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- Sur les ruines de Pont Sondé, Solino, Kenscoff et Mirebalais...
Par : Wilfrid Supréna / Notre Éditorial. Le pays tout entier doit se préparer pour faire échec au PHTK et son bras armé: une frange assez importante à l’intérieur de la police nationale et l’organisation terroriste et criminelle, Viv Ansanm. Les autres départements, Le Nord, Le Nord’est , Le Nord Ouest et le Haut Artibonite doivent se mettre sur pied de guerre en ce moment même... Plus de rigolade. Les “ bandits légaux” sont à nos trousses. À nos portes!! Les autres grandes villes et communes de ces départements doivent commencer à creuser des tranchées.. préparer et développer des stratégies de Défense et de contre attaque pour les mettre en déroute… Le moins qu’on puisse dire! Ils viendront tôt ou tard.. Indubitablement….. Si c’est pas ce soir. C’est demain matin aux premiers chants des gallinacées du village! Les cris vocaux horrifiants “ Yeah, yeah,,yeah .. “ Nou bôw li jan ou te mande nou li a , chèf la” c’est à dire en volant, pillant, incendiant, violant et tuant … ne doivent plus résonner dans nos quartiers et nos tympans...Ne vous méprenez surtout pas, Jeunes compatriotes et Progressistes Haitiens… Ce sera difficile , long et sanglant….. Mais il faut se battre pour essayer de conserver certaines valeurs qui nous ont été inculquées par des parents très, très peu fortunés , à la limite de la mendicité déguisée sur l’honnêteté, la solidarité, le goût du travail, le respect des voisins, des parents et des vieillards..etc Les “ bandits légaux “ du PHTK, du Parti le Bouclier, du KID, de Fusion, de Pitit Dessalines et autres ont tout bousillé tellement ; ils ont pris goût aux privilèges exorbitants mais passagers que procurent l’exercice du pouvoir illégal, le port et le traffic d’armes illégal, les connections politiciennes et mafieuses, les séquestres pour rançon..etc Ils ne vont pas démordre du jour au lendemain.. Ils ne s’arrêteront jamais à mi chemin. .. Il va falloir les forcer à capituler pour en-suite les éradiquer.. . Sur la face de cette terre si chère à nos coeurs… Pour y arriver , ne comptons surtout pas cet état semi féodal et néo colonial moribond, édenté Incapable de sensibiliser les citoyens sur des tâches aussi minimales que le fonctionnement régulier des institutions de formation classique et académique à travers le pays , de la maternalle à l’université.. Quant aux politiciens traditionnels , de droite comme de gauche, pas la peine de même les mentionner.. On les connait trop et même trop… Toujours conditionnés mentalement et physiquement pour prendre la forme du /des récipient (s) leur offrant le pouvoir politique pour le leur enlever plus tard ou les subjuguer… Peu leur importe l’équation: le pouvoir des armes, le pouvoir de domination.. Le pouvoir de ne rien faire pour la majorité…Le pouvoir de s’adapter à toutes les situations politiques Deux exemples de politiciens de droite et de gauche sautent aux yeux de tous les patriotes Haitiens mûs par le désir sincère de voir Haiti se transformer en un havre de paix, de progrès et de Prospérité pour l’ensemble du peuple . Le premier va faire un tollé parmi ses partisans toujours obnubilés par son intellect mais qui refuse d’admettre le vide et le manque d’ancrage solide et populaire de son leadership politique trop élitiste… Le coup bas donné au processus Démocratique en s’alignant sur la position de l’armée , du Haut Clergé Catholique et de Tonton Sam après le massacre de Novembre 1987… On reconnait le Brillant Prof, Leslie F Manigat à ces mots.. Le second, á gauche, c’est le crieur de “ Debafwe” Ou “ L’Altissime Prisonnier de La Toussaint” .., On se demande par quelle tour de passe passe, il s’est retrouvé Chef de gouvernement d’une confrérie de forbans et de dilapidateurs des deniers publics. Vous avez sûrement deviné de qui je parle sans mentionner son nom! Le pouvoir politique donne des ailes et le pourboire… A la Société Haitienne en général de regarder Haiti autrement. Sous d’autres angles. D’autres prismes. D’autres mesures… Le PHTK et ses alliés , surtout la Camarilla terroriste de Vivre Ensemble ont déclaré la guerre à cette Société en detruisant systématiquement les maigres ressources dont elle dispose pour offrir des services de façon très, très parcimonieuse à une population marjoritairement dans le besoin..toute sorte de besoins… A la guerre! Comme à la guerre!C’est dans ce chemin tortueux et sans issue que le PHTK et ses alliés locaux et étrangers ont voulu entraîner le pays depuis 2012… Les Haitiens de l’intérieur comme de l’extérieur doivent se lever comme un seul homme , une seule femme pour prévenir ce nouveau cauchemar se profilant á l’horizon et pouvant aller au delà de 29 années… Le moment pour se lever , s’organiser et se battre pour un autre lendemain décent et pourvoyeur de richesses pour tous est maintenant. Maintenant. Demain est déjà trop tard…
- Canapé-Vert : Un symbole riche et puissant de la lutte continue pour la justice, la sécurité et la préservation des valeurs démocratiques.
Par: NOVAVOX, Notre Éditorial. - Photo originale from Infos Partage - S i vous ne suivez pas régulièrement l’actualité haïtienne, sachez qu’une mobilisation d’envergure a eu lieu au Canapé Vert le mercredi 19 mars 2025.Des milliers de personnes, venues notamment de Canapé-Vert, Turgeau et Christ-Roi, ont investi les rues pour dénoncer la violence exacerbée des gangs armés et pointer du doigt l’inaction persistante du gouvernement, selon les médias présents. A u cœur du chaos qui submerge Port-au-Prince, Canapé-Vert s’érige avec une majesté inaltérable comme un symbole aux dimensions multiples, reflétant l'essence même du peuple haïtien. C anapé-Vert s’élève comme un havre emblématique, incarnant la résistance héroïque et inébranlable du peuple haïtien face aux défis imposés par les gangs armés. Il symbolise également la bravoure et la ténacité du peuple haïtien, déterminé à défendre son territoire et sa dignité. C anapé-Vert dépasse son existence tangible pour devenir une métaphore éloquente de la manière dont les Haïtiens se rassemblent pour défendre leurs droits et nourrir leurs aspirations. Il incarne un espace vibrant de courage collectif, où la communauté, animée par une détermination inébranlable, se réunit pour affronter les épreuves avec dignité. Ce lieu transcende les barrières et les divisions, unifiant les individus dans une solidarité authentique et profonde pour bâtir une communauté résiliente face aux défis. Manifestation du 19 mars 2025 au Canapé-Vert C anapé-Vert s’impose comme un emblème vibrant de la lutte infatigable pour la justice, la sécurité et la sauvegarde des valeurs démocratiques, même dans les périodes les plus sombres. Cette résistance se présente comme une déclaration éclatante de l’engagement inébranlable du peuple haïtien envers les idéaux de liberté, de paix et de justice. Elle incarne l’esprit indomptable d’une nation, toujours prête à se relever et à se battre pour défendre son avenir et ses aspirations les plus précieuses. C anapé-Vert, véritable phare de courage et de solidarité, inspire une force collective qui rayonne bien au-delà des frontières, incarnant l'espoir d'un avenir meilleur. Il est la promesse d’un renouveau démocratique, la moisson des rêves de demain. C anapé-Vert rayonne enfin comme un printemps éclatant et un sanctuaire d'espoir pour les patriotes et les progressistes. Il incarne la dualité poignante de l’histoire haïtienne, où le sacrifice s’entrelace avec l’espoir, et où l’engagement envers une Haïti démocratique, juste et florissante puise ses racines dans le courage et la persévérance de son peuple.
- Honneur et respect à la Constitution de 1987, symbole de notre quête de démocratie et de justice.
NOVAVOX/ EDITORIAL Par: Alain Zephyr, Sociologue. Aujourd’hui, 29 mars 2025, marque le 38e anniversaire de la Constitution de 1987, un symbole intemporel de la lutte haïtienne pour la justice et la démocratie. La Constitution haïtienne de 1987 reste une pierre angulaire historique, ayant jeté les bases d’une gouvernance démocratique et des droits fondamentaux après la chute du régime Duvalier. Conçue pour instaurer un système inclusif et participatif, elle a marqué un tournant décisif dans l'histoire d'Haïti. Ce texte emblématique met en avant des principes essentiels : la séparation des pouvoirs, la décentralisation, le suffrage universel et la protection des libertés civiles. Il exalte également le pluralisme politique, consacre le créole haïtien en tant que langue officielle aux côtés du français, et promeut les droits sociaux et économiques. De surcroît, il réaffirme l’engagement d’Haïti envers les idéaux démocratiques, garantissant les libertés fondamentales, notamment les droits d’expression, de réunion et d’association. Elle s’impose dès lors comme un véritable socle, incarnant avec éloquence et force les aspirations profondes du peuple haïtien pour une justice équitable, une véritable égalité et une dignité inaliénable. Il est particulièrement ironique d’observer comment les partisans du statu quo, en collusion avec les gangs armés et soutenus par certains membres de la communauté internationale, œuvrent activement à déconstruire les acquis précieux du 7 février 1986, solidement ancrés dans notre charte constitutionnelle. Ces conquêtes, obtenues au prix de luttes acharnées et sanglantes, auraient dû représenter, à elles seules, un bastion infranchissable contre l’arbitraire et toute régression. Cependant, les forces du statu quo, plutôt que de mettre en œuvre les dispositions de la constitution alignées sur les aspirations du peuple haïtien, s’emploient activement à les démanteler. Au lieu de promouvoir la décentralisation prévue par la constitution, elles persistent à maintenir la République de Port-au-Prince, un modèle dont l’échec est désormais manifeste. Plutôt que de respecter les dispositions constitutionnelles relatives au contrôle et à la participation citoyenne, elles s'appliquent à revigorer le présidentialisme, un régime marqué par deux siècles de crises endémiques, de pauvreté structurelle et de dépendance étrangère. En définitive, les défenseurs du statu quo, tels que le CPT, Jerry Tardieu, Gracien Jean, Enex Jean-Charles et leurs alliés, incarnent une négation flagrante de la volonté du peuple haïtien pour un renouveau démocratique. Dépourvus des qualités essentielles de véritables leaders—créativité, ingéniosité, mémoire et courage—leur présence et leurs actions à la tête des affaires ne feront qu'exacerber la souffrance du peuple haïtien. Résister à leur projet funeste est donc un devoir patriotique. Nous vous exhortons à rejoindre cette noble cause, en hommage aux martyrs et pour le bien des générations futures.
- Déclaration Congrès Patriotique Pour Le Sauvetage National.
Haïti n'en peut plus. Les bandits ont pris le contrôle de notre pays, l’État ne nous protège pas. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, nous sommes entrés plus profondément dans un cycle de destruction qui s'aggrave chaque jour : les gangs sèment la mort et la désolation sur toujours plus de territoires ; se substituent aux autorités; la vie quotidienne devient un enfer ; plus d'un million de nos frères et sœurs, chassés de leur maison par des bandits, vivent dans la rue ; les enfants ne peuvent pas aller à l'école; pas d'hôpitaux pour soigner les malades ; et les politiciens continuent de se disputer le pouvoir sans un engagement réel dans la bataille contre l'insécurité et toujours sans aucune vision pour le devenir de la nation. Au moment où nous écrivons ces lignes, les gangs sont devenus plus agressifs et violents. Il ne reste plus grand-chose pour qu’ils prennent le contrôle total de Port-au-Prince. Il est donc extrêmement urgent que les victimes de cette situation et ceux et celles qui leur sont solidaires donnent une riposte collective forte et organisée à l’exécution de ce projet criminel de destruction de la société haïtienne. Il est temps que chaque Haïtien, femme et homme, enfant, jeune et adulte, paysan et citadin, vivant sur le sol national ou à l’étranger, prenne ses responsabilités comme citoyen ! Il est temps qu’ensemble, nous reprenions le contrôle de notre destin ! C'est pourquoi nous invitons tous les enfants d'Haïti à un Congrès Patriotique, un rassemblement où toutes les forces vives du pays pourront discuter et décider du chemin à suivre pour repartir sur de nouvelles bases. Ce congrès a trois objectifs fondamentaux : 1. La sécurité avant tout Il n’y a pas de pays sans sécurité. Il n’y a pas de vie sans sécurité. Il faut prendre des mesures immédiates pour résoudre la crise sécuritaire, reprendre le contrôle du territoire, reconnecter Port-au-Prince aux autres départements, permettre le retour des familles dans leur foyer et relancer les activités économiques et sociales. 2. Rompre avec la logique des transitions successives Il faut créer les conditions pour que le peuple puisse choisir librement ses dirigeants, sans manipulation des forces au pouvoir, sans influence des mafias locales et internationales, sans intervention étrangère. C’est la seule façon d’assurer aux dirigeants une légitimité et un appui populaire leur permettant de reconstruire les institutions du pays et le conduire sur le chemin de la paix et du développement. 3. Réévaluer notre mode de gouvernance Faut-il perpétuer le système qui nous a conduits au désastre ? Peut-il nous garantir la sécurité ? Peut-il nous sortir de l’impasse des transitions à répétition ? Ne devons-nous pas, au contraire, chercher à construire un État de droit libéré du contrôle des mafieux et des groupes politiques qui ne servent pas l’intérêt général, établir une gouvernance dotée de mécanismes légaux, institutionnels et culturels capables d’empêcher nos ennemis de détruire la nation héritée de nos ancêtres ? Nous, signataires de cette déclaration, tenons à le préciser : nous ne cherchons à occuper aucun poste dans aucune transition. C'est Haïti, notre pays, que nous voulons sauver ! Nous appelons tous les Haïtiens et Haïtiennes où qu’ils soient, à s’unir pour faire de ce congrès le premier pas vers un véritable changement. Vive Haïti ! Organisations signataires : Réseau national de l’enseignement supérieur public (ReNES) Fritz DESHOMMES Président Ronald JEAN-JACQUES Conseiller au Bureau du ReNES Narcisse FIÈVRE Conseiller au Bureau du ReNES Haitian Studies Association (HSA) Claudine Michel Présidente du conseil d’administration Université Valparaiso Enex JEAN-CHARLES Recteur Université Notre Dame d’Haïti (UNDH) P. Jean-Mary LOUIS S.J. Recteur Institut Universitaire de Formation des Cadres (INUFOCAD) Dr Vijonet DEMERO Recteur Université Épiscopale d’Haïti (UNEPH) Dr Roldano AUGUSTE Recteur Université Quisqueya Jacky LUMARQUE Recteur Université publique du Bas Artibonite à St Marc (UPBAS) Wilfrid AZARRE Ph. D Recteur Université Publique de la Grand'Anse (UPGA) Jean Rony MÉDY, Ph. D Recteur Université Publique du Sud-Est à Jacmel (UPSEJ) Magdala JEAN-BAPTISTE, Ph. D Recteur Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH) Joram VIXAMAR, Ph. D. Recteur Université Publique de l’Artibonite aux Gonaïves Manejacques DODAT Jean, Ph. D Recteur Université Publique du Nord-Ouest à Port-de-Paix (UPNOPP) Joël MICHEL, Ph. D Recteur Université Publique des Nippes (UPNi) P. Yves VOLTAIRE Recteur Confédération Nationale des Éducateurs d'Haïti (CNEH) Jean Lavaud FREDERICK Conseiller spécial, secrétaire général a.i Coordination Nationale des Organisations Syndicales Haïtiennes (CNOSH) Mackenson DESARDOUIN Porte Parole Confédération des Travailleurs et Travailleuses des Secteurs Public et Privé (CTSP) Jean Bonald Golinsky FATAL Président Rasanbleman Madan Sara (RAMSA) J ocelyne JEAN-LOUIS Présidente Regroupement des étudiants et des visionnaires pour l'émancipation de l'idéal et de la loyauté du nord (REVEIL du nord) Réginal MESIDOR, Coordonnateur général Renel ANTOINE, Responsable relations publiques ; Wisly JN-PIERRE, Secrétaire général Alovi Dahomey Vodou Empereur/ Hougan Wilfrid SAINT JUSTE Av . Coordonnateur Général Ligue des Églises Évangéliques pour le Développent d'Haïti (LIEGEDH) Pasteur Notrice Utile SILEUS Unité Protestante Darneley SAINT-VILUS Secrétaire générale Fondation Rédemption Haïti Dr Sylvain EXANTUS, Président Réveil des Citoyens Haïtiens (RCH) = Fondateur VIHAMO Rev. Dr. Maxo JOSEPH Président Solidarite Pou Retounen Lakay (SORELAK) Myrlande PARAISON Présidente OFCPAS (Organisation des Femmes pour le Changement, le Progrès et l’Assainissement) Remise BELIZAIRE Présidente REFAED (Réseau des Femmes Agro-Entrepreneures d’Haïti) Josette JEAN-LOUIS Présidente POFAC (Plate-forme des Organisations de Femmes pour l’Avancement du Centre) Lovely CHOUTE Présidente FOS Fanm Pou Yon Lòt Ayiti (FOFALA) Lundad MARSEILLE Présidente Fòs Peyizan Stervins ALEXIS Coordonnateur national Konbit Peyizan Nip ak Konbit Fanm Peyizan Nip (KPN/KFPN) . Berthony PIERRE-LOUIS Coordonnateur KOZEPEP Charles SUFFRARD Coordonnateur national Fondation Haïti Futur Jean Claude Bruffaert Président Haitian United Front of the Diaspora Joel AUGUSTIN Président du conseil d’administration Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) Rosy Auguste DUCENA Responsable de programmes Sant KARL LEVÊQUE Gardy MAISONNEUVE Directeur Exécutif
- Prenons un dernier risque pour Haïti !
PAR: Sonet Saint-Louis av, Professeur de méthodologie de la recherche juridique et de droit constitutionnel à la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université d'Etat. Nous vivons une situation dramatique et alarmante qui ne doit laisser personne indifférent. L'ampleur de la prise de contrôle par les gangs est une menace directe et évidente à la souveraineté de l'État. Plus de trente commissariats, bastions de l'autorité et de la sécurité, sont désormais aux mains des groupes criminels. Ces lieux où les trois pouvoirs de l'État, censés garantir la paix et l'ordre, devraient régner, sont devenus des zones de chaos et de terreur. Si même ces espaces sacrés de la souveraineté nationale sont tombés sous l'emprise des gangs, à quoi pouvons-nous nous attendre dans un pays où l'autorité n'a plus de pouvoir? Les conséquences de cette situation catastrophique sont dévastatrices. Il n'y a plus de commerce ni d'industrie, des secteurs essentiels pour la survie économique d’un pays. Les institutions d'enseignement supérieur, pourtant sources de savoir et de progrès, sont désormais paralysées, comme les facultés de droit, de médecine et de sciences, ainsi que des établissements emblématiques comme l'École Normale Supérieure. L'Église, pierre angulaire de la société haïtienne, est elle-même sous le joug de cette violence. Les plus grandes églises protestantes, telles que l'Église Méthodiste et l'Église Baptiste des Cités, sont frappées par cette même spirale de destruction. Et du côté de l'Église catholique, la situation est tout aussi désastreuse. Les pertes humaines, spirituelles et matérielles sont incommensurables. Cette situation n'est pas simplement un échec mais un effondrement total des institutions, une implosion d'un système qui ne tient plus. La question qui se pose avec une urgence insoutenable est : comment avons-nous pu en arriver là ? La réponse à cette tragédie réside dans une culture de violence et d'impunité, un cercle vicieux dans lequel les élites haïtiennes, dans leur aveuglement, ont construit un consensus sur cette dérive. Cette absence de responsabilité, cette complicité tacite ou active, a permis aux gangs de s'enraciner, faisant de cette violence une norme plutôt qu'une exception. Il est grand temps de faire face à la réalité et de briser ce cycle avant qu'il ne soit trop tard. J'ai entendu l'appel du Dr Daniel Auguste, l'un des leaders de la communauté protestante. Mais que vaut la parole de l'Église, dont la fondation repose sur la vérité, lorsqu'elle cède constamment devant le mensonge ? L'Église perd sa crédibilité lorsque la vérité qu'elle diffuse devient sélective. L'Église abrite ses corrompus ainsi que ses bourreaux qu'elle protège. Quelle tristesse ! Luttons pour un réveil éthique On ne peut pas guider les autres vers la lumière si nous vivons dans l'ombre. C’est pourquoi nous implorons Dieu d’allumer en nous un réveil profond et véritable. Un réveil citoyen, humain, éthique. Ce n'est qu'en nous éveillant à cette vérité que les missionnaires, pasteurs, évêques et prêtres ressentiront pleinement la puissance divine. Un réveil qui transformera nos cœurs et résonnera dans chaque action, chaque parole. Le changement commence en nous. Haïti a besoin d'une révolution morale, éthique, politique et intellectuelle, mais sommes-nous réellement capables de l’accomplir, étant donné les conditions d'immoralité dans lesquelles notre société évolue ? Des intellectuels, des membres du clergé prennent des positions flagrantes en faveur du mal et de sa perpétuation. Quelle déchéance ! Nous vivons sous un gouvernement qui transforme l’État en une machine au service du crime organisé, où la justice est désormais sous le contrôle d'une mafia d'État. Sommes-nous prêts à révéler la vérité au peuple ? Pourquoi l'Église, censée être la voix morale du pays, a-t-elle peur de dénoncer des injustices faites quotidiennement aux Haïtiens ? Les jeunes qui volent, violent, tuent et brûlent la République ont fréquenté nos écoles, ont grandi dans nos églises. Pourquoi en sont-ils arrivés là ? Il est urgent de poser cette question, car il existe une responsabilité collective à assumer. Les élites ont tout volé, et il ne reste rien pour assurer la défense sociale des citoyens. Comment expliquer qu’un citoyen puisse ôter la vie à un autre sans qu'il y ait de conflit entre eux ? Quelle déshumanisation ! Le véritable problème réside dans le fait que, pendant trop longtemps, notre pays a été manipulé par des politiciens médiocres et corrompus, qui n'ont défendu que leurs propres intérêts égoïstes et ceux de puissances étrangères. Ces élites, incapables même de se gérer elles-mêmes, ont monopolisé le pouvoir et pris des décisions au détriment de notre République. La solution à cette crise ne réside pas dans la complaisance ou la collaboration avec l'injustice, mais dans une approche radicale et déterminée : nous devons combattre le mal, pas l'accepter. Dans un tel contexte de désolation, comment imaginer que des individus au service de leurs intérêts personnels puissent décider de poursuivre un projet de référendum constitutionnel, sans que personne n’en ait eu connaissance, et ce, dans un climat d’opacité totale ? Qui détient le droit de modifier la Constitution de 1987, œuvre du peuple lui-même, à la fois auteur et rédacteur de ce texte fondamental ? Personne ! Certes, la Constitution de 1987 présente des faiblesses. Elle n’est pas parfaite. Mais elle n'est pas la cause de notre déchéance. La véritable cause réside dans les élites haïtiennes, qui, incapables de fonctionner dans un cadre juridique structuré, une société régie par le droit, ont sapé l’ordre et la stabilité. On ne peut pas confier une Constitution et des lois à une société qui se trouve sous le joug d'une élite incompétente et déconnectée des réalités du peuple. Bref à des sauvages. Ce dont nous avons réellement besoin, c’est d'un programme d'éducation national, un projet de reconversion et de rédemption des mentalités. Il s’agit de redéfinir nos valeurs et de remettre les fondations de notre société sur des bases solides. Le CPT a échoué et doit se retirer Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a échoué. Il doit partir. Le pouvoir doit être transféré à la Cour de cassation. Ce n'est ni une solution légale ni constitutionnelle mais d'une solution politique et institutionnelle, dans le cadre de la recherche de la neutralité du processus électoral à venir. Ceux qui soutiennent qu'on ne peut pas remplacer une illégalité par une autre oublient, par une forme d'amnésie volontaire, que le gouvernement d'Ariel, assisté d'un Haut Conseil de transition, n'avait aucune légitimité démocratique ni légalité. Pourtant, cette instance a été dissoute au profit d'un CPT tout aussi illégal. Moralement, il est impossible de défendre un CPT au sein duquel se trouvent cinq inculpés. Une telle situation constitue une iniquité que l'Évangile nous interdit de soutenir. Je suis d'accord avec ceux qui jugent que la Cour de cassation n'a pas toujours été à la hauteur de sa mission, en démontrant la pauvreté intellectuelle de son œuvre. Ce n'est pas seulement la Cour qui reflète cette pauvreté intellectuelle ; c'est tout le pays qui est médiocre. Cette médiocrité suprême, qui prédomine depuis un certain temps, donne le ton à l'ensemble de notre pays. Dire que certains juges ont été mal nommés à cette institution, c'est remettre en question toutes les décisions rendues par celle-ci. Loin de sombrer dans un aveuglement intellectuel, je suis conscient des problèmes qui affectent la Cour et le pouvoir judiciaire. Ceux-ci ne peuvent pas être uniquement imputés aux juges, bien qu’ils contribuent à l'affaiblissement de l’institution. En réalité, ces problèmes découlent avant tout des gouvernants, qui n’ont jamais compris ce qu'est la justice dans une république démocratique, ni ce qu’elle devrait être en Haïti depuis l’adoption de la Constitution de 1987. L’imitation servile des textes français, en contradiction avec notre propre fondement philosophique, a conduit à un fiasco intellectuel et politique organisé. Restituons le pouvoir à un juge impartial, qui ne se laissera ni corrompre par l’international ni par le secteur privé, surtout par l’oligarchie corrompue qui, avec la complicité de politiciens apatrides, a conduit Haïti dans la catastrophe. Les quelques rares transitions plus ou moins réussies concernent celles présidées par deux juges de la Cour de cassation : Ertha Pascal Trouillot (1990-1991) et Boniface Alexandre (2004-2006), accompagnés de cabinets ministériels composés de technocrates indépendants, libres de toutes entraves clientélistes ou transactionnelles. Le cas du sénateur Jocelerme Privert n’a pas vraiment constitué une transition politique. Il s’inscrivait dans une logique de continuité constitutionnelle qui a permis d’éviter l’éclatement de nos institutions républicaines. Ce sont trois expériences qui avaient une raison d’être et qui ont démontré un savoir-faire à un moment donné de notre histoire. Alors, si vous partagez mes idées, rencontrons-nous pour construire ensemble une alternative salvatrice ! Lorsqu’il s’agit d’Haïti ou de questions publiques, chacun est légitime pour en parler, même si peu sont compétents pour les débattre. L’engagement citoyen est ce dont nous avons besoin en ce moment difficile. Prenons ensemble un dernier risque pour Haïti !
- Chronique d’une défaite militaire annoncée
PAR: Michel Legros, Sitwayen pou Respè Konstitisyon. Ils mettent le feu, je m’en vais », lâche un policier à Delmas 19, censé assurer la sécurité. Un autre renchérit : « Commandant, ce n’est pas mon combat. » Ces paroles, loin d’être des cas isolés, révèlent un profond malais : la troupe commence à ne plus vouloir se battre. Elle refuse de continuer à obéir à des chefs qu’elle sait incompétents. Rien n’est plus dangereux que la démoralisation dans les rangs. Car quand l'abandon ne vient plus de la peur de l’ennemi, mais de l’incompétence du commandement, c’est l’implosion assurée. Depuis novembre, les chiffres parlent d’eux-mêmes : au moins 102 institutions publiques abandonnées pour cause d’insécurité. Des quartiers entiers réduits en cendres ou vidés par la terreur : Pont Sondé, Petite-Rivière de l’Artibonite, Solino, Nazon, Delmas 30, Pouplard, Nord Alexis, Ravine Pintade, Carrefour-Feuilles, Bas Peu de Chose, Pacot, Morne à Tuf et le Champ de Mars. Sans oublier le massacre du Warf Jérémie ni le harcèlement permanent à Delmas 32, Delmas 19 et Christ Roi. On parle d'un million de déplacés. On a vu l’Hôpital Bernard Mevs, l’Hôpital Général, Radio Caraïbe incendiés, des entreprises commerciales pillées. L’école, rempart et futur de la République, s’éteint, ses établissements tombant un à un : les lycées Pétion, Toussaint, Firmin, Marie-Jeanne, le Collège Saint-Pierre, Sainte-Rose de Lima, Sacré-Cœur, ainsi qu’un nombre croissant d’écoles privées. Toutes contraintes à la fermeture. L’effondrement est total. Mais l’état-major reste en poste, inébranlable dans l’échec. Haïti est sans doute le seul pays au monde à s’accrocher à des chefs de guerre qui n’ont accumulé que défaites, sans jamais reprendre ne serait-ce qu’un pouce de territoire. On serait tenté, dans un accès de générosité littéraire, de les comparer à Koutouzov, le général russe de Guerre et Paix qui perdit toutes ses batailles mais gagna la guerre contre Napoléon. On ne peut le faire. Koutouzov avait un plan, une vision, une lecture profonde des forces en jeu et une stratégie. Tolstoï en fit un héros. Notre commandant en chef n’est pas Koutouzov. Qu’on se le dise. Et il n’y aura pas de Tolstoï haïtien pour lui rendre hommage. Il devra attendre un Alfred Jarry – pour l’absurde grotesque – ou un Justin Lhérisson – pour la satire truculente. À nos présidents qui tiennent à la médiocrité et à leur état-major de pacotille, un conseil: lisez Guerre et Paix. C’est long mais profond. Ça demande un peu plus de patience qu’un TikTok. Mais cela pourrait vous apprendre deux ou trois choses sur le commandement en temps de crise, la stratégie, le rapport au peuple. Sauf que vous ne le ferez pas. Trop paresseux pour apprendre. Trop nombreux aussi pour être efficace, car vous êtes sept — ou neuf — à prétendre gouverner ce pays. Et c’est bien là le problème. Car comment prétendre gérer un conflit avec une direction nonuple? Qui décide et comment ? Rien ne peut émerger d’une hydre boiteuse, si ce n’est des lenteurs, des blocages et de la confusion. On perd cette bataille non pas faute d’équipement, mais faute de stratégie. Les drones ? La dernière trouvaille magique, devant laquelle Premier ministre et directeur général de la PNH campent comme des enfants ébahis devant un jouet volant – et pour lequel ils se disputent et se battent – allait renverser la donne. Si la technologie suffisait à gagner une guerre, les États-Unis n’auraient pas abandonné le Vietnam ou l’Afghanistan, ni la France perdu l’Algérie, ni l’URSS quitté Kaboul. Messieurs, ces engins auraient pu – et peuvent encore – faire mouche sur une cible. Rien de plus. Cessez de vous illusionner et de mentir au peuple. Ces appareils n'ont pas empêché la prise de Belot ni la catastrophe de Petite-Rivière de l'Artibonite, avec, pour le moins, la mort d’un soldat kenyan et la perte de plusieurs blindés (en attendant le bilan officiel) dans la seule journée du 25 mars. Ah, Fritz Alphonse Jean, Didier Fils Aimé, qu’attendez-vous de plus pour prendre les nécessaires mesures de redressement ? Votre insouciance dans la débâcle devient irresponsabilité criminelle. La technologie ne remplace pas la vision. Et surtout pas celle qui fait défaut à des dirigeants aveugles, obsédés par le pouvoir mais hostiles à toute forme d’apprentissage. Car lire, comprendre, penser, cela demande du temps. Et dans cette République de la fainéantise, réfléchir est déjà vu comme une extravagance. Messieurs les archontes tragiques, vos mesquines stupidités exaspèrent ceux qui assistent, impuissants, à la destruction de leur pays par la bêtise. La défaite est là. Militaire, politique, morale. Elle est quotidienne et visible. Le pays ne s’effondre plus : il est déjà à terre. Compliments à ceux-là qui, par intérêts égoïstes, ont défendu bec et ongles cette absurde expérimentation politique en pleine conjoncture explosive. Errare humanum est, perseverare diabolicum.
- Haïti : gangs, corruption et soumission - l'assassinat programmé d'un peuple.
Par: Hugue CÉLESTIN. Membre de : Federasyon Mouvman Demokratik Katye Moren (FEMODEK), Efò,Solidarite pou Konstriksyon Altènativ Nasyonal Popilè (ESKANP). Les dirigeants, englués dans des réseaux de corruption et de criminalité, se moquent du peuple sous l'ombre de l'influence étrangère. Haïti se voit dépouillée de sa souveraineté, avec un gouvernement qui n'est plus au service du peuple, mais à son détriment, condamnant une population déjà meurtrie à un avenir incertain. Port-au-Prince, capitale du désespoir et de l'abandon Nous vivons sous un régime de pénitence et de calvaire perpétuels, sans Pâques ni rédemption. Port-au-Prince, jadis cœur battant d'Haïti, n'est plus qu'un champ de ruines livré aux hordes criminelles et terroristes qui y règnent en maîtres absolus. La majorité des quartiers de la zone métropolitaine sont sous la coupe de milices sanguinaires qui, à coups d'armes lourdes et de massacres aveugles, imposent leur loi et fauchent sans pitié la vie des innocents. Chaque jour, des familles brisées empilent leurs morts dans des fosses anonymes, sans prières ni justice, tandis que d'autres, traquées par la terreur, errent comme des damnés ou des ombres dans un pays qui ne leur laisse d'autre choix que l'exil ou la mort. Une hydre à neuf têtes: ces fameux membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et une queue: le gouvernement du Premier Ministre Alix Didier Fils Aimé, qui tient fermement le gouvernail du pays. Perchés dans leurs tours d'ivoire, dissimulés derrière les vitres teintées de leurs véhicules blindés, retranchés dans leurs salons feutrés, ils sont à l'abri du chaos qu'ils laissent prospérer. Ils paradent dans un luxe indécent, festoient sur les ruines d'une nation à l'agonie, tandis que le peuple, lui, s'enfonce chaque jour un peu plus dans l'abîme. Ils baignent dans des combines de corruption, nourries par des complicités obscures, des arrangements criminels et des aides internationales contournées et détournées. Et pendant ce temps, la misère, cette misère qu'ils refusent de voir, s'étend comme une plaie purulente, gangrénant chaque recoin du pays. Ils ne ressentent ni gêne, ni honte ? Aucun autre régime au monde ne saurait prétendre détenir les rênes d'un pays en organisant, pour le compte des étrangers, le chaos qu'ils orchestrent avec cynisme, uniquement pour satisfaire leurs intérêts les plus vils. Aucun gouvernement ne saurait se dire "en transition" quand sa seule mission est de prolonger l'enfer, d'enraciner la souffrance et de répéter servilement une prescription mortifère destinée à achever le mourant. Référendum, élections ; des paravents grossiers masquant leur poison le plus mortel : la corruption. Tantôt grimée en carnaval politique, en budget de guerre, en "Task Force", ou sous mille autres artifices. En réalité, ils ne gèrent rien d'autre que l'horreur et la consommation du chaos. Ils pactisent avec l'Internationale et dansent au rythme dicté par l'ambassade américaine. Pour qui dirigent-ils ? Ils laissent les gangs-milices, criminels, terroristes transformer Port-au-Prince et ses environs en une Bande de Gaza caribéenne, un champ de ruines où le peuple ne connaît plus que la peur et la désolation. Une "Task Force" inefficace Ironie du sort, pendant que ces pantins politiques préparent leurs discours creux sur la Constitution, les gangs-milices, véritables terroristes criminels intensifient leurs attaques. Faut-il y voir une coïncidence ou le résultat direct d'un quelconque financement de ce budget de guerre du président Fritz Alphonse Jean ? Et après que dire du pitoyable Premier Ministre Alix Didier Fils Aimé de ses fameux drones kamikazes, vantés comme l'arme ultime pour freiner l'avancée spectaculaire des gangs? Dans une tentative désespérée de masquer l'inaction du pouvoir, ce dernier coordonne une coalition de lutte antigang baptisée "Task Force". Son objectif médiatique : frapper les repaires terroristes et criminels à l'aide de drones kamikazes. Mais cette opération s'est révélée être un fiasco monumental. Aucun chef de gang notoire n'a été neutralisé, aucun bastion criminel n'a été démantelé. Pire encore, loin d'affaiblir les gangs, cette initiative a déclenché une vague de représailles sanglantes contre les populations des zones déjà assiégées, aggravant encore davantage la tragédie haïtienne. Cette opération s'inscrit-elle dans une campagne visant à dissimuler les fonds éventuellement engloutis par les exécuteurs de ce burlesque budget de guerre ? 38 ans de Constitution bafouée : du constat à l'action Le 29 mars prochain marquera les 38 ans d'une Constitution qui, bien que proclamée comme la pierre angulaire d'une Haïti démocratique post-dictature, n'a jamais été appliquée dans son essence. 38 ans d'attentes trahies, d'espoirs foulés aux pieds, de principes républicains bafoués. Cette date ne doit pas être une simple commémoration formelle, mais un point de ralliement pour réclamer enfin l'application réelle de cette loi fondamentale et exiger que cesse l'imposture des dirigeants qui ne reconnaissent le peuple haïtien que pour l'asservir. C'est l'heure de nous lever, de briser les chaînes du fatalisme et de faire résonner nos voix pour que justice soit faite et que la Constitution d'Haïti retrouve son sens premier : servir le peuple et non l'asservir. Comme il est prévisible, les dirigeants actuels, fossoyeurs du pays et exécuteurs fidèles des volontés étrangères, vont s'empresser de monter au créneau pour parler de Constitution, feignant une indignation qu'ils n'ont jamais ressentie. Ceux-là mêmes qui, depuis leur ascension commandée au pouvoir, n'ont cessé de la piétiner, de la détourner et de jurer à leurs maîtres qu'ils feront tout pour la remplacer. Avec quelle hypocrisie oseront-ils prononcer le mot "souveraineté". Amnésiques, ils ont vite oublié qu'ils avaient avalisé l'occupation du territoire national pour faire partie des neuf saboteurs nationaux recrutés par la succursale CARICOM au service de l'extraordinaire multinationale : Agence Impériale étoilée USA. Requiem pour le CPT Face à la faillite totale du Conseil de Protection des Truands (CPT), cet organe sinistre de soumission et d'oppression, ainsi que son gouvernement, il est impératif de proposer une alternative réelle et crédible. C'est ce que nous avons fait. Nous ne pouvons plus nous contenter d'une indignation passive : l'heure est venue de nous organiser, d'unir nos forces et nos idées pour définir une structure politique transitoire qui rompe avec la tradition de la trahison et de la servitude. Nous devons nous rassembler autour d'une véritable proposition de gouvernance nationale, fondée sur la souveraineté populaire et la reddition de comptes. Haïti ne saurait survivre à un autre cycle de prédation. Chaque citoyen a une responsabilité historique : celle de lutter pour mettre un terme à notre assassinat programmé par cette clique mafieuse. L'histoire nous observe ; il est temps d'agir.
- Lettre Ouverte à ceux qui Prétendent nous Gouverner
Par : Kervens Louissaint, Citoyen libre, meurtri, éveillé et sans peur Enfant de l’avenir. Gardien de la mémoire collective. Fils de la Révolution. Frère des oubliés. Héritier de Capois-la-Mort. Dépositaire de la colère de Dessalines, et voix des sans-voix. À vous, Membres du Conseil Présidentiel de Transition, À vous, gouvernants de facto, À vous, oligarques criminels déguisés en notables respectables, À vous, diplomates complices en costume-cravate, À vous, puissances internationales qui prétendez « aider » un peuple que vous piétinez, Je vous écris avec une plume trempée dans l’amertume et la colère — une colère née des entrailles mêmes de notre nation. Je m’adresse à vous non pas pour supplier, mais pour demander des comptes. Je ne viens pas chercher la paix : je viens chercher la vérité. Je ne suis pas venu faire semblant de croire à vos fausses solutions. Je suis venu vous demander : que se passe-t-il, nom de Dieu, dans notre pays? C’est quoi, le problème? Pourquoi tant de souffrances? Pourquoi nos enfants n’ont-ils plus de futur? Pourquoi chaque jour est-il une loterie entre le viol, l’enlèvement, la famine ou la mort? Alors, membres du CPT, gouvernants de l’ombre : répondez-nous. EXPLIQUEZ-NOUS CE QUI SE PASSE. Pourquoi cette impression que tout est fait pour que le peuple haïtien soit continuellement humilié, piétiné, infantilisé? Pourquoi chaque génération haïtienne doit-elle apprendre à survivre dans l’humiliation? Pourquoi, malgré nos richesses, notre histoire, notre génie, rien ne tient debout? Dites-le une bonne fois pour toutes : pourquoi, après Dessalines, Capois-la-Mort, Charlemagne Péralte, sommes-nous réduits à des mendiants diplomatiques? Pourquoi sommes-nous un peuple qui attend que la Banque mondiale lui dise comment nourrir ses enfants? Pourquoi, deux siècles après avoir vaincu l’esclavage, sommes-nous esclaves d’un chaos importé, entretenu, financé, instrumentalisé? Pourquoi sommes-nous le seul peuple dont le plus grand rêve est de fuir sa propre terre natale? Alors dites-nous, messieurs et mesdames du chaos contrôlé : pourquoi, depuis 1986, aucun président n’a eu le courage, la colonne vertébrale, l’amour réel du peuple pour poser un vrai acte de rupture? Où allons-nous? Quel est le plan? Qui l’écrit? Pour qui? Et vous osez parler de « solution inclusive »? Où est-elle? À quoi correspond exactement votre feuille de route? Quel est le calendrier réel pour une réforme constitutionnelle, judiciaire et institutionnelle profonde? Quels engagements précis avez-vous pris envers la population? Qu’avez-vous fait, concrètement, pour rétablir l’État? Et pourquoi les décisions stratégiques du Conseil sont-elles prises en vase clos, sans consultation citoyenne ni transparence? Quels accords, protocoles ou promesses ont été signés ou négociés sans le consentement éclairé du peuple haïtien? À qui profite cette transition sans fin, cette mascarade institutionnelle? Sur quelle légitimité repose le Conseil présidentiel de transition, et qui en a défini les modalités de composition? Et surtout : POUR QUI TRAVAILLEZ-VOUS? Les faits sont là : un peuple saigné à blanc. Une jeunesse désespérée. Un territoire livré aux marchands d’armes, aux trafiquants d’influence, aux corrupteurs et aux puissances étrangères. Une République sans État, sans justice, sans projet commun. Devant ce constat, le silence n’est plus une option. L’histoire est en train de se faire et elle regarde. À vous qui prétendez diriger, gouverner, représenter : répondez au pays. Répondez aux morts sans sépulture. Répondez aux enfants sans école. Répondez aux familles en errance. Répondez au feu sacré de 1804 qui, malgré tout, brûle encore dans les veines de ce peuple debout. Répondez-nous : à quoi bon un État qui ne protège personne? À quoi bon des ministres sans ministère, des juges sans justice, des « présidents » sans élections, des policiers sans loi, des plans sans nation? Alors dites-nous maintenant, pendant qu’il est encore temps : Vous nous demandez de la patience? Patience pendant que les ports privés laissent passer des containers de mort? Vous nous demandez d’ouvrir les yeux — mais nous les avons ouverts depuis longtemps. Trop grands. Tellement qu’on ne dort plus. Tellement qu’on voit trop clair. Ce que nous voyons, ce n’est pas l’espoir : c’est l’effondrement total de la République. Trop de sang. Trop de trahisons. Trop de « solutions » qui ne résolvent rien. Vous nous avez crevé les yeux à force de nous répéter que ça ira mieux. Mais ça ne va pas mieux. Ça empire. Alors dites-nous, messieurs et mesdames du chaos contrôlé : pourquoi l’État n’a-t-il aucun contrôle sur ses ports, ses douanes, ses frontières, ni sur les mines de son propre territoire? Pourquoi aucun des grands patrons, financiers ou politiciens ayant financé les gangs n’est-il inquiété par la justice? Pourquoi aucun audit des banques impliquées dans le blanchiment n’a-t-il été publié? Pourquoi aucune mesure radicale n’a-t-elle été prise contre les oligarques responsables? Pourquoi le peuple haïtien n’a-t-il toujours pas voix au chapitre? Pourquoi aucune nouvelle Constitution, ni réforme judiciaire, ni programme de sécurité réel n’a-t-il vu le jour depuis votre arrivée? Et pourquoi rien ne change? Vous discutez de calendrier électoral pendant que nos enfants sont égorgés. Vous êtes là, à organiser des tables rondes diplomatiques pendant que des femmes sont éventrées, violées dans les ruelles sombres de nos quartiers abandonnés. Vous produisez des communiqués pendant que des centaines de milliers de familles dorment dehors — déplacées, humiliées, sans pain, sans abri, sans espoir. Vous distribuez des promesses pendant que les gangs distribuent la mort. Et vous vous étonnez que plus personne ne croit en vous? On ne vous croit pas. Parce que tout ce que vous touchez pourrit. Vous êtes devenus des gestionnaires d’abattoir. Vous recyclez des criminels, des visages usés, des alliances dégoûtantes, des demi-mesures, des pactes obscurs, des promesses creuses. Vous supervisez le dépeçage d’un pays bicentenaire. Un pays sans gouvernement élu. Un peuple sans protection. Des ports sans douane. Des banques sans traçabilité. Des élites sans conscience. Et pendant ce temps, chaque jour, Haïti se vide. Physiquement. Psychologiquement. Spirituellement. Ce pays est en train de devenir un souvenir. Tout a été vendu, bradé, falsifié, pollué. Le drapeau flotte encore, mais ce n’est qu’un tissu sans nerf, sans colonne, sans volonté. Et pourtant, on tient encore debout. Par miracle. Par rage. Par mémoire. Et malgré tout cela, vous continuez à jouer à la politique… Comme si ce pays était un échiquier. Comme si la nation pouvait se reconstruire sur des deals obscurs entre clans économiques, ambassades étrangères et notables recyclés. Mais ce n’est pas un pays que vous gérez — c’est une plaie béante. Vous ne dirigez pas une nation, vous administrez une fosse commune. Vous croyez que le chaos vous protège. Vous croyez que les gangs sont vos boucliers. Vous croyez que la peur est une politique. Mais vous oubliez une chose : la peur aussi s’use. La résignation aussi a une date de péremption. À bon entendeur, salut ! E st-ce ça, votre vision de la transition? Une mascarade institutionnelle. Un Conseil de sept têtes sans colonne vertébrale, censé conduire un peuple de plus de 12 millions d’âmes vers la lumière? Mais où est votre lumière? Où sont vos actes? Où est votre courage? Où est votre putain de boussole morale? Où est passé l’État? Celui de Jean-Jacques Dessalines, qui proclamait que le sol d’Haïti n’appartiendrait jamais à l’étranger? Celui de Charlemagne Péralte, qui préféra mourir que céder?Celui de Catherine Flon, qui cousit notre drapeau avec son propre courage? Où est ce pays? À ce stade, le peuple est en train de craquer. Et quand il craquera pour de bon, ce ne sera pas pour supplier. Ce sera pour réclamer, arracher, reprendre. La terre. La mémoire. L’honneur. Et si vous nous demandez : « Mais que voulez-vous à la fin? » Nous vous répondrons : Nous voulons vivre. Point. Pas survivre. Pas mendier. Pas fuir. Vivre. Dignement. Chez nous. Nous voulons : 1. Une Constitution qui ne soit plus un piège à illusions, mais un pacte réel entre les peuples d’Haïti. 2. Un État qui ne protège plus les voleurs, mais les enfants. 3. Une justice qui ne soit pas une marchandise. 4. Une presse libre qui informe au lieu de désinformer. 5. Des campagnes irriguées, des ports publics, des hôpitaux accessibles, et des écoles pour tous. 6. Une armée populaire pour défendre le territoire, pas pour mater la contestation. 7. Une économie fondée sur la terre, la mer, le soleil et l’intelligence — pas sur les transferts de la diaspora et les ONG. Et si cela vous semble impossible, c’est que vous ne méritez pas d’être là. Car le pays réel, lui, y croit encore. Nous n’avons plus besoin de conférences de presse. Nous n’avons pas besoin de tables rondes, ni de communiqués stériles, ni d’observateurs internationaux. Nous avons besoin de vérité. Nous avons besoin de reddition. Nous avons besoin que le pays cesse d’être un mensonge sur papier, un décor de carton-pâte pour ONG en mission temporaire. Alors écoutez bien : Si vous ne reconstruisez pas la nation, le peuple vous la reprendra. Et ce jour-là, il ne demandera pas la permission. Il ne signera pas d’accord. Il n’attendra pas l’approbation d’une quelconque communauté internationale. Il prendra ce qui lui revient : la terre, la justice, la dignité, la souveraineté. Ceci n’est pas une lettre. C’est un avertissement historique. Car vous serez jugés — non pas par l’ONU, ni par Washington, ni par les ambassades — mais par la mémoire collective de ce peuple invaincu. Par les enfants qui, aujourd’hui, marchent pieds nus, mais qui, demain, vous demanderont des comptes. Haïti ne mourra pas. Elle saigne, elle pleure, elle titube… Mais elle garde dans ses veines le feu de 1804. Ce feu-là, vous ne pouvez pas l’éteindre. Ce feu-là, c’est la colère sacrée de nos ancêtres. Ce feu-là, c’est nous. Nous qui écrivons, dénonçons, résistons, semons, et préparons. Le vrai “gang” est en haut, pas en bas. Et les jeunes qui prennent les armes, ce sont les enfants d’un système que vous avez laissé pourrir. Alors, arrêtez de nous faire la morale. Arrêtez de nous dire de « garder l’espoir » quand vous sabotez nos lendemains. Arrêtez de parler de « transition démocratique » alors que vous n’êtes que les gardiens temporaires d’un cadavre institutionnel. La vérité est la suivante : vous ne contrôlez rien. Ni la sécurité. Ni l’économie. Ni le territoire. Ni le peuple. Vous êtes là pour gagner du temps, pour calmer l’opinion, pour éviter l’explosion. Mais ce que vous faites, c’est une anesthésie. Et elle ne durera pas. La colère gronde. La mémoire se réveille. Le peuple observe. Et bientôt, il agira.
- Naomi Osaka, légende du tennis, ajoute sa voix au mouvement demandant la restitution de la rançon de 1825.
Par : NOVAVOX/ Notre Editorial. Naomi Osaka brandit le drapeau haïtien lors du Miami Open, renforçant son plaidoyer pour Haïti- IMAGO / PsnewZ Naomi Osaka, figure influente et engagée, a récemment attiré l'attention sur la rançon de 150 millions de francs or imposée à Haïti par la France en 1825. Ce fardeau financier, qui a entravé durablement le développement économique du pays, est désormais considéré comme une injustice historique majeure." Dans un message puissant publié sur les réseaux sociaux, Naomi Osaka a interpellé la communauté internationale, s’interrogeant sur la possibilité pour Haïti de récupérer les sommes astronomiques versées pour obtenir la reconnaissance de son indépendance. Son intervention met en lumière une question cruciale : dans le contexte des débats sur la restitution des biens et valeurs historiques, n’est-il pas légitime que Haïti puisse récupérer l’argent qu’elle a été forcée de payer à la France? Alors que le bicentenaire de la rançon du 17 avril 1825 approche, Naomi Osaka, forte de ses origines haïtiennes et japonaises, mobilise sa notoriété pour attirer l’attention sur les défis pressants auxquels Haïti est confronté. Incarnant l’alliance de deux cultures puissantes, elle apporte une perspective inédite et une résonance accrue à son message, amplifiant ainsi sa portée. Son engagement s’inscrit également dans le contexte élargi des débats mondiaux sur la justice historique et les réparations des injustices du passé. Naomi Osaka incarne une force de changement grâce à son mélange unique de visibilité mondiale et d'engagement personnel. Son initiative pour attirer l'attention sur les injustices historiques, notamment la rançon de 1825 imposée à Haïti, représente un moment puissant de convergence entre la célébrité et l'activisme. En mobilisant des plateformes internationales pour une cause aussi profondément enracinée dans l'histoire, elle aide à donner une voix à des récits souvent marginalisés. Rappelons qu’Osaka s’est également engagée dans de nombreuses autres causes importantes, au-delà de la justice sociale pour Haïti. Parmi ses initiatives notables : Black Lives Matter: Lors de l'US Open 2020, elle a porté des masques arborant les noms de victimes de violences policières, telles que Breonna Taylor et George Floyd, attirant l’attention sur l’injustice raciale. Égalité des genres: Elle soutient activement des initiatives visant à promouvoir l'égalité des sexes, notamment dans le domaine du sport, en utilisant sa notoriété pour défendre les droits des femmes. Ces actions incarnent son rôle en tant que leader inspirant et moteur de changement, affrontant des enjeux mondiaux avec détermination. La prise de position de l'égérie Internationale Naomi Osaka a été reçue avec enthousiasme et admiration, tant par la population haïtienne que par les mouvements sociaux du pays. Le Collectif contre la rançon de 1825, particulièrement actif, s’efforce de marquer le bicentenaire de cet événement tout en intensifiant son appel à la restitution de cette injustice historique.
- Les droits des Haïtiens en péril : une bataille juridique face à la décision de Trump.
Par: NOVAVOX, Notre Editorial. Le 14 mars 2025, le Miami Herald a fait état d'une importante action en justice contre le gouvernement américain, menée par une coalition de neuf Haïtiens, un important syndicat et un groupe protestant. Cette action en justice allègue que le président Donald Trump et le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) ont illégalement décidé de raccourcir de six mois la protection légale de l'immigration de plus de 500 000 Haïtiens. Les implications de cette affaire dépassent le cadre judiciaire et touchent les familles, les communautés et, plus largement, le débat sur l'immigration aux États-Unis. Comprendre le statut de protection temporaire (TPS) Le statut de protection temporaire (TPS) est une disposition humanitaire essentielle permettant aux ressortissants de pays désignés confrontés à des conditions exceptionnelles, telles que des catastrophes naturelles ou des conflits armés, de vivre et de travailler aux États-Unis sans risque d'expulsion. L'octroi du TPS à Haïti est une réponse directe à des années de troubles politiques et de catastrophes naturelles dévastatrices, notamment le tremblement de terre catastrophique de 2010 qui a fait plus de 200 000 morts et déplacé des millions de personnes. Historiquement, le TPS a été une bouée de sauvetage vitale pour de nombreux Haïtiens. Par exemple, près de 58 % des Haïtiens actuellement sous TPS vivent aux États-Unis depuis plus de dix ans. La décision de l'administration Trump de mettre fin à ces protections soulève des questions cruciales d'équité et de justice, en particulier pour ceux qui ont bâti leur vie et leur famille aux États-Unis. L a Coalition des plaignants La coalition à l'origine de cette action en justice regroupe diverses organisations engagées dans la lutte contre ce qu'elles considèrent comme une décision injuste. Parmi les plaignants figurent l'Association du clergé évangélique haïtien et le Syndicat international des employés des services (SEIU), section locale 32BJ, qui représente des milliers de travailleurs à bas salaires dont la stabilité dépend du TPS. Plusieurs cabinets d'avocats renommés, dont Kurzban Kurzban, Tetzeli & Pratt et Bryan Cave Leighton Paisner, sont impliqués dans cette affaire. Chacun de ces cabinets apporte son expertise en droit de l'immigration, soulignant l'importance d'assurer une défense juridique solide à la communauté immigrée. Ellie Happel, professeure à l'université de New York, a notamment rejoint l'action juridique suite à une demande déposée en vertu de la loi sur la liberté d'information (Freedom of Information Act) afin de découvrir les motivations de l'administration concernant les décisions du TPS. Contester la légalité La plainte conteste les actions de l'administration Trump sur plusieurs fronts. L'argument principal est que la décision de mettre fin aux protections contre l'expulsion viole les lois américaines sur l'immigration et ne respecte pas l'examen périodique requis par la loi. Les défenseurs des droits humains soutiennent que le TPS n'est pas seulement un privilège, mais une protection nécessaire pour de nombreux Haïtiens établis aux États-Unis. De plus, les documents juridiques allèguent que les actions de l'administration pourraient découler des « préjugés raciaux » de Trump envers les immigrants non blancs. Si cette affirmation est avérée, elle pourrait avoir de profondes répercussions sur la justice raciale au sein de la politique d'immigration américaine. Le débat autour de cette affirmation s'inscrit dans des discussions plus larges sur le racisme systémique et ses effets sur l'élaboration des politiques. L'impact de l'affaire L'issue de ce procès pourrait créer un précédent important en matière de droit de l'immigration. Si les tribunaux déterminent que l'administration Trump a agi illégalement, cela pourrait rétablir les protections accordées aux Haïtiens et potentiellement ouvrir la voie à des cas similaires pour d'autres groupes d'immigrants. Par exemple, si cette décision est effective, elle pourrait bénéficier à environ 400 000 personnes originaires de pays comme le Salvador et le Honduras, également sous le régime du TPS. De plus, cette affaire souligne l'importance du respect des procédures juridiques établies. Elle met en lumière les freins et contrepoids essentiels inhérents au système juridique américain et soulève des questions quant au pouvoir de l'exécutif dans l'élaboration de la politique d'immigration. Conséquences pour les familles et les communauté s La révocation potentielle du TPS pour les Haïtiens affecte des milliers de familles et de personnes qui considèrent les États-Unis comme leur pays d'origine. Environ 27 % des bénéficiaires du TPS, par exemple, ont des enfants nés aux États-Unis. La perte du TPS pourrait entraîner des expulsions et des séparations familiales, entraînant une détresse émotionnelle et économique importante. Sans cette protection, de nombreux Haïtiens et leurs familles sont confrontés à la perspective terrifiante de perdre leur emploi et leur logement. L'anxiété accrue au sein de ces communautés reflète l'urgence du débat sur l'immigration, où le sort de vies humaines est en jeu, en fonction des décisions administratives. A spiritual home in the heart of the Haitian community in Miami. Façonner l'opinion publique et la défense des droits Les organisations soutenant les plaignants ont fait entendre leur voix, défendant les droits des immigrants et exigeant un traitement équitable. Le soutien de divers secteurs, notamment des organisations religieuses, des syndicats et des groupes communautaires, souligne l'effort collectif visant à inciter les décideurs politiques à adopter une approche plus humaine de l'immigration.Ils visent à améliorer la visibilité des défis auxquels sont confrontées les communautés d’immigrants et à influencer les décisions politiques liées au TPS et aux réformes plus larges de l’immigration. Réflexions finales sur le défi juridique Le procès intenté contre le président Trump et le ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis illustre l'intensité des batailles juridiques entourant l'immigration aux États-Unis. Alors que l'affaire est portée devant un tribunal fédéral, elle suscite des débats cruciaux sur les responsabilités juridiques, la justice raciale et les droits de l'homme. Les Haïtiens aux États-Unis se trouvent à un tournant critique, dans l'attente d'une décision qui rétablira leurs protections ou les plongera dans l'incertitude. Cette affaire symbolise un tournant dans le droit américain de l'immigration, où justice, équité et humanité se croisent sur la scène judiciaire, avec des conséquences qui résonneront pendant des années. Les efforts collectifs des plaignants, de leurs avocats et des groupes de défense pourraient bien ouvrir un nouveau chapitre dans la lutte pour les droits des immigrants aux États-Unis. Alors que les communautés s'unissent et que les batailles juridiques se poursuivent, le sort du TPS – et des vies qu'il touche – est en jeu, rappelant ainsi l'incessant combat pour la dignité et la justice face à l'adversité.
- Réclamons la libération immédiate de Mamoud Khali et levons-nous contre l'injustice avec détermination et solidarité!
Par : NOVAVOX, NOTRE EDITORIAL. Mamoud Khali, Activiste Palestinien L'actualité concernant Mamoud Khali a suscité l'indignation et déclenché un mouvement sans précédent ces derniers temps. Militant palestinien engagé, Khali a été arrêté lors d'une manifestation à l'Université Columbia, où il exprimait sa ferme opposition au conflit brutal et persistant à Gaza. Cet acte de désobéissance civile a valu son arrestation et des menaces alarmantes d'expulsion de la part de l'administration Trump, malgré son statut de résident permanent aux États-Unis. Cette situation ne constitue pas seulement une attaque contre Khali ; elle représente une grave menace pour les principes mêmes de démocratie et de justice dont l'Amérique est fière. Dans cet article, nous explorerons les circonstances entourant la situation critique de Mamoud Khali, la réaction des militants et des organisations engagés pour la justice, et pourquoi il est essentiel que nous nous unissions pour le défendre. Le contexte de l'injustice L'arrestation de Mamoud Khali met en lumière une tendance inquiétante : la réduction au silence de la dissidence face à l'injustice systémique. Ces dernières années, de nombreux militants dénonçant les violations des droits humains ont subi de graves conséquences, allant jusqu'à la détention et l'expulsion. Rien qu'en 2022, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées alors qu'elles manifestaient pour diverses causes aux États-Unis. L'histoire de Mamoud Khali soulève des questions cruciales sur l'état de la liberté d'expression aux États-Unis et sur les personnes considérées comme dignes de protection par les lois américaines. Lorsque Khali a protesté contre les crimes de guerre commis par Israël à Gaza, il exerçait son droit fondamental de dénoncer l'oppression. Pourtant, la réaction du gouvernement l'a dépeint comme un méchant plutôt que comme le militant courageux qu'il est réellement. La lutte pour la justice Heureusement, Khali n'est pas seul dans ce combat. Des organisations comme le Renouveau Démocratique et de nombreux mouvements populaires se sont mobilisés pour le défendre. Alors que des millions de personnes à travers le monde réclament sa libération, on prend de plus en plus conscience que ces actions ne concernent pas seulement un individu, mais un combat collectif contre l'injustice. La procédure d'expulsion contre Khali est contraire aux lois américaines qui protègent les résidents contre de tels actes prédateurs. Cette situation nous rappelle brutalement à quel point nos droits peuvent être facilement bafoués lorsque les intérêts politiques priment sur la justice. Pourquoi vous devriez vous en soucier ? Le cas de Mamoud Khali n'est pas isolé. Il incarne un moment crucial de notre histoire collective où nous devons nous interroger sur le type de société que nous souhaitons créer. En permettant la répression des voix dissidentes, nous ouvrons la voie à l'autoritarisme. Soutenir la cause de Khali témoigne de notre refus d'accepter l'oppression, tant au niveau local que mondial. De plus, il est de notre devoir, en tant que citoyens du monde, de lutter contre les injustices qui touchent les communautés marginalisées. En défendant la libération de Khali, nous nous inscrivons dans un mouvement plus large qui œuvre pour l'équité, la justice et la préservation des droits humains. La solidarité est un puissant moteur de changement. En agissant ensemble, nous affaiblissons les systèmes oppressifs et renforçons notre détermination à obtenir justice. Le cas de Mamoud Khali nous rappelle que la liberté de chacun est intimement liée à la liberté de tous. Il est temps de s'engager pour cette cause. Ce combat ne concerne pas seulement Mamoud ; il touche au tissu même de notre société et à l'obligation morale de lutter contre l'injustice, où qu'elle se manifeste. Un mouvement pour la justice La revendication de « Libérer Mamoud Khali » n'est pas un simple slogan ; c'est un appel profond à l'empathie, à la justice et à l'action collective. En ces temps difficiles, rappelons-nous les enjeux. Chaque instant de silence ou d'inaction ne fait que renforcer les oppresseurs. Rejoignez le mouvement dès aujourd'hui ! Faites entendre votre voix, soutenez les actions courageuses des militants et veillez à ce que Mamoud Khali ne soit pas perdu dans l'ombre de l'injustice. Ensemble, nous pouvons créer une vague suffisamment forte pour nous mener tous vers un avenir meilleur et plus équitable. En luttant pour Mamoud Khali, nous luttons pour nous tous ! En mettant en lumière ces enjeux, nous assumons notre responsabilité de citoyens engagés et d'alliés dans la quête de la liberté. Unissons-nous et réclamons justice: Libérez Mamoud Khali !
- Le Pouvoir face aux Gangs Armés : Stratégie Réelle ou Illusion Savamment Orchestrée ?
Par : YvitoMackandal, Membre du Réseau d'Organisation Zone l'Ouest (ROZO). Depuis son accession à la magistrature suprême de l’État, le Conseil Présidentiel de Transition n’a, jusqu’à présent, entrepris aucune action significative pour démanteler les gangs armés. Bien au contraire, sous son mandat, ces derniers continuent non seulement de conquérir de nouveaux territoires, mais également de renforcer leur emprise sur les zones déjà sous leur contrôle. Le quartier de Solino, les communes de Gressier et de Kenskoff, pour ne citer que ceux-là, sont désormais sous le contrôle des terroristes de “Viv Ansanm”. Cette situation plonge la population dans un profond désarroi, la contraignant à fuir pour échapper à la terreur systématique instaurée par ces malfrats. Ces individus, sans foi ni loi, opérant à visage découvert et en toute impunité, commettent les pires atrocités pour intimider et terroriser les citoyens. Dans ces zones, les actes de viol, de kidnapping et d’assassinat sont devenus monnaie courante. Actuellement, la ville de Port-au-Prince est ravagée par les terroristes de Viv Ansanm. Près d’un million de personnes ont été chassées de leurs foyers et dorment à la belle étoile. Face à ces exactions, les établissements scolaires ont dû fermer leurs portes pour protéger les élèves de cette terreur aveugle et infernale. À Kenskoff, un bébé a été arraché des bras de sa mère et brûlé vif. Deux jours plus tard, la mère, accablée de désespoir, a succombé. Malgré cette situation dramatique, les conseillers présidentiels restent inactifs, refusant d’intervenir pour secourir la population. Ils se contentent de profiter des privilèges liés à leurs fonctions, sans assumer leurs responsabilités. En effet, ils se partagent les fonds destinés au service d’intelligence, ignorant le sort de la population, laissée à elle-même face à la violence des gangs armés. En détournant ces fonds, ils affaiblissent les institutions étatiques de sécurité et, par conséquent, renforcent les gangs armés. Ainsi, la sécurité des citoyens, pourtant une tâche régalienne par excellence, est reléguée au second plan. Depuis quelques années, la situation dans le pays s’apparente à une pièce de théâtre, une farce macabre où les deux principaux protagonistes, le gouvernement et les gangs armés, jouent leurs rôles selon les directives d’un Grand Metteur en scène. La population haïtienne, en particulier sa majorité déshéritée, en est le dindon, victime d’un scénario visant son asservissement ou sa déshumanisation. Les gangs, exerçant un droit de vie et de mort sur les citoyens, transforment notamment la zone métropolitaine en une véritable prison à ciel ouvert. La répression systématique exercée sur cette majorité a pour objectif de la réduire au silence et de lui dénier tout droit de revendication sociale et politique. Quant aux politicailleurs corrompus et sans scrupule actuellement à la tête de l’État prédateur, notamment les neuf membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), leur rôle dans cette farce se résume à "faire semblant", en simulant des opérations fictives dans les fiefs des gangs armés. Cette mascarade a déjà coûté la vie à de nombreux policiers vaillants et courageux, pratiquement envoyés à la boucherie faute d’équipements appropriés. En effet, les unités de la PNH dépêchées sur les lieux des opérations ne parviennent jamais à prendre le dessus sur les gangs, dotés d’une puissance de feu largement supérieure. Ces pratiques machiavéliques servent les intérêts du Grand Metteur en scène, leur objectif ultime étant de détruire notre production nationale pour faciliter l’importation massive de produits étrangers, orchestrée par la classe d’affaires. Parallèlement, cette même classe s’adonne au trafic illicite de stupéfiants et d’armes, alimentant ainsi les gangs. Des rapports des gouvernements canadien et américain pointent du doigt la responsabilité de certains hommes d’affaires dans le financement et l’armement des gangs, mais sans préciser la provenance exacte des armes. Pourtant, il est de notoriété publique que la majorité des armes proviennent des États-Unis. Aucune mesure n’a été prise pour stopper ce trafic ou pour arrêter les hommes d’affaires impliqués. En réalité, à l’instar des gouvernements précédents, le CPT demeure une émanation de Washington. Sa mission n’est pas de démanteler les gangs, mais de les gérer de manière dissimulée et insidieuse. Historiquement, les gouvernements ont souvent instrumentalisé les gangs armés pour contrôler et réprimer la population. Parfois, ils vont même jusqu’à détourner les fonds de l’État pour financer ces groupes. Ainsi, la population, placée au milieu de ce chaos, est prise entre deux feux : rançonnée d’un côté par le gouvernement à travers des impositions fiscales, et de l’autre par les gangs, via le kidnapping, les péages illégaux et diverses formes d’extorsion. Il est essentiel de comprendre que les gangs armés, la classe d’affaires, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement forment une alliance implicite contre la population. Ils participent tous au même système d’exploitation et de répression qui opprime cette population depuis longtemps. Cela signifie qu’il est impossible de combattre les uns sans s’attaquer aux autres. En d’autres termes, croire que l’on peut éradiquer les gangs sans confronter le gouvernement et la classe d’affaires corrompue qui les soutiennent est une pure illusion. De plus, compter sur l’intervention du gouvernement pour démanteler les gangs s’avère tout aussi vain. Le peuple haïtien doit avant tout compter sur ses propres forces pour se débarrasser des malfrats de Viv Ansanm, ainsi que de tous ceux qui les soutiennent et les approvisionnent en armes et en munitions. La réussite totale et définitive de cette lutte exige l’unité de toutes les forces progressistes du pays. C’est une responsabilité historique incombant à notre génération : combattre et vaincre les forces obscurantistes qui gangrènent notre société, afin de léguer à la prochaine génération un pays où il fera bon et beau vivre.











