et je ne sais pas quoi faire", a-t-elle dit. La crise sécuritaire en Haïti continue d'aggraver la catastrophe humanitaire qui frappe ce pays des Caraïbes. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé vendredi que 5,4 millions d'Haïtiens, soit près de la moitié de la population, souffrent de faim aiguë, et que des foyers de famine ont été signalés parmi les personnes déplacées à l'intérieur du pays. Un hélicoptère de l'ONU participant aux opérations humanitaires a été touché par des tirs jeudi alors qu'il survolait Port-au-Prince, avant d'atterrir en toute sécurité, a indiqué le PAM. Bien que l'ONU ait autorisé une force internationale pour aider la police haïtienne à reprendre le contrôle de la situation des gangs, la mission a été mal dotée en ressources et n'a produit que peu de résultats. Traduction : NOVAVOX
- Dénonçons L’inaction du CPT et du Gouvernement Conille dans la Crise Sécuritaire et Migratoire
PAR : Le Regroupement des Haïtiens de Montréal Contre l’Occupation d’Haïti (Rehmonco). Le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l’Occupation d’Haïti (Rehmonco) dénonce et condamne avec véhémence le comportement irresponsable du Conseil présidentiel de transition (Cpt) et du gouvernement de Garry Conille dans la gestion du pays, notamment dans le dossier de sécurité. Les massacres se succèdent, les uns plus horribles que les autres, pendant que la présidence et le gouvernement s’enlisent dans l’immobilisme. Le 2 octobre 2024, le gang Gran Grif de Savien (département de l’Artibonite), connu pour ses exactions et crimes dans les communes de Petite-Rivière de l’Artibonite et de Liancourt, a massacré au moins 117 personnes et blessé grièvement plusieurs dizaines d’autres à Pont Sondé, dans le département de l’Artibonite. En dépit de l’ampleur du carnage, cet événement crapuleux n’a rien de surprenant, puisque les organisations paysannes ont alerté, à plusieurs reprises, les responsables de l’État sur l’imminence d’une telle attaque. Rien n’a été fait pour mettre hors d’état de nuire les cohortes criminelles du gang Gran Grif et assurer la protection et la sécurité de la population. Loin d’être un hasard, l’indifférence du gouvernement constitue une conséquence de l’orientation et de la politique gouvernementale. En effet, le premier ministre et le Cpt sont proactifs dans les promesses creuses, les campagnes de propagande sur la sécurité dans différentes tribunes et plateformes de communication. Par contre, ils se révèlent incapables de poser le moindre acte concret, visant à rétablir la sécurité publique. Ils sont aussi très actifs dans la pérennisation des pratiques de corruption et de pillage des maigres ressources de l’État, comme en témoigne le scandale des trois conseillers-présidents dans le dossier de la Banque nationale de crédit (BNC). Cette tendance se confirme un peu plus, lorsque le Cpt et la primature choisissent de faire main basse sur les fonds alloués au service d’intelligence. Ces comportements, si besoin était, viennent prouver que l’intérêt de la population est le cadet des soucis de ces conseillers-présidents qui ne pensent qu’à se remplir les poches. Pour allier le cynisme à l’indécence, même un discours hypocrite n’est pas prononcé pour rassurer la population en détresse. Cette insouciance criminelle du Cpt et du gouvernement de Garry Conille ne se limite pas à la politique intérieure. Elle se manifeste également dans la diplomatie. Actuellement, des centaines de milliers de ressortissant.e.s haïtien.ne.s sont victimes de campagne de discrimination et de racisme dans plusieurs parties du monde, sans le moindre accompagnement des services consulaires et diplomatiques haïtiens. Un cas emblématique est la menace de déportation de l’État dominicain de près 10,000 Haïtiennes et Haïtiens par semaine, mise en exécution depuis plusieurs semaines. Comme d’habitude, ces rapatriements par l’État dominicain se font à l’encontre des normes minimales des droits humains lors de l’arrestation, l’emprisonnement et le transport des ressortissant.e.s haïtien.ne.s. Le gouvernement haïtien se contente de crier au scandale et au racisme. Comme dans le cas de la politique intérieure, cette crise migratoire met en lumière l’inaction du gouvernement dans la gestion du pays depuis plus de 6 mois. Loin d’être un accident, cette apparente nonchalance témoigne d’un modèle de gouvernance, dans lequel l’improvisation constitue un axe central. Le Rehmonco salue la mémoire des personnes victimes des massacres, perpétrés par les gangs à travers le pays, notamment à Pont Sondé dans le département de l’Artibonite. Il appuie l’initiative de nombreuses organisations populaires de reprendre la mobilisation contre l’inertie des autorités de l’État dans le dossier de l’insécurité. En ce sens, le Rehmonco soutient le choix des mouvements sociaux haïtiens d’adopter une journée de deuil national le 31 octobre 2024, en mémoire des victimes des massacres perpétrés par les gangs. Date hautement symbolique commémorant l’assassinat, en 1919, par les troupes américaines d’occupation du militant patriote, anti-impérialiste Charlemagne Péralte. Pour authentification, Renel Exentus, Frank W. Joseph Contact : rehmoncohaiti1915@gmail.com
- Qui Oserait Convoquer un Ambassadeur Américain
Par : Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. Nous avons, comme tout le monde, entendu que l'ambassadeur américain aurait déclaré avoir établi des contacts avec des gangs pour assurer la protection de son ambassade et de son personnel. Si cela s'avérait être le cas, ce serait d'une gravité extrême. En tant que représentant d'un empire, un ambassadeur américain est habituellement très conscient des normes diplomatiques qu'il s'engage à respecter. On peine à imaginer un ambassadeur en poste à Rome ou à Mexico déclarer ouvertement entretenir des relations avec la Mafia ou les cartels de la drogue, quelle que soit la justification avancée. Une telle déclaration ne pourrait être expliquée que par une profonde ignorance ou par le mépris du pays hôte et surtout de ses dirigeants qui ne seraient à ses yeux que des valets. Qui dès lors se chargerait de le convoquer pour qu'il s'explique et le rappeler à l’ordre? That is the question. Cet épisode de notre déchéance fait parvenir à notre esprit ce qui suit : *La Servilité en Trois Actes: Oncle Tom, André et Ti Koulout* La servilité, en tant que manifestation d'une soumission volontaire, trouve différentes expressions à travers l'histoire et la littérature. Des personnages comme Oncle Tom, André et Ti Koulout symbolisent chacun, à leur manière, une forme. Si l’un incarne la servilité dans l’esclavage américain, l’autre en est une figure tragique pendant la Révolution de Saint Domingue, et le dernier, un personnage contemporain, cristallise l’incapacité de se libérer de l'oppression. Ensemble, ils forment une trilogie de la soumission. * 1- Oncle Tom : la Soumission Morale* Le personnage d’Oncle Tom, créé par Harriet Beecher Stowe dans *La Case de l’Oncle Tom*, est devenu au cours des ans le symbole littéraire de la servilité. Il représente une soumission morale sanctifiée qui donne à sa docilité une forme de béatification. Ce dévouement sincère se manifeste dans son attachement profond à son maître, qui, apparemment, le traite avec humanité : « Tom aimait son maître avec une sincérité et une dévotion paternelles ; son cœur était tout entier à son service. » Cette soumission volontaire, motivée par un sens aigu du devoir, rend Oncle Tom plus esclave de son attachement émotionnel que des chaînes qui le retiennent légalement. Ce lien qui dépasse la simple relation de servitude, est renforcé par un total don de soi au maître et c'est librement qu’il refuse la liberté qui lui est offerte : « Maître, je ne veux pas être libre si je dois laisser ma maîtresse et les enfants. Je préfère rester ici et les servir. » Oncle Tom, une figure tragique, a marqué la culture américaine au point où son nom est aujourd'hui devenu une insulte dans l’Amérique noire. *2- André : le Loyalisme jusqu’à la Mort* Contrastant avec la passivité d’Oncle Tom, André, personnage historique relaté dans *Naissance d’une Nation* de l'historienne Carolyn Fick, incarne une autre forme de servilité : le loyalisme rigide. Commandeur, en 1792, sur une plantation des Cayes pendant la Révolution, André choisit la fidélité à son maître, même en face de la mort. Lorsqu’il est sommé de rejoindre les insurgés qui l’encouragent à inciter les autres esclaves à la révolte, il refuse catégoriquement: « Pour lui, ils étaient tous de vils brigands et il ne les suivrait jamais ; rien ne pouvait ébranler sa loyauté envers les Blancs. En plus, il avait un maître et, même s'il ne le connaissait pas, il lui demeurait fidèle. Il leur déclara, pour finir de ne pas se déranger pour le tuer : sortant un révolver de sa veste, il l'appuya contre sa tempe et tira. » Le gérant écrivit au sujet d’André dans une lettre adressée au propriétaire Laborde : « Ce nègre est généralement regretté et vous perdez un nègre très précieux. » Ce loyalisme aveugle révèle non seulement une servilité extrême, mais aussi une croyance inébranlable en l’ordre établi. André est une figure fascinante car, contrairement à Oncle Tom, sa servilité n’est pas motivée par l’amour ou la religion, mais par une fidélité absolue à l’institution de l’esclavage. Ce sacrifice révèle la complexité psychologique de l’esclave qui voit dans la défense de l'ordre esclavagiste un acte de foi qui peut aller jusqu'au martyr. *3- Ti Koulout : la Servilité Contemporaine* Si Oncle Tom et André représentent des formes historiques de servilité, Ti Koulout incarne la soumission dans le contexte moderne. Contrairement à ses prédécesseurs, Ti Koulout évolue dans un cadre postcolonial où la servilité ne prend plus la forme d’un esclavage formel, mais d’une allégeance volontaire aux puissances et institutions internationales. Il représente la démission collective, l’incapacité à rompre avec les chaînes de la dépendance. Cette acceptation de sa situation serait-elle une forme d'engagement, un "pwen" qu'il se sent obliger d'assumer par loyauté envers l'étranger et ses institutions ? Nous pouvons en douter. Ti Koulout n’a ni la loyauté de Tom, qui supporte la torture jusqu’à la mort pour ne pas trahir ses frères en fuite, ni la fermeté d’André, qui trouve le courage de se tirer une balle dans la tempe pour ne pas renier ce en quoi il croit en tant qu’esclave : le maintien de l’esclavage. Koulout est un farceur. Graham Green l'avait pressenti. Si l’Oncle Tom appartient à l’Amérique du 19ème siècle, André à la Révolution de Saint-Domingue, Ti Koulout, ce Bouqui qui se croit Malice, est contemporain et Haïtien.
- Est-ce OEA ou OELA?
Par: Yvito Mackandal, Membre Direction MSTH-ROZO Réseaux d´Organisations de la Zone L´Ouest (ROZO). Comme on le sait, l’OEA est une organisation diplomatique politique internationale qui regroupe les États se trouvant dans le continent d’Amérique. S’il en est ainsi il existe un grand écart entre ce qui est dit, écrit et la réalité. Dans les actes posés par cette organisation on constate que c’est un club de copains qui se sont organisés pour prendre fait et cause pour l’impérialisme américain au préjudice de leur peuple et tous les pays qui sont en désaccord avec les États-Unis. En ce sens au lieu de dire OEA il vaut mieux parler d’OELA, à savoir Organisation des États Laquais Américains. Ce qui pourrait se traduire en créole, yon bann Eta ki mete tèt yo ansanm pou fè bèf chenn enperryalis ameriken kont pep lakay yo. La réélection de Nicolas Maduro est l’un des faits qui ont marqué l’actualité internationale. L’OEA a dénoncé cette élection tout en supportant Maria Corina Machado, la candidate de droite pro-yankees. De telle dénonciation n’est pas faite non pas par principe de vérité mais parce que l’OEA veut rejoindre les États-Unis qui sont en désaccord avec le gouvernement bolivarien. Ce n’est pas pour la première fois que l’OEA a adopté un tel comportement, le premier janvier 1959 Fidel Castro à la tête d’un groupe armé, a vaincu l’armée de Batista à Cuba et est arrivé à la magistrature suprême de l’État. Les mesures adoptées par le régime castriste avaient un caractère anti impérialiste, ce qui allait donner lieu à un contentieux entre l’impérialisme américain et le régime castriste. Pour satisfaire les caprices des États-Unis, l’OEA a exclu Cuba en son sein le 31 janvier 1962 sur demande du Président des États-Unis, John Fritz Gerald Kennedy. L’organisation des États Américains a laissé des gouts amers à la lutte des peuples. Les États qui se font représenter constituent une déception en ce sens qu’ils n’ont pas reflété la volonté de leur population. En mai 2011 s’organisèrent des élections en Haïti qui avaient classé en quatrième position le candidat Michel Martelly, cependant au mépris de la volonté des électeurs les États-Unis interviennent pour exiger que le candidat soit classé en deuxième position, l’OEA comme toujours a cautionné une telle bêtise et Michel Martelly était sorti vainqueur grâce a des élections truquées. L’OEA à côte des États-Unis a soutenu Michel Martelly et son régime PHTK au pouvoir depuis 2011 jusqu’à date et on connait déjà la suite, vols, pillage, corruption, gangstérisation du pays. L’OEA est composée par des États qui refusent l’amitié sincère qui leur est offerte juste pour soutenir l’impérialisme américain. Dans toute l’histoire de la dette internationale haïtienne, Venezuela est l’un des rares pays qui prêtait à Haïti jusqu’ à quatre milliards de dollars américains à des fins de développement de la production nationale sans avoir imposé des conditions anti sociales. Le gouvernement bolivarien a toujours été reconnaissant envers Haïti comme pays qui lui avait apporté sa solidarité dans la lutte pour son indépendance. Aujourd' hui l’État haïtien lui a tourné le dos en votant contre lui à l’OEA à côté des États-Unis. Il faut dire que le problème des États-Unis avec le Venezuela vient du fait que le gouvernement bolivarien a entretenu des relations de bon voisinage avec la Russie, la Chine, Cuba pour ne citer que ces pays dont les rapports avec les États-Unis sont de mauvais gouts. Comme quoi cela n’aurait pas dû avoir lieu en dehors de son consentement. Pourtant le gouvernement bolivarien n’a pas vraiment adopté des mesures économiques anti impérialistes ni anti capitalistes. Les désaccords des États-Unis très souvent ont conduit à l’assassinat des chefs d’État, des coups d’État qui finissent toujours dans le sang de la population. C’est la seule façon pour les États-Unis de consolider son hégémonie mondiale. En ce sens, on ne peut passer sous silence les tentatives d’assassinat contre le Président Fidel Castro, l’assassinat du Président libyen Mohamed Kadhafi, celui de l’Irak, Saddam Hussein et bien d’autres au niveau de l’Amérique latine. L’OEA a servi comme bouclier pour aider la communauté internationale occidentale plus précisément les États-Unis à maintenir la consolidation de son hégémonie mondiale qu’ils détiennent depuis près de cent ans. Nous pensons que l’OEA en adoptant de tel comportement soumis joue avec le feu, parce que en cherchant à consolider leur hégémonie les puissances occidentales risquent de nous conduire à la troisième guerre mondiale qui mettra en péril l’existence humaine. La guerre c’est la marque fabrique du capitalisme. Le gouvernement bolivarien semble vouloir orienter le commerce du pétrole vénézuélien vers le marché des BRICS qui n’est même pas encore constitué, le dollar qui faisait la force de l’impérialisme américain n’est plus accepté par l’Arabie Saoudite. Tous ceux-ci constituent une perte à gagner pour les États-Unis qui seront contraints d’utiliser ses laquais comme instruments de pression sur ces gouvernements à travers les organisations diplomatiques politiques internationales. Comme disait le grand artiste engagé, Manno Charlemagne et je cite : « Les organisations diplomatiques politiques internationales ne sont pas les nôtres.» Elles sont contre nous les peuples. Délibérément elles ont raté leur mission en se laissant contrôler et dominer par les puissances capitalistes. C’est ce qui explique aujourd’hui que nous somme au bord de la troisième guerre mondiale. Ces organisations ont leur part de responsabilité dans la terreur semée par les gangs et les terroristes à travers le monde. N’était-ce pas le support de l’OEA et de l’ONU aux gangs, Haïti ne serait pas aujourd’hui dans cette situation calamiteuse. En dépit de tout, un autre monde est possible, mais il ne peut l’être que grâce à la victoire de la lutte des peuples.
- Symposium du Grand Sud: Déclaration Finale
17 oktòb 1806 - 17 oktòb 2024 , 218 an yon Jou egzakteman apre asasina Papa nasyon an, Papa nou, Anperè Jan Jak Dessalines, nou menm pèp GranSid la, ki sòti nan rejyon Palm, Lagonav, nan Sidès, nan Nip, Grandans, ak nan Sid la tankou noumenm tout pitit rejyon an ki nan dyapora kit nan nivo prezansyèl kit nan nivo vityèl, nan kafou istorik sa kote nyaj, zeklè, loraj, tanpèt ak fè nwa menase desten peyi a, e vle ditou desten rejyon an, nou Menm pitit pitit Ravine à couleuvre, Crête à Pierrot, Vertières ki rasanble la jodi a prezansyèlman ak vityèlman , nan Inivèsite UPSAC la, pran angajman nou nan Senpozyòm sa pou nou voye di rès popilasyon an, nan tout lòt depatman yo, tout pèp sou tout latè a, tout dirijan tout nasyon nan mond lan ak tout antite ki gouvène inivè a, nan tout fòm, nan tout dimansyon yo ka manifeste, ke GranSid la apati jodia depi pwent Tiburon, travèse Grandans, travèse depatman Sid, depatman Nip la pou nan pwent rejyon Les Palmes nan, epi file monte ranmase tout pik La Selle la, La Gonave, tout Sidès la pou rive nan Bahoruco jouk nan Fontyè Anse à Pitres lan, apati AK sa, ke nou siyen ak nanm nou e konsyans nou jodi a: 1 - Nou deside deklare e pran ansanm, touswit mezi ak aksyon pou nou rann rejyon nou an GRANSID la Otonòm nan mwayen lap pran an akò ak tout fòs sosyal ak ekonomik kap viv nan rejyon an pou devlope rejyon e rann lavi popilasyon diy de tout batay ak rèv zansèt nou yo ki te libere nou yo e rann nou endepandan. 2 - Nou deside, an kolaborasyon ak tout fòs lokal, kit politik, sosyal, relijyez, dyaspora AK gwoup antreprenè nan rejyon an, e an akò ak otorite santral yo pou nou ouvri, tout kote ki nesesè e ki rantab e ki nan enterè tout popilasyon an, sitou pwodiktè agrikòl, agwo-endistriyèl, nan rejyon an, Pò, areyopò, Waf ki respekte nòm légal yo pou pèmèt rejyon ak popilasyon an fè echanj pou li achte tout machandiz li bezwen ak pou li voye vann tout kote ki bezwen e ki nan enterè pwodiktè yo machandiz ak byen rejyon an pwodi nan tout domèn. 3- Nou deside batay pou konstwi wout nan tout rejyon pou konekte pwodiktè agrikòl AK agwo-endistriyèl ak Pò yo, ayewopò yo. Sitou wout ki sòti nan pwent Tiburon pou rive nan fwontyè Anse à Pitres pou favorize echanj byen ak machandiz sou fwontyè a ak vwazen nou sou zile a. Nan sans sa tou nou deside devlope wout ak mwayen ki sou dlo, (rivyè, lak, lanmè) kit atè kap pèmèt nou alimante tout echanj ak distribisyon byen ak machandiz pwodi nan mache lokal yo e rejyonal yo nan GRANSID la. 4- Nous deside batay pou rive nan otonomi ekonomik ak tout otosifizans alimantè nan rejyon an nan devlopman, ansanm AK inivèsite nan rejyon an yon agrikilti modèn e dirab ki respekte pwoteksyon anviwònman ak tout résous natirèl peyi a nan vilgarize nouvo pratik kilriral ki reponn ak objektif pwoteje e repwodi eko-sistèm nou yo (sous, bèt ak pyebwa natirèl e andojèn nou yo). 5- Nan sans sa nou deside, nou menm sosyete sivil la nan konbit avèk fòs lokal nou yo, pran mezi ansanm pou konstwi enfra-estrikti kap reyamenaje e pwoteje basen AK sou basen vèsan nou yo depi nan tèt mòn yo pou rive nan lanmè a, tankou remete rivyè sou wout natirèl e orijinal yo, konstwi bèj pou pwoteje kilti yo ak abitasyon yo, netwaye e pwoteje sous yo, netwaye kannal yo regilyèman. 6- Nous deside pran tout mwayen posib pou ede tout antreprenè, pwofesyonèl kap travay nan domèn lapèch, pou nou devlope yon ekonomi (économie) bleu modèn ki pèmèt nou jwi e maksimize tout résous akwatik e maritim nou. 7- Nous deside fè resansman, Ranmase, devlope tout résous AK enfra-estrikti kiltirèl, istorik e natirèl nou genyen nan GRANSID la pou mete anplas yon mache touristik modèn konpetitif ki ka koresponn e depase tout konpetisyon nan Karayib la nan pwochen 20 lane kap rive yo. 8- Nan sans sa nou dwe pran kèk mezi pou ankouraje e devlope lespri antrepriz, (antreprenarya) nan tout domèn sitou nan nivo touris, ak ekonomi sosyal pou pouse emèjans nouvo antreprenè nan tout domèn posib nan rejyon GRANSID la. 9- Nan sans sa tou, nou menm reprezantan depatman AK rejyon yo deside mobilize tout sosyete sivil la pou ankouraje patenarya, Chanm komès yo ak reprezantan otorite lokal, rejyon e santral nan peyi a pou favorize antrepriz lokal yo sitou sa kap travay nan pwodiksyon ak transfòmasyon pwodi agrikòl yo e kap kreye plis travay nan rejyon an. 10- Nou deside mobilize popilasyon an pou egzije tout otorite lokal, rejyonal pou pran mezi prese prese pou devlope e fè respekte nòm konstriksyon ak enfra-estrikti ki ka reponn ak katastwòf natirèl (siklòn, tranbleman tè) ki menase GRANSID la chak ane. 11- Nou deside pou nou ekzije leta pou li investi nan ranfòsman kapasite syantifik, teknik, pwofesyonèl, kiltirèl e imèn popilasyon an nan mete depi nan tèt mòn yo (zòn riral la) jouk bò lanmè a lekòl primè, segondè, teknik, pwofesyonèl, ak inivèsitè kap réfléchi poze kesyon e reponn ak pwoblèm sosyete a ap rankontre nan tout domèn ki ka sèvi pou devlope peyi a... Sa kap pèmèt nous gen mendèv pi kalifye e ouvri fllyè travay pou jèn yo sitou pou Fanm yo. 12- Nap batay pou nan tout domèn sa yo pou nou devlope résous enèjetik pwòp, renouvlab depi nan konsomasyon familyal rezidansyèl pou rive nan gwo antrepriz prive tankou leta kap konsome anpil enèji yo... Yon pwomès nou fè, yon angajman nou tou pran la a pou nou kite yon peyi ekolojik pou jenerasyon kap vini yo. Pou fini Deklarasyon sa se yon sèman nou fè pou nou rete ini, yon inite ki pou pèmèt nou mete an aplikasyon tout desizyon ki pran nan Senpozyòm lan. Yon sèman nous pwal pote nan chak komin, chak seksyon kominal, chak bitasyon, chak katye e chak Kay nan tout rejyon GRANSID la pou nous tout nan GranSid la mete tout fòs ponyèt nou pou nous jwenn dwa granmoun nou. Libète, libète, libète. Viv batay pou Otonomi GranSid la. Pou otantifikasyon : Myra Gesther Beauvil Stevenson Dieudonne James











